‹ Nankin d'alors et d'aujourd'hui;Chapitre 86 sur 167 · YONG-LO OU TCW.ENG-T80U (1403-1425) TRANSFERT DE LA CAPITALE À PÉKIN · texte numérisé non relu

YONG-LO OU TCW.ENG-T80U (1403-1425) TRANSFERT DE LA CAPITALE À PÉKIN

Finalement, à la première lune de 1403, dans la salle Fong^ Vien tien ^ Ji ^, au bruit des acclamations enthousiastes de sa Cour, le Prince de Yen prit possession du trône, et donna le nom (presque ironique) de Yong-lo ^ |{|, «joie perpétuelle» à son règne, d'ailleurs glorieux par la suite (3). Sans tenir compte de Kzen-wen ti (2® des Ming), il décida que les années de sa

(1) Correspondance du North China Daily News du 28 avril 1901 (Nankin, 24 avril). Voir aussi de Mailla, X, p. 27.

(2) Cf. De Mailla, X. 150.

Le P. Zottoli (Cursus T. II p. 30) adopte la même version dans cette phrase laconique: nHoei ti JR Sfî' a» patruo attentatus, incendio périt.»

(3) Plusieurs légendes ont cours sur Yong-lo. L'Empereur son père (Hong-ou) aurait imposé à ses fils plusieurs épreuves. Kien-wen ti se serait révélé (dans une pièce de vers) faible et pusillanime'. Une étoffe de soie leur étant donnée à partager, Yong-lo l'aurait fait d'un coup d'épée. Tel Alexandre tranchait le nœud gordien.

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propre domination sucoèderaient directement, sans lacune, aux années de Hong-ou^ auquel une fiction mensongère et intéressée attribua 35 ans de règne. «En 1402, 7* lune, dit Delamarre, interdiction dans le comput des années, de mentionner le règne précédent.» Toutes les dispositions, récemment innovées, furent annulées. «La tablette de TEmpereur Hia.o^h'a.ng ^ j|| (père du détrôné et frère de Yong-'lo) fut transférée au jardin des Tombeaux (1). Il reprit son titre de prince impérial (I-wen); l'impératrice douairière son épouse, nommée Lu, reprit son titre de princesse impériale. Cette année était regardée comme la 35* de Hong^u, et la suivante devait être la première du règne nouveau.» op. cit. p. 144.

Cette année encore, en dépit des prudentes interdictions de Hong^u, l'on revint à la funeste coutume de mettre des eunuques à la tête des armées. A la V lune aussi (1402) le vainqueur de /iCten-vpen ti avait assigné, comme résidence, à ses malheureux enfants, les dépendances du tombeau de I-^'wen t'ai-tse 85 2SC !fc ^ (cf. 1457), le fils aine de Hong-ou; ce prince héritier était mort 6 ans avant de parvenir au trône. Ce tombeau était au Hoang ling actuel, et les femmes de Kien^wen ti y furent encore reléguées. L'on sait que le plan des grandes sépultures chinoises comporte souvent des appartements d'habitation.

Le Temple de Tsiang Tsc-wen JU '^ 3JC ou Tsiangi-wanp mtao H £ jld, à 5 ou 6 li nord de T^ai^p'ing men (cf. suprà) fut réparé en 1405.

Tchou Yun-hi ^ ^ BR» Prince Ngeou-^ning wang Bl ^ ï et l'un des fils de Kien-v^en ti, périt à la fin de 1406 dans l'incendie de sa maison. A l'automne de Tannée suivante, Yong^lo accueillit des captifs du royaume d'Annam, dans une audience donnée à la porte Fong-tHen men ^ 5^ P^ (2),

(1) Delamarre a-t-il en vue le Hiao ling ^ S ? on le "Tombeau des Ming" ? ^ 5iî

En rigoureuse logique, Yong-lo (Tch^eng-taou JQ^ jfi) devait ravir à son frère Piao son titre vmpé^ial; en effet, oe titre impérial avait été concédé par Hoei^ après son avènement an trône, o. à d. par ce Ki&i^-wen^ que Yong-lo refusait de reconnaître comme légitime fiU du ciel. Tchou Piao gardant son titre posthume d'empereur Siao-k^ang 1^ JJP) Yong-la n'était plna qu'un usurpateur (Cf. de Groot, 1267).

(2) La fréquence des tremblements de terre, notés par les Chroniques locales, passerait pour invraisemblable, si l'on Ae pouvait la contrôler, en quelque sorte, par la répétition ailleurs, en Chine, et presque aux mêmes époques, de phénomènes similaires. Outre ceux de 1404, de 1408 (5« 1.) et de 1423 (6« 1.), les Chroniques insistent sur ceux de l'année 1425, durant laquelle on compta 42 fois des secousses idistinctes. Je dresse la liste suivante.

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deux fois.

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