‹ Naples et ParmeChapitre 135 sur 235 · LE MARQUIS D'OSSUN · texte numérisé non relu

LE MARQUIS D'OSSUN

L'ardcle X du Irailc de Vienne, qui termina la guerre de la succès* lion de Pologne, porlmt que i Sa Sacrée Majeali} Très ChréLicnue, mue lant par le désir ardent de la conservation de l'équilibre en Europe que par la cousidéralion des conditions de paix auxquelles sa Sacrée tfajestè Impériale a consenti principalement par cett« raison, s'est obligée de la manière la plus forte à défendre l'ordre de succession daii:t la maison d'Autriche, plus amplement expliquée par la pragmatique sanction ; elle défendra ledit ordre do succession de toutes ses forces contre qui que ce soit, toutes les fois qu'il en sera besoin ; elle promet de défendre celui ou celle qui, suivant lediL ordre, doit succéder aux royaume», provinces et étals que sa Sacntrï MajVslé Impériale possède actuellement et de les y maintenir & perpétuité >.

C'est en échange do cc^io promesse solennelle, ratifiée par toutes les t'uissances h la suite de la France, que l'empereur Charles V! avait supprimé la Compagnie d'Ostende afin de complaire à l'Angle* terre, cédé la Lorraine pour gagner la France, abandonné les Deux- Siciles pour gagner l'Espagne. A peine out-il expiré que toutes les puissances signataires du traité de Vienne, & l'exception de la Grande-Bretagne, violèrent la foi jurée et se précipitèrent sur l'héritage de Marie-Thdrèse comme sur une proie.

Le roi de Napics, bien qu'il n'eût rien ù réclamer dans la curée, prit parti contre Marie-Thérèse, à l'imitation de sou père Philippe V, cl envoya une escadre soutenir les troupes espagnoles qui s'apprêtaient k envahir la Lombardie, Mais cette perfidie désintéressée fut rite réprimée. L'Angleterre, qui venait de renverser du ministère la « pacificateur » Walpole et de proclamer la guerre contre l'Espagne, intervint aussitôt avec beaucoup de résolution; une escadre, cornmandée par le commodore Alberlin, parut devant Naplea et

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menaça la ville d'an bombardement, si le contingent napolitain et la flotte n'étaient rappelés aussitôt des Préaides de Toscane. La ville étant sans défense, don Carlos céda et rappela ses troapes (19 août 1742). Deux années plus tard, une nouvelle tentative des Napolitaim pour venir en aide aux Espagnols en passant pas les Etats romains, ne fut pas plus heureuse ; le prince Lobkowitz repoussa les troupes envahissantes et menaça Gaëte. La paix d' Aix-la-Chapelle maintint ses frontières au royaume des Deux-Siciles.

Le sieur de L'Hôpital resta à Naples jusqu'au mois de décembre 1744. Il y fut remplacé par M. du Thilloi, puis par H. d'Arthenay, chargé d'affaires. C'est à ce dernier que le marquis d'Ossun succéda en 1752. Dans les pièces jointes à l'instruction que nous publions, si mission est nettement définie ; elle a pour objet :

1^ D'établir entre les deux cours (de France et des Deux-Siciles) une amitié sincère et une confiance réciproque ;

2^ De protéger le commerce des Français et de faire cesser les veu* tions qu'ils éprouvent dans le royaume de Naples.

A ces diverses pièces on avait ajouté des tables générales dn commerce de Naples avec la France et avec les autres puissances, et des c Reflexions sur le commerce de la nation françoise avec les royaoniei de Naples et de Sicile et sur la concurrence de commerce avec celui des Anglois ».

M. de Saint-Contcst était alors ministre des affaires étrangères.

MÉMOIRE POUn SERVIR d'iNSTRCCTION AD SIECR MARQUIS d'oSSUN'; BRIGADIER DES ARMÉES DU ROI, CAPITAINE COMMAnDANT d'dK£ DES COMPAGNIES DE LA GENDARMERIE, ALLANT EN QUALITÉ D'AMBASSA- DEUR EXTRAORDINAIRE DU ROI AUPRÈS DU ROI DES DEUX-SIOtEs'-

Le Roi connoit parfaitement tout l'avantage qui résuUeroil d'une union intime entre les diverses branches de sa Maison, et les sentiments de l'amitié pour celle qui est placée sur le

1, Plcrrc-Pfiul, marquis d'Ossun, né en 1715, servit en Alsace et en Bohême diM les guerres de Louis XV. Il combattit ;V Fonlcnoy, à Raucoux, à Lawfeld et pi' part au si^pc de Mafslricht, pendant la pucrre de Succession d'Autriche. CheTili" des ordres du roi en 1707, maréchal de camp en ITtil , le marquis d'Ossun &'• en 176-, ambassadeur extraordinaire en Espagne.

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