STÈLE DES HAN X LI-CHOEI
lieu de :jfc jÇ. H doit y avoir erreur). — Doué d'un talent extraordinaire (note 3), orné des dons célestes, dès son enfance il se livra à l'étude avec diligencç, il apprit les livres classiques, et il reçut comme en héritage et commenta le Che-king et le I-king, dont il approfondit les arcanes profonds. Il parcourut aussi les autres auteurs.
Tous le proclamaient Témule des anciens sages (note 4). Homme aux vastes vues, et d'une conduite supérieure à celle du vulgaire, il sut oublier ses intérêts pour le bien commun; il n'entra en charge que pour aider Tempereur. Dans sa sous-préfecture, poste déjà assez important, sa fermeté toute guerrière se révéla, ses sentiments de haine contre les méchants se dévoilèrent.
Aux mauvaises mœurs, il déclara une guerre à outrance (note 5). Dans les causes criminelles, il poursuivit les principaux coupables. Transféré à la sous -préfecture de K'iU'-ngo (aujourd'hui Tan^yang^-hien dans le Tchen~kiang~fou, au Kiang-sou), il fit saisir et mettre à mort les criminels coupables d'infamie; ce qui mit fin au brigandage et fut pour les bons un sujet de joie (note 6). Il imita l'intégrité de Kou-'tchou; il eut la pureté de Kong-i, L'œil fixé sur la probité de ses subalternes, au nombre desquels il n'admettait point les superfluités (note 7), il sut par sa fermeté les rendre intègres et réservés (note 8). Il implanta dans les mœurs les vertus d'humanité et de justice; il fit renaître les traces de (deux caract. effacés). Ses réformes s'étendirent jusqu'à Ki-tcheou (au Chen-si)] et les effets de sa charité jusque... (car. effacés, probablement Li-yang) (note 9). Ami dévoué des sages il promut les cœurs droits et se défît des dépravés. Son gouvernement respirait la douceur, sa personne et sa conduite l'amabilité. Dans les prisons, pas une plainte accusatrice; à la campagne, pas un reproche ni une douleur poignante (note 10). Père des orphelins, soutien des vieillards, il sut aussi récompenser (par des monuments) la piété filiale et la chasteté.
A ses yeux la justice était tout, l'intérêt rien. Sa juridiction s'étendait sur 600 familles, mais il n'exigea aucune des corvées légitimes; sans y être forcé, on les accomplissait de plein gré. Le peuple était dans la joie, tandis que les petits mandarins ne perdaient rien de leurs attributions effectives. Aussi à peine les étrangers eurent-ils entendu le bruit de sa renommée, que, désireux de s'attacher à lui (comme l'ombre à son objet), ils voulurent recevoir de lui une habitation (s'établir près de lui?) [^ ^ : M^ J^). A leur arrivée, il leur prodigua ses soins. A son service, on restait trois ans. Il leur enseigna la saine doctrine (comme dans les Pan-kong); il remit en rigueur les cérémonies tombées en désuétude (note 11). C'est lui qui fit bâtir l'école publique, centre de perfection et attrait pour la vertu.
C'était le calme; c'était la paix. Les cibles furent tendues
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(note 12), les vases de eaorifloes exposés, et les flôohes volèrent, dirigées vers le but.
La joie était peinte sur les figures, mais pleine de retenue. Cloches et chaloophones se suspendirent (pour la témoigner).
Alors fut composée la pièce (rimée) qui suit (note 13) :
L'auguste empereur, plein de miséricorde, répand ses faveurs sur le peuple. Il nous donna maître P'an, pour administrer LU yàng. Lettré distingué, guerrier courageux, P'an protégea le faible et sut résister au puissant. Il brisa Tarrogance, exila Tiniquité, fit briller la fidélité. Il consulta dans ses doutes les vieillards vénérables, et s'entourant de sages, il en fit ses amis. Il éleva une école pour la jeunesse, qu'il travailla sans cesse à polir et à cultiver. Oh ! sage envoyé par le ciel, présage de la gloire prochaine des //an! Chang et Tan {Chang, i. e.
Ghe-chsLUg-fOH t^ IjSi ^^\ Tan, i. e. Tcheou-^ kong Tan JQ ^ £) furent donnés à Tantiquité; et lui, il fut donné à notre époque.
Puissent cette tortue et ces brins d'àchillée (note 14) le faire arriver à la dignité de san^teang (note 15)1 puisse dans des siècles sanâ fin se perpétuer sa race (note 16)! puissent toutes les nations célébrer ses louanges (note 17), et tous ses descendants se couvrir de gloire î
(Signé) Tchao Hhin, surnommé Man^ pé, sous-préfet de Tche, dans le royaume de P'éi (dans le Fong-yang-fou au Ngan-hoei, à 45 li 8.-0. de Sou-tcheou î| fi\).
Ki Tong^ping, surnommé Kong-fang, premier vice sous-préfet de Ho'-nei (dans le HoeUking^-fou, Ho-^nan, au S. -0. de la ville Ou-fc/ie*/iîen) .
Tch^eng Yang, surnommé Hiao^soei, second vice sous-préfet de Nan^tch'ang (dépendance de Yu^tchang, aujourd'hui iVantc/i'angf-/ifen dans le Nan-tchang^fou, au Kiang^si).
Noms des futurs mandarins (aspirants) :
Yang Hoei, secrétaire du tribunal des revenus.
Lei TsieoUj secrétaire du sénat.
Mei Koex, secrétaire du sénat.
Ho ? , notaire du tribunal des revenus.
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