LE MARQUIS DE PLYSIEULX
La quadruple alliance avait été victorieuse de l'Espagne : Philippe V congédia Albéroni comme un laquais, lui enjoignantde quitter Uadrid sous huit jours, et signa nvec lc8 puissances la paix de Loudres (17 février 1720). Eltsahelli Farnèse obtenait pour ses enfants la réTersibilitéde Parme et de la Toscane, mais l'Empereur recevait la Sicile et Viclor-Amédée prenait la Surdaigne en échange. Uuo convention ultérieure stipula le mariage de la Glle de Philippe V avec Louis XV, et de ses deux fiU, le prince des Asturies et don Carlos, héritier éventuel de Parme et de Naples, avec deux des tilles du Régent, ïlesdemoiselles de Monlpcnàier et de Beaujolais. L'échange de* filles de Philippe V cl de Philippe d'Orléans eut lieu, le 9 janvier nSi, sur la fiidassoa.
Cependant les querelles de succession qui désolaient l'Italie étaient loin d'être terminées. Si l'entente était faite entre la France et l'Espagne, elle ne l'élait pas entre l'Espagne et rAulrii:hc. L'Empereur voyait d'un mauvais œil Parme, Plaisance et la Toscane passer aux mains d'un Bourbon; il opposait aux ambitions de la courdeMndrid ses droits de suzeraineté sur les Etats italiens. Pour que l'Espagne pût maintenir ses prétentions, il lui eut fallu le concours certain de la France et ce cuncours, au momcrnl où il eut étt* le plus nécessuirt', lui faisait défaut. Les intrigues delà marquise de Prie ayant amené la rupture des fiançailles de Louis XY avec l'infante, Philippe Y, indigné de ce qu'il considérait comme une trahison, rechercha l'alliance de l'Autriche, rappela ses ptèoipotenliaircs du congrès de Cambrai, réuni depuis jlîi pour résoudre les différends qui existaient encore en Europe, et signa avec l'Empereur Charles VI le premier traité de Tienne (1725). Charles YI s'engageait â laisser à l'infant don Carlos