IMPORTANCE DES INTÉRÊTS FRANÇAIS
qu'U donne assez beau champ à ceux qui ne l'aiment pas dire qu'il lUi songe plus h la France et ne croit plus en avoir M>in, puisqu'il ne s'est mis en devoir ni do recevoir assistance Tarniée navale, ni de lui en donner aucune, n'ayant pas ilement demandé des troupes ni des ofliciers, ni recherché de t>oucbcr avec M. le Uaîlly de Valeoçay.
L'importance de toutes ces afTaires-ci a donné lieu à Sa Majesté jeter les yeux sur M. Duplessis-Besançon pour l'envoyer à pies et conjointement avec M. l'abbé de Saint-Nicolas' (siceluif veut aller) servir dans les occurrences présentes et diriger les sses comme nous pouvons souhailer. 11 entretiendra corres- Ddance avec vous, otje vous prie de ne perdre poînld'occasion l'assiAler de vos Lons conseils ci lui taire savoir ce que vous tirez qu'il puisse faire de plus utile pour le service du Roi. ku reste, je ne laisseroi pas de vous dire (quoique je l'estime perflu) que s'il y avoit lieu de se prévaloir des oflres que ceux de pies Càisoient, il y a quelque temps, pour l'entre te ncment de rmée navale du Roi, ce seroit une assistance qui nous viendroit lintenant bien à propos pour nous aider à fournir aux grandes penses qu'il faut faire pour renvoyer promptcmcnt à la mer Lite armée augmentée de plusieurs bons vaisseaux, fortiflée me escadre considérable de galères et enGn en état encore is puissamment que ci-devant ; le tout ù leur avantage pour [uel même on se disposera aussi à attaquer forlcmenl les ignols dans le Milanais,
pojgno
ri Aroauld, a\t'\iè de Silni-Nicolu d'Ang«rfi, né en 1597, était le frire da fMk Amattld. Ayant 6\é AUaché on 1621 & ta maiBon du nonce Bentivoglio i |M, il j ■^joitniï pend&nt cinq uinées. Il fut chargé i Rome d'une mire mîuion M kM uatfea 1645 et 1618, et loutint les barbehns contre les partiians dlnno-
Eb<r4 tu 1M9 t l'é^écbc d'Angers, U muurul dans ses foncttuiis en 10M.
KMmMR A M. OD PLBSflS-KE&l?IÇO^ roCCH&5T NATUS'
Le Roi, désirant aTec pution ét&blîr solidement le rep royaume de Naples, et reconnoissaol que, pour parreair à c«tt« fin, rien n'est plus nécessaire qu'une bonne réunion entre U noblesse et le peuple, soit pour forcer les Espagnols d'abandonner les postes qu'ils y occupent, sott pour empêcher aprèi cela les discussions intestines qui pourroient en troubler Is tranquillité et donner même lieu aux Espagnols de repreodn pied avec le temps dans le Royaume ; Sa Majesté, envoyant i Naples le sieur Du Plcssis-Besançon, Conseiller en ses conseih, Maréchal des camps et armées, et Gouverneur d'Auxonne, luit, de l'avis de la Reine Régente sa mère*, donné plein pouvoir et autorité de traiter de sa part cette réunion entre les nobles et le peuple, négocier, arrêter et conclure avec les chefs de U noblesse en général ou aucuns d'eux en particulier, les coodi' tiens de cet accommodement, leur donner promesse et asMrance de la protection de cette couronne et de son assistancet et généralement traiter toute sorte d'alTaires qui pourront regarder ladite noblesse pour l'engager contre les Espagnols, signer arec eux tels traités et articles dont il sera convenu pour le bien du Royaume, tout de même que si Sa Majesté y étoit préuenlD eo personne, promettant Sa dite Majesté, en foi et parole de Roi, d'observer et exécuter ponctuellement tout ce qui aura été aioai conclu, arrêté et signé enlrc ledit Sieur Du PI essis- Besançon et ceux qui seront choisis do la port de ladite noblesse eu général ou aucuns d'iceux pour leur particulier, confirmer et ratifier U toul dans le temps qui aura été prorais. Et^ pour marque tlt la volonté de Sa dite Majesté, elle a signé la présente de h propre main, fait cacheter de son sceau secret et contresigner par moi sou conseiller, secrétaire d'Etat de ses commandenieos et finances.
Fait i Ptrit, te premier jour do mars 1M8.