PASSAGE A ROME
ioalilo aussi qu'il en établisse et suive une régulière avec le
iconitc Loron/i à Florence, le aieur de Jouvillo' àG^nes, lo siour
icomto (le Froullay ù Venise* et le sieur marquis de Sencctcre à
)Tarin. Il aura de plus l'atlontion d'informer le sieur marquis
jdo Haillebois en Corse' de tout ce qui pourroil survenir &
JMaples, ou do ce qu'il upprendroit d*aillcurs dont la connois-
6U1CO seroil de quelque importance au succès des opéralions
que lo Roi commet aux soins de ce général. Enfin le Roi ne
di^sapprouvera pas qu'il se forme aussi une correspondance entre
te sieur comte de la Marck ', son ambassadeur en Espagne, et le
sieur marquis de Lhopital.
Quand ce dernier aura déterminé le jour de son arrivée h lu fronlidrc du royaume de Naples, il en préviendra le sieur Ticqoet*t ^^^ 1"^ celui-ci en donne avis au secrétaire d'Etat du roi des Doux-Sicileset que ce Prince envoie sur celte frontière Tordre de rendre à l'ambassadeur du Roi, qui pour lors rendra public son caractère, les honneurs qui lui sont dus, ainsi que cela se pratique, par exemple, h Pampclimc, lorsqu'un ambassadeur du Roi entre en Espace, et à Rayonne, lorsqu'un ambassadeur du roi catholique entre en France.
Arrivé à Naples, il enverra demander l'heure do voir le secrétaire d'Etat. 11 lui marquera le plus grand empressement d'avoir audience du roi et de la reine des Deux-Siciles, lui remettant one copio de la lettre do créance que Sa Majesté lui donne pour ce Prince. Sa Majesté n'auroit point répugné h lui en donner
^H^ovilUo ou Jonvillo {Ic« deui orUiog»iib«a ciJstenO, mnbtMii'leur i. Oian de
■RFà I7U.
} t. ClurlM'I'rAncniy, comU da l'Voub}-, Ucuti^nont gt^i^raJ dfs années ilu Roi, l'^uU diningod en rUndro pendut U guerre do mocauion d'S^Agne. U ftit, ta ftttt «mbuadoar k Vcduc.
S. J9«fl>D*i>U«Ur-PnkiiC'>i« Do-imarcl.*, murqoîs âe MaUUIkiûi, tiAutonnnt général in 1733, nut^i-hiU il'? Pmnri: m 1141. C'ei9l lui qui fiil rluu'g^ do U soumiuinn do CoTM en 173tf. Il hMiX «^n l'tô lu duc de SsvqÎo & BusîjplUM ri h diftUrigim ilb ^em d« socccvïion d'Autriche. Il Tat rtiTo^é eitraordinniro '■n nnnère
{Cf. Lebo». Hecaeit de» JnftmctivnM. UiriArv, etc... |i. l39ct>aiT.) ai«-PicfT« ER(rUb«rt, comte do U Marck tlBTI-llU)), doetînA d'*liord aux qa'U iboadonua potir Im armeii, Mrrit dous Ir* (•arrrei do Loals XIV. U ftat ■ «oBuTi^rc. ïmbuMdcurex(t'(i'.>r<lini\ircen IStiodoi 1717) gout-ernour do Lanlt737), <un)>u53dcar ta Ë^i^giic ll~38k. 11 i^luit licuteaitut gjuûrml ci chovk- I ordre» du K'ci. (CC. OBi-fitor. ÀrcunI de* tnttniclhnt, SuMe, p. 817 et Umm. Id.. BsTifiro.p. 131, lli.etc.) g6 d'»i!Eiir«i au momont oà L'tlopiul arrira k N«p1«s.
LE SIEUR VnOPITAl.. 1740
aussi une pour la reine des Deux-Siciles i , mais elle a considéré que cette Princesse ne lui a encore écrit en aucune occasion, et elle croit que sa qualité do reine ne Icxemptc point de celle provenance à son égard, attendu que celle dV'pouso du roi des Deux-Siciles la rend une princesse de la Maison de Sa Majesté.
Le fîoi n'a pas sur Tétat de la cour do Naples et sur celui du royaume de Naples et de Sicile de notions plus particulières, que celles que le sieur marquis de L'Hôpital en a pu prendra dans la lecture qu'il a faîte des papiers du ministère du sieur marquis de Puysicuh, et qu'il prendra dans ceux de la gestion du sieur Ticquet. C'est de ces derniers qu'il tirera la coddoïssance du point précis où se trouvent les diverses affaires qui sont à traiter à la cour du roi des Dcux-Siciles pour le service du Roi et pour l'inlérèt de ses sujets. Sa Majesté n'a sur ancooft de ces alTaires-là d'intentions plus secrètes que celles qui ont été expliquées au sieur Ticquet ; aussi le sieur marquis de L'Uopital rcconnoilra facilement dans les ordres qui ont été donnés à ce secrétaire l'esprit et la méthode dans lesquels Sa Xa* jesté désire que son ambassadeur le suive.
Sa Majesté ne charge pas expressément son ambassadeiial|H se faire une étude de découvrir promplemeut quelles stmC^V vues et quels sont les projets du roi des Deux-Siciles, censéquemment & la situation présente de l'Europe. Elle sait que pendant longtemps il n'agira que suivant les inspirations, oo, pour mieux dire, la volonté du Roi et de la Reine cathotiqi»; aussi, ce qu'il importe le plus de pénétrer au plus tûl, ce ne sodI pas les désirs et les desseins personnels de ce Prince, mais c'est le véritable état de force ou de faiblesse où se trourenl su Royaumes, les dispositions d'esprit de ses sujets de tous ordrts, le nombre et la qualité des troupes qu'il a, les moyens pour les entretenir, quelles sont les fortifications de toutes ses placer. quels en sont les approvisionnements, on quel état sont mi galères, s'il a quelques vaisseaux. Il ne peut iïlre indifféronl au Roi de savoir si, dans tous les cas qui peuvent arriver, les deux royaumes de Naples et de Sicile sont ou non capables ilc
1. Mu-io-.\jDélio W&lburg-c, &1)q de Frédëric-Aiiguste, roi do Pologne el iktuv de S«xc, quo don Ctrlos irait opoasc« le 9 mu 1738.
SUCCKSSU