‹ Nankin d'alors et d'aujourd'hui;Chapitre 76 sur 167 · NEUF EMPEREURS EN 89 ANS, DE 1280 À · texte numérisé non relu

NEUF EMPEREURS EN 89 ANS, DE 1280 À

CAPITALE AU Chan-sî ll| |f À T'ai-yuen fou, puis à Yen~king (Pékin, alias Choen^tHen fou).

Hâng^tcheou pris en 1276, las Tartares s'étaient saisis de

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1299, cinq cent mille bonzes de cette région furent expulsés de leurs pagodes (1). C'est un chiffre rond, une variante commode des expressions: une multitude, un nombre incalculable. Dans notre Croix et Swastika, nous avons rappelé que sous les Yuertj la ville de Tchert'-kiang posséda cinq églises et des gouverneurs chrétiens. Nankin n^est qu*à 18 lieues en amont de cette ville, sur Tindispensable «artère» du Yang^tse kiang.,.. Est-il téméraire de supposer qu'alors aussi le Christianisme avait des fidèles à Nankin.^ Le contiraire serait bien improbable. On le sait, les historiens chinois écrivent souvent (parfois à dessein) bonzes (seng) et bouddhistes ou taoïstes pour prêtres et chrétiens.

Les savantes «notes d'Épigraphie chinoise» de M. G. Devéria, contiennent une page importante (p. 43) sur la reconnaissance officielle du culte chrétien à la Cour Mongole des Yuen, à rencontre de ce qu'avait affirmé Pauthier.

Le mot Tarse ou Tersa (ascète en persan) désignait habituellement les Chrétiens (p. 69), et Arkons (de APXflN, chef) leurs prêtres (p. 47). Les mollahs des mahbmétans s'appelaient Danishmend, «ceux qui possèdent la science» (p. 47). Odéric de Pordenone rencontra (1322-1328) un couvent de Frères mineurs à Yang-tcheou |g j^, soit à vingt lieues de Nankin (p. 62). En 1275, un corps d'Alains chrétiens s'étaient emparés pour le compte du Grand-khan, de Tch^ang-tcheou '^ji{, autre ville du Kiang-nan (p. 75). Les sinologues savent quelle puissante colonie chrétienne s'était développée sur les rivages du Fo-kien, spécialement à Ts'uan-tcheou (Tchang-tcheou ^^), le célèbre Zaïton (p. 63) (2).

§ IV

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