‹ Nankin d'alors et d'aujourd'hui;Chapitre 16 sur 167 · GH. I. AVANT LES TROIS ROYAUMES · texte numérisé non relu

GH. I. AVANT LES TROIS ROYAUMES

Cette ville, devenue Mo-ling |$ S|, fut ruinée sous le règne de Suen-ou ^ ^ (222-280). En 317 ap. J.-C, sous les Si Tsin H 9 et les Tong Tsin ]^ ^f , Tsin de TO. et de TE., elle fut refaite et élargie (1). Là s'ouvrait jadis le Pé-i men 4fc IK P^« ^* ''porte nord du palais'' (ffoa lin Ip :^, le ''Parc lmpériar\ était au N.O.) construite en 465 de notre ère, sous Song Wen ti ^ ifC ^, sur la colline King-yang ^ |^ (probablement Pé'ki ko luimême); Siuen^yang men S % P^ ®^ Tchou^tsio men^-^ p^ étaient deux autres portes du parc, et des pavillons les ornaient (2).

Non loin de là existaient deux petites villes ou bourgs : C/iet'eou tch'eng ^0| jd[ à l'ouest et Tong^fou tch'eng 'ffijff^ sl l'est. D'après le Kien^k'ang tche'^^ ^ on rapporte que le prince de Koei'ki ^ H nommé Se-ma rao-(,se ^ JH ^ -^ aimait à se promener aux environs de- Tong^fou ^ jj^. Gomme aujourd'hui, la rivière canalisée ou régularisée, la Ts'in hoai, affluent méridional du Yang^tse, longeait Che-t'eou tch'eng. Sous les Lou-tchao ;f; ]gg l'ennemi venu du sud aurait eu d'abord à attaquer les deux villes sus nommées, puis T'ai tch'eng, la première exposée, au contraire, si l'armée assaillante arrivait de Tchen^kiang, à l'E.N.E., par les deux routes actuelles de Yao-fang men et K'i-ling men (portes de la grande Ceinture) contournant le mont Tsiang (Tchong chan ou Tse-hin chan, M^ S* Michel).

C/ie-reou tch'eng^ à l'ouest du Chang^yuen hien. On l'appelle vulgairement Koei-lien tch'eng j^ iSt jfjft (ville à la face diabolique). Elle marque l'extrémité de la muraille ancienne, due au roi de Ou Suen-k'iuen^ ^ */|| la 17* année de son règne (238 ap. J.-C.) Le Kiangen défendait les approches, ajoutant à la force de ses remparts et de sa position. La ville représente l'antique Mo^ling-tche, ainsi nommée par Ts'in Che Hoang-ti, avant la dynastie antérieure des

(1) Plus loin nous reviendrons à loisir sur ces données. Jadis on désignait la Cour impériale par le caractère T^ai jBt I cl'oû le nom de T'ai tch^eng J2 ^Sk réservé à cette ville sous les Lou-tchao /\ ^, les "six dynasties successives", Suen-ou ^ ^, Tong T^n yg, #, Song ^, TaH H, Liang ^6, Tch'en R, Soei t^.

(2) Jusque sous les Song, le mur extérieur de T'ai tch*eng était percé de huit

portes : Ta-ae-ma y^^^ (ou Ma7i-i) au sud ; — Pé-i ^ }Jt i<>^ Koang-ino Jf ^) au

nord; — Tong-i ]% f^ à l'est; — Si-i "B ÎK â. l'ouest. Sous Song Wen-ti 9^^^^

au noid de Tong-i et de Sl-i, on ajouta Vi^an-tch^oen ^ ^, et TaHen-taHeou ^ ^i

aliàs PHng-tch'a7ig ^ Q. Sous Liang Ou ti^^*^ (511 ap. J.-C), aux deux côtés

de Ta-ae-tna, on ouvrit les deux portes de Tonghoa ]^ |p à l'est, et de Si-hoa W ^

à l'ouest.

