‹ Naples et ParmeChapitre 109 sur 235 · I. Arch. dtt Alf. Ètr. Nafle», L XOl · texte numérisé non relu

I. Arch. dtt Alf. Ètr. Nafle», L XOl

i. Port de la c6le occidenl«le d'iUUe, ûtnè dans te ^Ife dit même nom, M rad de N>plc>>

KCHEC DE SALBRNE

Procita et après avoir reconnu que l'arrivée de notre armée navale ne causoit aucune nouvelle émotion dans le Royaume ni dans la ville iJe Naples, puisque chacun au roi t vu que notre desscia n'étoit pas de faire des progrès avec nos forces seules, nais seuleniL'nt (l'accomplir la promesse que nous avions faite à cas peupics-ià de les assister, en cas qu'ils fussent disposés à se mettre en liberté et que nous leur avions tenu parole.

Aa lien que par ce débarquement nous aurons donné occasion anx Espagnols de publier et faire grande ostentation de notre retraite qu'ils appelleront fuite et déroule avec perte de gens et de canon. On a souvent fait remarquer en diverses dépêches qu'il est beaucoup plus utile et plus honorable de ne rien entreprendre que de le faire sans en venir à bout, el principalement quand c'est dans un pays comme l'Italie où tout se conduit et se gouverne quasi par réputation et oii elle contribue plus que tonte autre chose à se foire estimer et craindre.

Jo passe plus outre encore» el crois que la prise de Salcrno nous aundt été désavantageuse, d'autant que, n'étant pus asiiez considérable pour causer une révolution g6néralc du Royaume OD de partie d'icetui, elle nous cngageoit à continuer la guerre en un lieu éloigné pour y faire des progrès pied à pied, qui est ce que l'oo a toujours voulu éviter.

Il a semblé aussi qu'on ne devoit point permettre h. M. do Uoutadu do mettre pied à terre avec tant do capitaines, do vaisseaux et de galères puisque, sans grande apparence d'en tirer une utiUté considérable eu hasardant la. vie des officiers qui commandent l'armée navale, c'étoit la mettre en état d'être moins capable de combattre renuemio.

Four ce qui est de reU)urner de deçà, on aura vu par tes dépêches que le sieur De Launay a portées qu'on no pouvoit prendre une résolution plus conforme aux sentiments de Leurs Majestés, puisque l'un mandoit par lui positivement que, passé le mois d'août, si on reconnoissoit qu'it n'y eût pas lieu de se promettre quelque chose de grand du cété de Naples, on ne désiroil pas que raroièe s'y amusÂt plus longtemps sur des espérances incertaines, mais qu'elle aibtchercherrcnnemie, et, après l'avoir combattue ou vu qu'elle ne pouvoit l'attirer au combat, se uu'tu, DU txsrnocT dipiaiut. x. — 3

DU PLESSIS-BSSANÇON, 10i8.

rendre avec le plus de diligence qu'il seroit possible aux c^tesde Catalogne et prendre son poste dovantTarragoneea donnant avis en m^me temps t M. le maréchal de Schomber^, aSo qu'il pAt bien prendre ses mesures pour l'attaque de ladite place, suivant ce qui lui a été mandé d'ici de se tenir prôt pour faire cette entreprise* en cas que l'armée navale, ayant reconnu qu'il n'y a rien & espérer dans le Royaume de Naples, revint sur les côtes de Catalogne.

Sa Majesté a jugé très prudente la résolution de quitt» Procitaet les raisons qu'on a eues pour cela încomparableoieiit plus fortes que celles qui éloîent pour la conservation de ce poste-là. Elle a aussi fort approuvé qu'on ail plutôt laissa ledit poste en l'état qu'on l'a trouvé que de le démolir et qu'on ait bien traité les habitants de l'ilo, el il eût été à désirer qu'oo en eût fuit autant à Victry*.

