M LE VICOMTE DE CHOISEUL
< cipes, mais il affecte en toute occasion de nous donner les marques ■ les plus publiques et les plus caractérisées de sa mauvaise volonté '> pour tout ce qui peut avoir rapport à la France. >
Il était donc nécessaire, si l'on voulait obtenir l'adhésion du royaume des Deux-Siciles au Pacte de Famille, de hâter d'abord la conclusioii d'un traité de commerce. Ca fat l'objet essentiel de la mission di vicomte de Choiseul. Le duc de Ghoiseul était pour la seconde tm ministre des affaires étrangères.
MÉMOIRE POUa SERVIR d'iNSTRCCTION AU SIEDR VICOMTE DE CHOISECL', nSIGADIKR DES ARUÉES DU ROI ET COLONEL DD RËGIMEnT DE POITOU, ALLANT A NAPLES POUR Y RÉSIDER EN QUALITÉ d'aMRASSADECK EXTRAORDINAIRE DE SA MAJESTE AUPRÈS DU ROI DES DEUX-SiaLS'.
Toute TEurope fut alarmée lorsqu'elle vit au commencement de ce siècle un Prince de la Maison de France passer au trdne d'Espagne; on craignît que les liaisons du sang entre les souverains de deux aussi puissantes monarchies ne les réunissent dans un systôme commun de vues ambitieuses et funestes aa repos et à la sûreté des autres Etats. Les événements ont (Icinontré le peu de fondement de cette crainte. Les traités de paix, conclus à Utrecht en mil sept cent treize, furent suivis, tiuclques années après, d'une guerre entre les deux couronnes, 1*1 quoique le Roi et Louis quatorze aient toujours conservé pour la branche de leur maison établie en Espagne l'amitié la plus liMidre, et qu'ils aient constamment éprouvé de la part de tous li!M l'rinces de cette branche des sentiments réciproques, il s'en
1 Ui'iKtnlt Ci'sar-I>ouia, vicomte de Choiseul, plus tard duc de Praslîn, né enlï33, 111 .iL t ik tlDl, ('tiiit fils du duc Eiieime-Ki-ançois de Choiseul, qui fui ambassadeori tix.iin., luiiiislLi! des alïairca étrangères, de la marine et de la guerre. Le TicomU .1, i ii.i:..'»il lui ambassadeur à Naples {17664771) et déput* de la noblesse d'.-Vnjo" .^.t t'.iali tU' ITKtI.
:, l-.'i L/fv .1//. ^7»'. Naples, LXXXVI.