‹ Naples et ParmeChapitre 123 sur 235 · RECONNAISSANCE DE DON CARLOS · texte numérisé non relu

RECONNAISSANCE DE DON CARLOS

Cette possession et ce litre lui ont été cédés par le Roi catholique son père; ils sont et seront reconnus par le Roi; il y a tout lieu de juger que le roi de Sardaigne, allié de la Maison de Bourbon, no les contredira pas. Les puissances à qui l'on a Ui»»é prendre la représentation et les fonctions de médiatrices les établissent dans leurs projets pour une des premières et des principales conditions de la paix. L'Empereur s'est déjà cru obligé de déclarer qu'il eu subirait l'abandon. Ëufin le Pape' difEère, mais ne refusera pas l'investiture de ces deux royaumes à l'infant.

Dans de pareilles circoastanccs lo Roi, qui trouve toujours une satisfaction particulière à contribuer à celle du roi et de la reine d*Espagoe, et sachant que la gloire et les avantages de ce jeune Prince sont des objets qui les affectent extrêmement, Sa Majesté a pris la résolution de confirmer la reconnaissance qu'elle a faite de l'infant pour roi des Deux-Siciles par l'envoi d'un ambassadeur auprès de lui.

Elle a nommé pour cet emploi, qu'elle regarde comme un dos plus distingués qu'elle ait à conférer, le sieur marquis de Puysieulx, etc.

Son nom, sa naissance, les talents qu'il a donné lieu de reconnaître en lui, son zèle pour le service du Roi, et son attachement k sa personne, ont délemiiné le choix de Sa Majesté, qui ne doute point de son application à mériter do plus en plus cette preuve qu'elle lui donne de son estime et de son afTcclion.

Le sieur marquis de Puysieulx, au moyen des instructions verbales qui lui ont été données et des lectures que l'on lui a procurées de ce qui pouvait l'éclaircir sur les afïaires présentes, a toutes les connaissances qui peuvent lui être nécessaires dans les commencements de son ministère, et dès qu'il sera à la cour du roi des Deux-Siciles, le Roi lui fera envoyer ses ordres réfjlés tur ce qui pourra arriver journoUcmcnt dans l'état des afTaircs

&né raies.

I.N»p]cs «I P&nne éUlcnt. unsi que U &ii'dûgne, d'andeni flefs de l'EffUM. CU< it XII, qui avul suuikli.^ Jt Bannit XHI pii 1730, finit en effet pu* doonin- l'in- «•Miuire de Naplet bu roi d^s Deux-SicUcs.

I,K MARQUIS DE PDYSIEULX, «785.

Une choso par rapport h laquelle il ne saurait jamais y vvon de variation, est l'amitié liu Hoi pour le rot des Deux-Siciles, qui, quelque face que puissent prendre ces mômes affaires générales, portera toujours Sa Majesté à favoriser les intérêts de ce Prince; ils ne cesseront jamais d'être un objet de l'attention de Sa Majesté et cela est un principe sûr à suivre pour le sieurmarquis de Puysieulx dans son langage et dans ses démarches en toutes occasions.

Pour sa conduite journalifero, il peut en prendre la règle dans ce qu'il a vu de celle du sieur marquis de Bissy ' en lisant les papiers de son ministère. Il csl vrai qu'il faut qu'il soutienne U dignité d'nml)n.<tsadeur dont le sieur de Bissy n'avait pas le titre; mais dans une cour portée d'afTcclion et d'intérêt à rendre toutes les distinctions dues à un ambassadeur du Roi, il sera aisé au sieur marquis de Puysieulx d'en concilier la joni^ sance avec l'étude de se rendre agréable au roi des Dcux>Siciles et d'engager ce Prince à lui accorder avec ses mômes distioctions la liberté de s'approcher aussi facilement et aussi fréquem* ment que les seigneurs do sa cour qui lui sont le plus inlim^ ment attachés.

Le sieur marquis de Puysieulx sait ce qui se pratique es France et en Espagne à l'égard des ambassadeurs respectifs, e( qu'ils y sont regardés et traités autant comme courtisans favoriséii que comme ambaissadeurs. La même chose doit avoir lieu pour l'ambassadeur que le Hoi envoie à Naples, et pour eaux que le roi des Doux-Siciles enverra au Roi.

Il n'y a personne parmi les courtisans et les députés de et Prince qui puisse rien disputer à l'ambassadcurdu Roi. U doit seulement la main et la préséance partout aux cardinaux. Il faut aussi qu'il les cédeen lieu tiers au nonce du Pape, ot à un imbassadeur de l'Empereur, si jamais il en paroissoit un àNaples; mais, excepté dans sa maison, il ne les laissera prendre sur Itii

t. Anne-CUuda de Thiart], eapiuino et maître de camp au njgïmnrt ée père, serriL «n TultA el vn AUemagoe pi^ndAnt t» guerre de sucootsion dT «t ftit nnmmâ marochal de camp en 1719. AvAnt élé, en t733, charge des dn Rcti itnpréï de Don Cu-Ioji, le m-irquU de Diss; fut promu aii grxdn de ltm> tenant général do« arm^e* du Roi en Italie ; il demenri X Naple? jav^u'en ITIi> Il reçut plus urd lo gouTcrnoinsnt d'Auxonno (tilt).

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