IlxOippa IV
4. Siu-tf -.Vnne d'Autricbe, flUe do Vcnip«rour Frrdiiuind lU.
5. Pcrdiiuod Fnmcoii, &li do l'ompcrtiur Fcrdlouid Ul, dtu roi de Uoofrie
sa DU PLESSIS-BBSANÇON, 1648.
Reine et Roi en la forme pins ample qa*ilM pouvoit, ordonnaat que B'iU veulent prendre port et mettre pied à terre dans les côtes de France, Us y seroient reçus avec les m6mes honneurs qu'on pourroit faire à sa propre personne, dont on a cm devoir doniur avis afin que l'armée navale n'entreprenne rien contre eux à leur passage, au contraire leur rende tous les honneurs et déférences qui sont dus à leur qualité.
Ls CARDIKAL MlZABlK.
LE CHEVALIER DE VINCELLl
Le Borldf! l'Ilalio, aprfts les longues çiierres de Louis XTV, avait é\é réglé, on 1713 et en 1714, aux traitts dUtrecht cl de Rasladl : la maison d'Autriche gagnait dans la Péninsule tout ce qu'y perdait la maison de Bourbon. En échange de Strasbourg et de Landau qui rc»loienl à la France, Louis XIV s'engageait à rcconnaitrc la possession du Milanais, de la Sardaigne, du Mantouan cl de Naples à rÊmpcreur. M Sicile, Iransformée en royaume, avait été donnée à Viclor-Amédéc de Savoie. L'Autriche impériale se dédommageait de la perte de sa sœur, l'Autriche espagnole, par l'acquisition de ses domaines italiens.
La politique française, tissuc d'inoxplic&bles cl parfois honteuses conlradictions, s'employa, tour à tour, sous le règne de Louis XV, à diapater el à conserver à l'Autriche l'hégémonio de la Péaiusulo it&lienne.
La première tentative pour affranchir l'Italie par l'expulsion des Impériaux fulconçue par le cardinal Albéroni ; leducd'Orléans, régent sous la minorité de Louis XV, la combattit sans autre motif que sa haine personnelle contre le roid'Espagne, Philippe V. L'ambition do la seconde femme de Philippe, Elisabeth Karnëse, fille du duc Odoart tl do Parme et de Sophie-Dorothée de Bavière-Neubourg, était puromenl « familiale > ; créer des établissements en Italie pour \c» infants qu'elle eut de Philippe V, sa pensée n'allajamaiâ plus loin. Albéroni, (iattanl les pas$ious do la reine parmeaane, s'en servant avec une habileté consommée, apercevait, au contraire, derrière ces combinai* son» maternelles, tout un vaste plan, renouvelé de la politique do Richelieu et de Mazarin,ct qui eût été l'abaissement déOnitif de la maison d'Aulriche, au lendemain même de ses plus grandes victoires ■UT la maison de Bourbon. Pour arracher £t Charles YI Nnpies, Milan
LE CnEVAUER DE VINCELLES, 4719.
et la Sardaigne, l'Espagne rormcrait ane vaste coalition qui réatùrtît tous les ennemis de J'Aulriche, depuis Viclor-Amédéc qui enTohiroit la Lombardie jusqu'aux Turcs qui attaqueraient l'Empire par la Hongrie. En mf-me temps, pour reprendre Miuorque et Gibraltar aux Anglais, Albéroni lancerait Je chevalier de Saiot-Gcorgcs, GU de Ja^:qnes II, Eur l'Anglelerre, pendant que le roi de Suëdc^ Charles XII, réconcilié avec Pierre le Grand, descendrait en Ecosse.
