ITINÉRAIRE DE L'AMBASSADEUR M
aucun autre nmbassadmir. Le Roi a établi que jamais les aicns o« donneraient chez eux-nièmos non plus qu'ailleurs la main aux envoyés des lètes couronnées, en mCme temps que Sa Majesté a consenti que les envoyés ne l'exigeroient point des ambassadeurs des têtes couronnées.
Le Roi laisse au sieur marquis de Puysieubc la liberté de prendre la roule qui lui conviendra lo plus; Sa Majesté lui permet de ne point déclarer en traversant le royaume le caractère d'ambassadeur qu'elle lui a donne, elle veut bien aussi qu'il n'entreprenne point de le faire rcconnollro en passant dans le pays élrangcr.
Conséquemment elle ne le charge de rien expressément pour aucune des cours où la route qu'il choisira pourrait le conduire. Supposé qu'il passe à Turin, ce sera vraisemblablement avant que le roi de Sardaigne y soit de relour de l'armée. Si néanmoins ce Prince s'y trouvoit, il ne pourrait se dispenser de lo voir; il se Fera conduire par le marquisdeSenectere*. Dans une telle audience, il n'y aurait pour le sieur marquis de PuysieuU qu'à donner au roi de Sardaignc beaucoup et de forts témoigiMgos de Tamitic du Roi pour ce Prince. Il consultera ensuite le marquis de Sencctere sur le parti à prendre de se présenter ou non au duc de Savoie et aux Princesses royales ^
L'incognito que le Roi permet généralement au sieur marquis ée Puysieulx, lui est particulil^rement prescrit par Sa Majesté pour Gènes ; s'il y paraissait sous le titre d'ambassadeur, il faudrait qu'il y reçut des honneurs dont peut-être il serait long et difficile de convenir.
Rico ne sera plus conforme que cet incognito à la façon do penser et d'n^ir du grand-duc de Toscane'; ainsi le marquis de Puysîeulx, passant à Florence, peut demander à voir le Prince