Arch. des A/f. Élr. Naples, LXV
VISITE A TUniN
Irônc des Dcux-Siciles l'engagent à chercher les moyens les
plus convenables pour cimenter toujourâ de plus en plus la
I conTiance et bonne correspondance, si bienséantes et si uéces-
l'soircs avec un Prince qui lui est étroitement uni par les liens
du sang.
C'est par ces considérations que Sa Majesté a résolu de tenir toujours un ambassadeur extraordinaire à la cour de Naples, depuis que don Carlos, premier infant d'Espaguc, est en possession du royaume des Dcux-Sicilcs, et le Roi compte donner une nouvelle preuve de son aETection au roi et & la reine des Dcux-Siciles, en choisissant, pour envoyer à leur cour, un sujet vertueux, capable de ressentir et de rendre dans toute leur force les sentiments de son maître, et les favorables dispositions > dans lesquelles le Hoi sera toujours pour Leurs MajestiJs Sîciticoncs.
I Le sieur marquis d'Ossun, sur leriuel il a plu k Sa Majesté de jeter les yeux pour lui confier la fonction importante de son ambassadeur extraordinaire à la cour du roi des Deux-Siciles, a déjà donne au Hoi dans ses armées des preuves de son zèle et de son intelligence ; destiné à entrer dans la carrière des négociations par la seule idée que Sa Majesté a conçue do ses talents et de la solidité de son esprit, et sans avoir sollicité des emplois qu'il avait la modestie do croire au-dessus de ses forces, il s'est appliqué sans reldchc à. se procurer toutes les I connaissances relatives à cet objcl. Les lumières qu'il a acquises et les progrès singuliers qu'il a faits dans un genre de recherches nouveau pour un militaire, ont persuadé de plus en plus ù Sa &laje5té que personne ne méritait plus que lui, la marque de confîance dont elle veut bien Thonorer.
Le Roi lui ordonne de se rondi-o incessamment & Naples, et
' Sa Majesté lui laisse la liberté de choisir la route qui lui sera la
; plus commode. S'il passe par Turin, il s'y fera présenter au
rot de Sardaigne, ainsi qu'au duc et à la duchesse de Savoie,
I il leur donnera les assurances les plus fortes de l'amitié tendre
dont lo Roi est dans la ferme résolution de donner eo toutes
occasions les marques les plus essentielles au Roi son oncle et
4 toute sa famille royale. Si lo Roi do Sardaigac voulait amener
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la conversation sur le système actuel de l'Earopo, rambusodeor da Roi 80 tiendra sur ce point dans la plus grande réserve et oc s'expliquera qu'en termes généreux dont on ne puisse tirer aucune induction.
Le sieur marquis d'Ossun est trop instruit de l'état prtscot des aiïaires de l'Europe pour qu'il soit nécessaire de lui ea faire ici le tableau ; de plus, ce détail serait inutile pour U cour de Naples dont il paroit que le véritable intérêt est de dc s'occuper que dc l'administration de son gouvernement intérieur, sans se raôler en aucune manière des affaires du dehors.
Les royaumes de Naples et de Sicile, environnés do tous càik par la mer et ne confînanl par la terre qu'aux Étais du Pape, paraissent ù l'abri de toute invasion étrangère. Le roi det Dcux-Siciles n'a rien û appréhender de la part du Pape ' ni d'ancune autre puissance d'Italie. La cour de Vienne serait la seule qui pourroit lui faire ombrage. Mais il n'est pas à présumer que cette cour voulût inquiéter celle des Deux-SicUcs et se charger de l'iniquité d'une entreprise que toute l'Europe n^vtderoil comme injuste et ambitieuse. Il pourroit néanmûios arriver des circonstances qui fcroicnt naître la mésinleUigCDK entre ces deux cours. Mais, sans chercher à pénétrer dans ua avenir toujours incertain, le sieur marquis d'Ossuu doit, pendant tout le cours de son ambassade, ne laisser s'échapper aucune occasion dc faire sentir au roi des Deux-Siciles, que, dans le cas où ce Prince seroil attaqué, il pourroit absolument compter sur les secours les plus prompts cl les plus efticaces dc la part de Sa Majesté.
Le seul objet de négociation dont l'ambassadeur du Roi puisse Être chargé dans les premiers temps dc sa résidence, c'est un traité dc commerce entre la France et le royaume des Deux- Siciles. On lui remcl à cet effet un projet do traité contcnantles propositions qu'il doit faire t co sujet au sieur marquis do Fogliani, ministre d'Etal du roi des Deu\-Siciles '. La coove*
1. BeDoUXIV[ProBp«r tambertini), n6 1 Bologne en IC75,|Mpa de l'iOà 1^
2, Le niarqab de PoE^lisni, nà en itW7, I\il gciiUlhuiniao de U chanibn de de* Carlos; kprt-9 plusieurs misiîoiu en Toscmic, i Ocnâve, co HoUuida et en An^^ terre, il fut numm<^ i>ri'iiiicr lomùlru en 1746. Uoivurut ca 17(M).