‹ Naples et ParmeChapitre 146 sur 235 · LE VICOMTE DE CHOISEUL · texte numérisé non relu

LE VICOMTE DE CHOISEUL

Le dac de Ghoîseul avait réussi à conclure le Pacte de Famille (1761). Cette conventioa fameuse contenait deux parties distinctes : Tune réglait une alliance défensive entre les cours de France et d'Espagne, l'autre formulait des garanties de possession pour tous les États occupés par des princes de la maison de Bourbon (France, Espagne, Naples et Parme), à l'exclusion de toute puissance étrangère ; le droit d'aubaine était aboli entre la France, l'Espagne et les Deux- Siciles, et une pleine réciprocité établie entre les trois pavillons dans les ports respectifs. Le pacte, cependant, n'avait pas encore reçu Tadhésion ofQcielle du roi des Deux-Sicilea ; bien que le roi d'Espagne, en le signant, se fût engagé pour son fils, le conseil de régence, qui administrait le royaume de Naples pendant la minorité de Ferdinand, faisait traîner les négociations en longueur et ces affaires, au moment où le vicomte de Ghoîseul fut envoyé à Naples, n'étaient pas plus avancées au bout de cinq années que le premier jour. La difficulté que soulevait la conclusion d'un traité de commerce les avait même considérablement embrouillées. D'une part, les négociants français étaient sans cesse victimes des vexations des Napolitains et redoublaient de plaintes; le marquis de Tanucci, d'autre part, refusait avec une obstination constante de faire droit aux réclamations du gouvernement français. Le duc de Gboiseul écrîtait, le 8 juillet 1766, à son chargé d'affaires, H. Dumas :

■ Il y a trop lontemps que notre navigation et notre commerce

< éprouvent de la part de ce ministre (Tanucci) des traitements aussi « peu conformes aux règles communes de l'équité qu'aux sentiments t particuliers d'amitié qui unissent le Roi et le roi des Deux-Siciles « et qui devroient diriger la conduite de tous leurs sujets respectifs.

< Non seulement H. de Tanucci ne pense ni n'agit d'après ces prin-

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