‹ Nankin d'alors et d'aujourd'hui;Chapitre 58 sur 167 · CH. VI. DYNASTIE (XI*) DES TCH*EN · texte numérisé non relu

CH. VI. DYNASTIE (XI*) DES TCH*EN

Tartares Toba fj^^> des Wei^, et leurs parents tartares les Ts^i :[t 55 et les Tcheou ^ septentrionaux régnaient dans le nord. La dynastie des Soei remplaça celles et du nord et du sud, et durant ses quarante années d'existence, elle déploya une immense activité industrielle, militaire et diplomatique, depuis 8iam, les Z.i>on-/iîOM j^ ^ et la Corée, jusque chez les Turcs et les Tartares Tou^kouhoen Pf ^ 9 du désert, sans parler de ses innombrables travaux d'utilité publique en tout genre.»

L'auteur mentionne ensuite cet ''acte de vandalisme", attribué à Liang Ou ti, qui «endigua la rivière Jloai jusqu'à la hauteur de 200 pieds, en vue de noyer les armées tartares: ub beau jour le barrage creva, et 100.000 h. furent emportés jusqu'à la mer» (1).

J'ignore si à propos de ce cataclysme local, plus ou moins imputable à des volontés humaines. M' E.-H. Parker a puisé aux mêmes sources que nous. Voici celles qui nous ont édifié sur l'accident en question.

D'après le T'ong^tcfu* chang^kiang hien-tche |^f& JlÛlIR^» on voit au delà de TsHng-long chan fl^ ft llj (2), près du village Ché-tch'eng :^ |jS, l'étang T'ié-ti rang H Ig ||. L'auteur du Tai-tch'eng^lou ^ ^ ^ place là .l'ancienne fonderie de fer T'ièyé'keou M^];^^- Au dire du Kien^h'ang tche ^j^î^i on aurait, sous les Liang, élevé un long barrage en vue de détourner le fleuve Hoai fH ^Jç (ancien cours du Fleuve jaune au Kiang-nan) vers la région de Cheou-tcheou, Pour consolider l'ouvrage, on aurait fait venir quantité de ferrements du pays de Nankin ; telle serait l'origine des fers trouvés encore en cet endroit.

Le T'ong-kien Ikang^mou jj lÊ iW @ nous apprend qu'on endigua la grande Hoai fH la 14*^ année de Tien-kien ^ç ^ (515). D'après le commentaire, Wang T.sou J ]£, un transfuge des Wei m aurait conseillé à Liang Ou ti ^ |êC *r^ d'inonder ainsi le pays de CheoU'-tcheoUj alors ('heou-yang ^ |^. Ce barrage, mené du

(1) Overland China Mail, 2 may 1891. — Compte-rendu sur "le Canal Impérial" du P. Dominique Gandar; Variétés sinologiqurs n° 4.

(1) Dans le pays, l'étanf? s'appelle Cheng-Vié-t'ai^g ^ âj $È "la mare du fer cru," ou naturel. On y voit plongée une lourde masse de fer oblongue, de forme singulière, (3™ X 1™ 20'= X 0,7n<' (?), dont il est difficile d'indiquer la provenance. Cf.N.C. Daily News,l'2 mai 1896, qui appelle l'étang «irou breeding pond.» "Irregular mass of almost pure iron, containing nearly a hundred cubic feet. I felt sure it was an iierolithe, and, after meetjng with some opposition on the part of the villagers, aucceeded in securing a pièce for analysis. This, howewer, showed that it contained none of the distinguishing éléments of meteoric iron. The rock is greatly reverenced by the country people. It is possible there may be more iron ore in thèse hills, but it bas heretofore been regarded as altogether improbable."— Un jeune Chinois,'membre de laMinsion catholique, le décrit ainsi :" De loin, on croirait un tronc d'arbre couché dans l'étang dont il touche le bord ; il mesure îl pou près l«n X 3™. L'étang ayant peu d'eau, nous avons pu descendre et marcher sur le fer. A mon avis, c'est une masse de fer fondu, et non pas, comme affirment les gens du pays, un filon venant des montagnes voisines : car ce fer ne contient aucun mélange de terre ou de cailloux.

Page 1