‹ Naples et ParmeChapitre 150 sur 235 · LE MARQUIS DE TANUCCI · texte numérisé non relu

LE MARQUIS DE TANUCCI

marquis de Tanucci, chargé du département des aCTaircs (étrangères, que le vicomte de Choiseul aura à suivre les nég;ocialion8 qui lui seront confiées, et à exécuter les ordres du Roi. Le conseil de Régence n'a paru jusqu'à présent avoir aucune influence dons les principales résolutions de la cour de Naples. C'est sur les ;rcIations du marquis de Tanucci que le roi d'Espagne a décidé toutes les affaires importantes, et la plupart des autres membres de la Régence eu ont conçu une jalousie et un ressentiment qu'ils n'ont pas toujours eu la prudence de dissimuler. L'événement nous apprendra si M. de Tanucci conservera le même crédit, lorsque le Roi son maître sera devenu majeur, et aura épousé l'archiduchesse qui est destinée à régner avec lui '. M&ia le vicomte de Choiseul doit, en attendant ces doux époques, éviter avec la plus scrupuleuse attention, d'entrer directement ou indirectement dans aucune des cabales qui divisent de sentiments et de vues les membrcsdu conseil de Régence. Son ministère doit se renfermer k cet égard dans les bornes d'uno observation éclairée cl persévérante, mais constamment passive, pour fitre informé de tout ce qui [wut avoir rapport aux di0*ércntes factions, au caractère. de ceux qui les composent et aux intrigues qu'ils emploient pour établir leur considération et leur fortune sur les débris de celle de leurs antagonistes, et il rendra un compte exact et détaillé sur toutes les notions qu'il lui sera possible de se procurer sur ce sujet, et dont il aura constaté la vérité.

n se contentera donc de recevoir do la port des principaux personnages de la cour de Naples et de leur rendre réciproquement les devoirs de politesse qui sont de convenance et d'usage, et il ne parlera d'aCTaircs qu'avec le marquis de Tanucci.

Co ministre, autrefois destiné au barreau, et qui a été professeur do droit dans l'Université de Pise, doit son élévation au bonheur qu'il a eu de se concilier l'estime et la confiance de Sa Majesté catholique. 11 a de l'esprit, des connaissances, mais il a porté dans l'adaunistration des affaires politiques les sabti-

1. Maria-CaroUno, Oltc do Pnnçois t** et do Mari«-Thérèa«, tœar de ICuJo- Aoloiiiatlc et de r£tnpcrcar Joiicph 11, nâo lo 13 nvril llht, dpouM Ferdiliuicl lY Il 16 mû 1108. Le ri>i AV4it ôi6 diKlard autour l'aimAo précédante.

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