‹ Naples et ParmeChapitre 129 sur 235 · LE SIEUR L'HOPITAL · texte numérisé non relu

LE SIEUR L'HOPITAL

MÉMOIRE PODR SERVIR D*INSTRUCTION AD SIEDR DE l'BOPITAL *,lUft- QUIS DE CQITEADNECP-SDR-CHER, CHEVALIER DE l'ORDRE DE SAUT- LOUIS MARÉCHAL DES CAHPS ET ARMÉES DU ROI, INSPECTEUR GËSËKIL DE SES CAVALERIES ET DRAGONS, ALLANT EN QUALITÉ d'aMRASSAOECK EXTRAORDINAIRE DU ROI AUPRÈS DU ROI DES DEDZ-SICILES '.

Depuis que don Carlos, premier infant d'Espagne, est monté sur le trône des Deux-Siciles, le Roi s'est proposé d'entretenir toujours un ambassadeur extraordinaire auprès de ce Prince, pour marquer d'autant plus Tunion qui doit régner entre les difîérentes branches de sa maison.

Elle a nommé, pour succéder au sieur marquis de Puysienlx dans cet emploi, qu'elle regarde comme un des plus distingués qu'elle ait à conférer au dehors de son Royaume, le sieur marquis de L'Hôpital, maréchal de ses camps et armées, etc.

Son nom, sa naissance et son zèle pour le service du Roi, ont déterminé le choix de Sa Majesté, qui ne doute point de son application à mériter de plus en plus la preuve qu'elle veut bien loi donner de son estime et de son affection.

Le sieur marquis de L'Hôpital, au moyen des instructions verbales qui lui ont été données, et de la lecture qu'il a pris de ce qui s'est trouvé propre à l'instruire de l'état présent des affaires relatives aux intérêts du roi des Deux-Siciles, et les connoissances qui peuvent lui Ôtre nécessaires dans les premiers temps de son ministère. Lorsqu'il sera à Naples, le Roi lui fera envoyer ses ordres conséquemment à ce qui se passera journellement dans l'état général des affaires de l'Europe.

Une chose sur laquelle il ne saurait jamais y avoir de variation, est la constante amitié du Roi pour le roi des Deux-Siciles, qui, quelque face que puissent prendre les mômes aff^res

1. Paul-François de Oalucci, marquis de L'IIôpiUl, prit part à la guerre de saccession d'K^]iaf:nc et à l;i çnerre de succession de Pologne. Lieutenant génén! des armées du Roi eu ITi.'i, il re.^ta onze nus à Najdes, olfut ambassadeur en Russie d« ITôGi 1701. Cr. Rairibaud, Heciieil des Inslruclions, Russie, II, p. 31 et suiT.

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