Leurs Majestés persistent dans la première résolution qu'elles ont fait savoir t M. le cardinal Grimaldi et M. le prince Thomas par le sieur De Launay, qui est que l'armée navale aille prendre le poste de Tarragono essayant de combattre l'ennemi si elle le trouve dans son chemin, ou sur ces côtes-lâ, et leur recommande surtout qu'il n'y soit pas perdu un seul moment de temps, parce que la mauvaise saison approche fort el que les instants sont précieux, si on vtiut faire quoique chose.

Comme l'armée navale des ennemis n'est pas capable détenir léte t la nôtre, il se pourra faire que pour fuir le choc elle atin passé en Italie quand elle aura su que nous revenions de deçi- Et, en ce cas, il faut mander aux gouverneurs de Piombîno et de Portolongone * d'Ôtre continuellement alertes et se tenir bien sur leurs gardes; car, encore que les ennemis n'aient pas de forces suffisantes pour songer à les attaquer, ils pourroient cm* barquer du monde à Naples et venir tenter cette diversion, peadant qu'ils nous verroient engagés dans un autre dessein.

Il est même remis à la prudence desdits sieurs cardinal et prince d'envoyer auxdits postes de Toscane cinq ou six ceots

1. Victri, petite vIU« da royiiume de Naples, noD toia d« Salvrae.

2. Porlg-Longon?, lorteresse et port de l'Uo d'Ëlbo (iui,ûR&î quo PicuabiiUP, tntf capUttl6 «t 30 trouvuit aux muas tlM Pnacau.

lOJETS SUR Lj

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ïommes de renfort s'ila les jugent à propos, et on voudroit bien que, quoiid l'armée y aura passé au retour de Naples, on se fût «.visé d'y laisser quelque quarante ou cinquanle chevaux de ceux qui sont embarqués avec les cavaliers pour les monter.

Sa Majesté a donné les ordres pour faire passer en Catalogne les régiments du Languedoc qui est de trente compagnies, et, outre cela sa recrue, ceux de Ferron, Fabrefjues et Pibrac ; si tous ne sont pas prêts pour s'embarquer, elle désire qu'on ne retarde pas pour cela le départ de l'arraée, mois qu'elle se mette à la voile sans perte de temps et qu'on laisse les ordres pour faire suivre le reste sur des flûtes le ])lus t^t qu'il se pourra.

On pourroit aussi laisser les soldats malades du voyage de Naples dans quelque bon quartier en Provence que M. le comte d'Alez' donncroit afîn qu'ils eussent moyen de se remettre, et, & mesure qu'ils recouvreroienl leur santé, les faire passer aussi CD Catalogne par les commodités de vaisseaux ou de barques qui seront fréquentes.

Le sieur du Vignan' a tant de zèle pour le service du Roy et tant de déférence à ce dont je le prie, qu'après,ce que je lui écris je ne doute poiot non seulement qu'il ne passe gaiement avec Ions ses compagnons en Catalogne, mais qu'il n*exécute tout ce qu'on pourra désirer de son service, soit dans les vaisseaux, soit étant arrivé si ton fait le siège, quoique ses cavaliers ne soient pas montés.

Le roi d'Espagne' ayant dernièrement dépéché à Leurs Majestés pour avoir un sauf-conduit du Roy pour le passage de la reine d'Espagne^ et du roi de Hongne'j son frôre, qui l'accompagne d'Allemagne en Espagne, et doivent venir par l'Italie et par la mer, Sa Majesté a fait expédier un passe-port pour Icsdits

1. &BBikaiul da VtlnLa, comtd d'AUU, colonel do 1& cavilorio Ugèro de Pruu<, goat«n«ur de ProTence.

t, Aotoiso TunbonoMU, chov&tior, pots marquis du Vîgnui, serrit en Roussl11<)o •I m C*tel»)^e <lStl-ltUt). Aprti aroir f&il la cuiipsfrnB d'Ilaliv sous la princu Thomn. tl dcTuit ountctul do c«tnp et Ueuteuvit gtïDiiral dei »rni6eB du Roi. U yittput AU Siège d'OrbiteUo (ISIO).

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