Le mur intérieur, enfermant le palais, comprenait cinq autres portes : Au sud,

Toan j^ et Tch^ang-ho BQ W» ouverte sous Song Wenti; — Ta^ing-ming ^ ^

au S.E.; — Yong-long à l'est; — Cken-ou ]|lf ^ à l'ouest. Il paraît que l'on rencontrait

deux portes encore, sur la route, sans murs, au-delà de l'enceinte extérieure : Au sud,

Siuen-yang J^ xSii ¥^ Tchou-taio 7^ "^ plus loin. Siuen-yang devait être au Lou-

fei hiang actuel, à l'ouest de Tu-ming-fang.

s III. CARTE 5^-TSIN, 249-206. 29

Han. Au temps du Tch'oen-ts'ieoUj \e regulo Tch'ou, qui avait établi cette bourgade fortifiée (oppidum), la nommait Kin-ling, Elle s'étendait au sud jusqu'à l'endroit où la Ts'in hoai entrait dans le Yang~tse dont par conséquent elle dominait la rive. L'histoire mentionne souvent que le grand fleuve vint inonder les parties basses de cette ville et ronger les assises rougeâtres de là forteresse. La plaine toute d'alluvion et submersible de Kiang" long men reste immergée, les cartes en font foi, pendant encore les longues années qui suivent.

Tong-fou tch'engy^}^^^ qui avec Che-t^eoutch'eng protégeait les abords de T'ai tch'eng, devait se trouver vers le Tong-tsi men actuel, et avait été bâtie sous les Tong Tsin, la première année de Ngan ti, 414 ap. J.-C.

Yé tch*^eng }^ ^ était un autre bourg (dans le Chang-yuen hierij à l'ouest), construit par Ou Suen-k'iuen (222-251) pour servir de fabrique d'armes. On le place communément vers le Tchao- Vien kong. C'était, sous les Lou^tchao (6 dynasties), une annexe ou dépendance de Che-t'eou tch'èng ; car, dans la suite, cette dernière ville est mentionnée, et le nom de Yé tch'eng n'est pas même prononcé.

Yuè teh'eng j^jj^ (aliàs Fan-li tch'eng f^^JS) ^" ^^^^ d" Kiang-ning hien, entre le Ta-tch^ang-kan-li ^ -ft ^ H à l'est de Yé tch'eng, et le Siao-tch'ang-kan-li à l'ouest. Les uns disent que Yué tch'eng aurait existé sur le futur emplacement du Pao^ngen sSj rnonastère célèbre par la ''Tour de porcelaine", où est aujourd'hui le Kiang-ning hien-tch^eng, a l'endroit appelé Yué^Vai. Ce bourg remonte au moins au IP siècle av. J.-C, car Fan Li, qui lui donna son nom, était le général de Keou-tsien, prince de Yué, pour lequel il combattit la principauté de Ou, dont il triompha en 473 av. J.-C. Le dernier prince de Ou se nommait Fou-tch'ai,

Carte xviî "~ J'emprunte les détails suivants à la Glose accompagnant le croquis géographique de la sous-préfecture Mo-ling ^ 1^ sous la dynastie Tsin (249-206).

A. — 222 av. J.-C. — La 25® année de son règne, l'empereur Tsin Che Hoang-ti, après la ruine du royaume de Tch'ou, partagea l'empire en 36 Kiun jp. Chacune de ces divisions (marche ou circuit?), plus grande qu'une préfecture actuelle, moindre qu'une province, était administrée par un préfet, Cheou-wei-kien ^ 1^^. Kin-ling dépendit de Tchang kiun ^^^ et son ancien nom de Kin-ling i (porté sous les Tch'ou), fut changé en Mo-ling hien (1).

(1) La ville de Mo-ling aurait été à 60 li (38 kil.) sud-est du Nankin d'aujourd'hui, auprès du canal Mo-ling p^ ou ^ très probablement, comme ce nom semble l'indiquer, au village actuel de Mo-ling tchen.

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