I. HOBI T80N0 (1101-1126) ET LB8 TARTARES
J^ ^, SOUS Song Chen tsong 5|; jjj^ ^ (1068-1086), Nankin abritait 118,587 familles d'indigènes, et 49,865 d'étranger» au pays. Le chiffre de la population totale devait donc approcher de 900.000 habitants. Cette ville présidait à cinq Hien ou souspréfectures (1). Le tribut impérial comprenait 500 pinceaux. Ce bénin tribut, prélevé sur l'industrie locale et honorable pour elle, rappelle plus d'une coutume de notre moyen-âge: mainte redevance seigneuriale, imposée aux mêmes époques, en souvenir de l'ancienne rigueur très mitigée, témoignait aussi d'une sujétion moins vexatoire que plaisante.
Hoei tsong ^ ^ (1101-1126), 8" des Song, s'unit imprudemment aux Tartares Nu-tchen -^ JK, qui détruisirent le royaume des Liao (Khi-tan) au LiaoAong ^ )|[ (nord du golfe du Pé-tche^li). Sur ses ruines, ces Tartares orientaux établirent leur nouveau royaume des Kin ^, occupèrent la Chine septentrionale, et menacèrent d'absorber les états de Hoei tsong. Connaissait-il la fable du '*Pot de terre et du pot de fer"? Epouvanté, il monta au nord pour régler à l'amiable les limites des deux empires. La paix ou trêve dura peu. A la suite de nouvelles exigences, le malheureux monarque retourna auprès des Kin, qui le retinrent prisonnier. Exilé et gardé au Cha-mo j*p\^ (Gobi), il y périt après avoir abdiqué en faveur de son fils KHn tsong Sk^ (1126-1127),
Les Tartares envahirent bientôt le Chan-si llj H et le Ho-nan ?nf ffe î ®t s'emparèrent de ce 9® et dernier souverain des Song du nord. Nankin, qui ne partagea point alors la destinée de ces provinces, allait redevenir Capitale d'empire (2).
(!) Chang-yuen Jl TCî Kiang-ning jx W' Kiu-yvng ^ §t, ii C/ioei f" ^ï Li-yang ^ m-
Près de la petite porte de l'Arsenal, ouvrant au nord sur le canal, l'inscription d'une vieille pierre relate que là passait une ancienne route sous les So7ig.
(2) Le Tableau synoptique, mis en tôte du T. V de l'Histoire du P. de Mailla, résume heureusement oette période: Les Tartares Orientaux Liao ou Khi-tan conquirent tout le pays des Tou Kiuei ou Turks, et leur chef établit sa cour à Liao-yang ^ fè dans le LiaO'tong, puis à Yen ^^ ou Pékin. Il prit le titre d'empereur en 916. Ces Khi-tan qui, en 637, «étaient maîtres d'une partie du Chan-si et du Pe-iche-li, et de tout ce qui est au nord de Yen men», furent battus par Tchao Koang-yn^ le fondateur des Song du nord (9(50).
Quant aux Km ^ » i&riAres. Nu tché ou Nutchen^ dont se réclament les Mandchoux régnant aujourd'hui en Chine, ils occupaient le nord de la Corée et payaient tribut aux Liao. En 1114, ^ Kouia ou O Ko ta^ leur chef, voulut secouer leur joug et les battit. Il fit alliiwico en 1118 avec les Song (du nord) contre les imo, leurs ennemis communs. «Les Chinois voulaient rentrer eu possession du pays de Yen^ que le fondateur des Heou Tsin avait cédé aux Khi-tan. En 1123, ce roi des Liao fut obligé d'accepter une retraite que Li Kien-choeny roi de Hia^ lui offrit.» A leur tour les Yeri^^ ou Mongols, supprimeront les Kin^ et en 1279 ils seront maîtres de toute la Chine. Nous rappelons ces généralités pour rendre intelligibles les révolutions dynastiques qui bouleversèrent le Nankin de ces époques.
140 CH. IX. DYN. (XW) DBS SONO, 960-1280.
sn.
s ON G DU SUD.