‹ Naples et ParmeChapitre 155 sur 235 · LA REINE MARIE-CAROLINE · texte numérisé non relu

LA REINE MARIE-CAROLINE

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fpar son prédécesseur sur l'intérieur du Palais et sur la situation [actuelle de la cour do Naples. On laisse à l'ambassadeur du Roi il faire par lui-mùmo à cet ég^ard toutes les observations que les connoissonces qu'il acquerra le mettront & portée de donner. Il oo doit, dans les relations qu'il fera sur ce sujet, négliger •ucun des détails qui pourront lui paraître susceptibles d'intéresser la curiosité du Roi.

La reine des Dcux-Siciles n'a encore montré que faiblement lo goût qu Elle pourroil être soupçonnée d'avoir, de s'attribuer 'uno part dans l'administration» mais son penchant à cet égard parolt avoir été jusqu'ici balancé par la consistance du crédit et par l'influence du marquis de Tanucci à la cour d'Espagno d*où émanent souverainement les décisions sur les affaires les plus imporlanles^ soit politiques ou intérieures do la cour de fîapies.

Le baron de Breteuil aura l'atlenlion la plus suivie de faire une cour ossidue h celle Princesse. Il ne perdra aucune occasion de lui renouveler les assurances des sentiments d'amitié et do tendresse dont le Roi est anîmépour elle, et donlles nœuds sont de plus en plus resserrés par lo double lien ilo parenté et par ceux d'intimilé et de confiance qui subsistent aujourd'hui entre le Roi, la reine de Naples et son augusic famille.

Le Roi a toujours honoré la Religion de Malle d'une protection ni d'unobienveillance particulières; mais, dans toutes les affaires que cet ordre pourroil avoir à démêler avec la cour des Deu.x- Sicilea', l'ambassadeur de Sa Majesté doit n'accorder son concours et ses bons offices qu'autant qu'il y aura été autorisé par Ica ordres qu'il recevra d'aprcs les comptes qu'il aura rendus au ministre et secrétaire d'Etat ayant le département des affaires étrangères.

Il y a, depuis quelque temps, une négociation ontaméo entre la cour de Rome et celle do Napics, dont l'objet est de terminer

t. Il 7 m-nh en effet d«ptÙ9 quelques annétti une «Saire pendsnle entre l'ordre do iCaMe «( 1m eoor do Niplea aa ai^et du bùlliago d« S&inlrKlienDo de Pudignano, '■iBoaiCère de fondation rojale qui uraït été cédé i l'ordre par nae bulle ponUflcolo 9\ qvi ét«it r^clunér, dopui» 1772, par lea héritiers de doa Michel Reggio, ^lïn^rsl de» gàlérr*. Cc« hi^riticrs ÎDToquAÎent contre les reTCiidkAtiaiu de l'ordre de Mullo l«i r^ewilw décinou prises par la cour do Naplca « contre les Ikoz pics et Ici • fOU ib ouiia-tBorte pu rapport &ax tcqoùitioiu ■.

OU mnvcr. dii'lohat.

par un arrangement définitif les différends qui subsistent entre elles concernant les aSaîrca et les biens ecclésiastiques daaa le Royaume des Deux-Sicilos *. On assure que TA. le cardinal Orsini' est chargée de traiter cette matière, ot qu*il la conduira de concert avec M. Guerra, auditeur de la Rote Espa^ole et récemment nommé évoque de Majorque.

Le baron de Breteuil veillera attentivement sur cet objet, et rendra un compte exact de tout ce qu'il pourra apprendre qui y sera relatif. On prétend quil s'agit d'un concordat à signera cet égard, et que le roi d'Espagne a pris cette déterminalion contre l'avis de M. de Tanucci.

On joint ici la copie d'une lettre du marquis de Monteynard* concernant la résolution que le Roi a prise d'établir en Corse une université et quatre collèges. Les biens dont joaîssoient les jésuites qui ont été expulsés de cette lie, sont particulièrement destinés à la dotation de ces collèges, et les jésuites corses qui se sont retirés à Gônes ont envoyé au sieur MolineUî i Naplcs les titres qui constatent leur propriété de ces biens qui sont placés dans les Etats de Sa Majesté Sicilienne, et qae les fondateurs ont donnés non aux jésuites, mais à l'instructioii qui leur avoit été confiée.

Ces Lions assignés sur les fonds publics* de Naples appartiennent donc évidemment aux collèges de Corse avec les rentes échues avant et depuis le séquestre. L'ambassadeur du Roi s'occupera principalement de cette aCTaire. On joint ici la copie

1. Il s'agissait ilu droit domanial que le roi de Naples, après l'oxpulsioD ifif" Ruilcs cl des oi-dres religieux, ju-étendait avuif sar le* E^'lises conventuelles.

'2. Dominique Orsini, duc do Gradina, nà en niO, mort en 1780, gentilhomiM de la cltainbro du roi de Naples. Devenu veuf en 1742, il reçut de Benoît XI\ '« chapeau du cardinal et fut envoyé en 1759 comme ambassadeur auprès de 1» cour pontificale.

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