GH. XIII. DYN. RÉGNANTE (XXII*) DBS TA TS^ING
Originaire de Hang-tcheou il devint sous-préfet de LUchoei ÎSî TfC» Chou-yang \i^ ^ etc. puis se retira à Nan-kin pour cultiver la poésie dans le jardin qu'il racheta et embellit, dont il fit un nouveau jardin d'Académus, où Ton se réunissait pour lire des poésies en buvant le vin.
Son tombeau est à la descente des 100 pas de Ou-t^ai chan. Les fragments de lions en pierre qui restent sur ce plateau sont peut-être des restes de ses jardins. Il avait fait promettre à ses fils de conserver 100 ans cette propriété à laquelle il tenait tant! Je ne résiste pas à la tentation d'emprunter à M. Huart la traduction d'un extrait de ses Essais : SiaoAs'ang-chan-fang wen-fsi ij^ j& lll ^ i ^1 où il décrit son cher jardin.
«A deux il à l'ouest du pont de la porte septentrionale de Nanking, je trouvai le Siao-ts'ang chan )J> ^ |1|, la Colline du Grenier. Se détachant de la montagne Ts'ingAiang chan ^\%}^ cette hauteur formait deux pics et venait mourir au pied du pont : longue et étroite elle faisait mille zigzags. Au centre était un étang limpide entouré de champs humides : son nom vulgaire était Kan-ho ^ flj (Rivière sèche). Le Ts*ing-liang chan était jadis la résidence d'été des empereurs des T'ang méridionaux (1). Du sommet de la Colline du Grenier on aperçoit tous les lieux et sites renommés de Nanking et de ses environs : au nord-est le Ki-ming se Ifl^l^) Temple du chant du Coq; au sud-est le Mo-tch'eou hou M M M^ ^^^ sans chagrins; au nord le Tchong chan j£ jlj,
Canton. This also is contrary to précèdent ; foreign trade has been very pirofitable at Macao, and the restrictions as to travel imposed on foreigners hâve prevented disputes with the natives, and there must be no change now. Fifthly, the English demand for a réduction of taxation (probably on re-exports or unsold cargoes) is quite inadmissible. In his sixth paragraph the Emperor shows that there is no necessity for a tariflf of duties, that fixed by the Canton Hoppo being ail that is wanted ; and that it is more impossible than anything else to allow barbarian men to preach their faith in China. "The Sacred Emperors and Illustrions Kings of the Celestial Court hâve, ever since the création of the world, handed down the teachings which they hâve instituted from time to time ; the earth's millions hâve a standing guide provided for them to follow herein, and would not venture to befool themselves with outlandish doctrines." The Emperor adds that the Jeauits and others who are allowed to réside in Peking in the Impérial service, "are not allowed to form connections with the people of China, or to wantonly propagate their faith.
This summary is enough to show the tone which the Emperor of China felt himself able to assume towards the King of England a hundred years ago. Thèse letters were intended, of course, to finally check foreign encroachment ; but the flood from the West was not to be kept out by such a breàstwork of sand as this. Meantime, they are very interesting as showing what the views of the then Emperor of China were ; views which no doubt his présent successor still cherishes in his heart ; and we hâve to thank Mr. Parker for making them so accessible.
(1) A l'époque des £ T\ Ou-t^ai ou cinq dynasties, les ^ ® Nan T'ang ou T'ang méridionaux ont régné de 923 à 936 de notre ère.
s III. DESCRIPTION DU SOEI-YUEN. 253
Mont de la Cloche ; au sud le Fu-hoa t'ai M ?B ï' Terrasse des fleurs qui tombent en forme de pluie, etc., etc. Là, au temps de Tempereur K'ang-hi, un certain Soei pj^, directeur de la fabrique impériale des soieries, avait élevé un pavillon sur le pic septentrional de la colline, avait planté autour des arbres, des arbustes, et avait circonscrit le tout d'un mur. Tous les habitants de Nankin venaient se promener et admirer la nature dans cet endroit : on l'appelait Soei-yuen P^' 9 ) jardin de Soei, du nom de son propriétaire.
Trente ans plus tard, lorsque je fus nommé Tche^hien à Nankin, ce jardin était presque entièrement détruit et le pavillon s'était transformé en un vulgaire cabaret où les charretiers et les porteurs de chaises se disputaient tout le jour. Les oiseaux ne voulaient plus résider en ce lieu, les fleurs elles-mêmes, malgré les zéphyrs du printemps, se refusaient à fleurir. A cette vue j'eus le cœur serré ; je pris ce jardin en pitié et demandai le prix du terrain : il était de trois cents taels. Il m'en coûta un mois de mes appointements ; je devins acquéreur du jardin que je fis incontinent entourer d'un nouveau mur. Sur les hauteurs j'élevai des pavillons : dans les bas-fonds je plaçai des kiosques entourés d'eau ; dans les parties resserrées je fis faire des ponts ; là où l'eau coulait, je mis un bateau ; puis je disposai des grottes ça et là, etc., etc. En somme tout fut fait selon la disposition naturelle du sol : d'où j'appelai ce parc Soei-yuen Hm, jardin de Soei (1).
«Lorsque le jardin fut achevé, je me dis en soupirant: — «Si je restais fonctionnaire à. Nankin, je viendrais ici une fois par mois; si je demeurais à Nankin, j'y viendrais tous les jours. Or, comme cela ne peut être, je vais donner ma démission et prendre lé jardin J^ g.» Dans la suite, je demandai un congé pour cause de maladie, puis avec l'aide de mon frère cadet Hiang-t'ing § Ç et de mon neveti Mei~kiun Jg ê, je transportai au Soei-yuen
ma bibliothèque j'échangeai donc ma place contre ce jardin :
on peut voir par là combien celui-ci devait être beau» (2) !
(1) Ynen-tse-ts'ai ajouta le radical ^ an caractère ùxl nom de l'ancien propriétaire (PS*) et forma ainsi un nouveau mot dont le sens est "selon, avivant, suivre,*' d'après lui; BB H signifierait donc "jardin construit suivant la disposition des lieux." Quarante ans plus tard, Yuen découvrit dans une inscription poétique du temps des Ming, que ce nom de ffi H était véritablement l'ancien uom du jardin du directeur pS» Chose étrange, dit-il dans le 1$ fp ^ )S Che-koa pou-i, Supplément à ses notes, livre I, le nom que j'avais donné au jardin était le môme que celui qu'il avait autrefois.
(2) De Mailla XI p. 88-89. — du Halde I, 480 et seq. donnent la liste des calamités plus remarquées.
10 sept. 1679. Tremblement de terre à Pékin. 400000 victimes. 4 janv. 1680. Incendie du palais à Pékin.
11 juin 1720. Tremblement de terre à Pékin. 1000 personnes périssent.
Incendie général du palais à Pékin.
30 nov. 1731. Tremblement de terre à Pékin.