Qu'il y eût dans la conception d'Albéroni des parties romanesques et a priori irréalisables, rien de plus certain ; maisia pensée première du ministre de Philippe V, reprendre à PAutrichR les provinces italiennes, était forte et judicieuse ; elle ne s'enfla d'ailleurs que dans^e^ deur exaspérée de la lutte. Le malheur, l'écueil où échoua le grood cardinal espagnol, ce fut l'hostilité de la France. Le duc d'Orlé&oi Bavait que Philippe V, h la nouvelle de la mort de Louis XIV, n\ijl projeté de frauchir les Pyrénées et de n>clamer, à son profit^ d'abord la régence et, si le débile enfant qui était Louis XV venait à moorirt le trône môme de France, en dépit de la renonciation solonnelle qu'il avait consentie et de la réversibilité garantie à la branche d'Orléaas par le traité d'Ulrecht. S'allier contre l'Espagne avec rAnglclcrw. gardienne jalousedutraîtéd'Ulrccht, écarter une apparence dedajip:r national par une combinaison qui la fortitioit contre le danger per sonnel, telle fut aussitôt la politique du Hégent qui trouva dans II personne de l'abbé Dubois un instrument d'autant plus empressé ft le mettre en œuvre que « ce fripon, le plus grand coquin qu'il y ait m monde >, comme l'appelait la Palatine, touchait de lord Stanhopf! une pension décent mille écus. La Triple Alliance de La Haye {4 jiovier 1717), par laquelle l'Angleterre, la Hollande et la France niaiotenaienlet confirmaient Icsdroila de Georges 1*^ contre le prélendanl, et ceux du duc d'Orléans contre Philippe V, fut ainsi l'œuvre presque exclusive de Dubois que le Régent récompensa, h la demande de Stanhope, par le ministère des affaires étrangères. Dés lors, les grands projets d'Albéroni étaient condamnés. Dana l'espace de quelques semaines, tout lui lit défaut : les armées autrichiennes, commandées par le prince Eugi:ue, remportèrent sur les Turcs Im victoires de Pelerwardein et de Belgrade ; Victor- .A médée eflra]^ refusa d'attaquer l'Empereur ; la fin de l'année i7i8 vit la mortiï* Charles XII au siège de Friederickskall et l'échec de la conspiratiol de Cellamare, ourdie à Paris contre le Régent.
Au milieu de ces revers, Alhéroni n'en avait pas moins poorsoî^ ses projets en Italie ; il s'était emparé de la Sardaigne (32 août 1717] et de la Sicile (1718). La conquête de la Sardaigne décida rAutrioh' à fi'unir aux grandes puissances scplcnlrionales ; elle entra dans l*»!- Itance d>c la Haye, qui devint la Quadruple Alliance de Loodit! {t août 1718). Ces conventions portaient que l'Empereur renoacerail
LA QnADRrPI-E ALtlANCE
pour lui et ses successeurs, è toutes prétentions sur l'Espagne et les }aAe» ; que Philippe V renoncerait pareillement h toutes préLciilions lar 1«6 anciennes provinces espagnoles dont t'Eaipcrcur était en pos- ■esHûD. ainïiiqu'Â la rcvcraibitité de la Sicile; que la Sicile passerait 'h l'Empereur qui promettait l'investiture éventuelle de Parme et de la Toscane aux enfants de la reine d'Espagne; que le royaume de Sardaipneseraitdonnéen échange de la Sicilcâ la maisonde Savoie; et euQo que Livoume, Porto-Fcrrajo, Parme et Plaisance seraient provî- •oiremcnt occupées par dos garnisons suisses à la solde des puissances poédiatrices. Trois mois, à partir de la ratincation de l'Empereur, •étaient accordés au roi d'Espagne et h Vicloi^Amédée pour adhérer à eelt« transaction, la plus honteuse su bas de laquelle la France eût ifeiicore rois sa signature, puisqu'elle l'armait en faveur de ses ennemis «ontro Bcs alliés naturels, relevait les Pyrénées et livrait à FAulriche <oe qui restait de l'Italie.
Albéroni refusa les propositions de la quadruple alliance et la guerre ^ata aussitôt pour le plus grand avantage de l'Autriche qui devait [rèaïur entre ses mains les deux fragments du royaume des Denx- Sîcile^ on instant séparés, et de l'Angleterre qui détruisit la naissante itecadrc de l'Espagne. La France était h la létc de la coalition pour Aiumilier ce même Philippe V qu'elle avait assis, au prix de tant de VaDgi sur le trône de Philippe IV, et pour faire l'ahbé Dubois premier minialre, arrhevéquc de Cambrai ei cardinal. — Les Eî^pagnols furent battus au cap Passaro (11 août 1718), perdirent FonLarabie et Saintifiébafllien, et virent brAler une partie de leurs vaisseaux dans les cbanllîers de Santona et de Vign (1719).
C'est dans le cours de cette guerre que le chevalier de Vincelles fut envoyé à Naples, avec l'instruction suivante. Dubois était alors ministre aJIiaires étrangères.
Aeê affaires éi
mtiêonz pocr servir D'iitsTBrcTiort au chevauer de vincelu^s', brigadier DES ARUf.ES DD ROI, ALLANT A NAF>L£S POUR Y SÉJOUR>En fKH- PAKT LA GUERRE d'iTAUE, ET ï VEILLER AUI ISTÉRÊTS DE SA MAICSTÉ*.
^Tics
motifa qui ont porté le Roi k prendre les engagements tenus dans les traités signés à Londres le 2 août 1718, sont
n La Perriirfl do VincptiM, hrif^adier d«s armiSes du roi, nultre de cimp de dnfoos. n mourut de maladie k Nazies âu mois de MTri«r 1720.
AkA. dei Àff. Ètr. Ntplu, XXV.