AFFAIRE DES JESUITES CORSES
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de fondation avec un mémoire qui en récapitule les l il mandera loplus tôt qu'il sera possible le succfcs do 8fis démarches, et à quoi on pourra s'cnli*elcnir h ccl égard.
Parmi Icg ministres étrangers employés à Naplcs, le baron do Breteuil cherchera depréférenco à se lier avec celui d'Espagne. II le trouvera sans doute dans les principes les plus conformes à l'union intime et invariable qui doit subsister entre tous les Prinrea des diiïérentcs branches de la Maison de France,
L'Ambassadeur du Roi doit vivre aussi dans une parfaite intelligence avec le Ministre de la cour de Vienne. Les liaisons d'amitié et d'alliance formées entre le Roi et Leurs Majestés Impériales, et que Sa Majesté désire sincèrement de perpétuer» exigent que leurs Ministres respectifs se conduisent récîproquenionl viâ-à-vis l'un de l'autre, en conséquence et en conformité de cotte union.
Quant aux ministres des autres cours, le baron de Breteuil entretiendra avec eux une correspondance de politesse et d'attention. Il tâchera de bien connoUre leurs caractères, leurs talents et leurs affections, et réglera sur ces connoissances le degré de connanco ({u'il croira pouvoir leur accorder sans inconvéuiont et sans danger.
n n'éprouvera sans doute aucune difficulté sur le cérémonial. 11 n'y a aucun sujet du roi des Dcux-Siciles qui prétende à U préséance sur l'Ambassadeur du Roi, et le baron de Breteuil ne doit I» céder dans les fonctions publiques qu'au Nonce du Pape et à l'Ambassadeur de l'Empereur.
Le Prince de San Nicandro, majordome du roi des Deux- Siciles, éleva à l'arrivée du prédécesseur du baron de Breteuil ono difficulté relativement & la première visite qu'il prétendoit exiger de l'Ambassadeur do Sa Majesté. Elle lui fil ordonner de l'abstenir de le voir chez lui, juaju'à cû qu'il eût rendu ce qu'il dcvoit au caractère et à la représentation de l'homme du Roi; il fut même remis ici sur cette discussion un mémoire au marquis de Castramontc, alors ambassadeur do Naplcs. et l'événement jusUna ta prétention de l'Ambassadeur du Roi, puisqu'coûn le Prince do San Nicandro se soumit à lui faire la première visite. Culte difliculté se trouva ainsi leriuince, et il
n'est pas vraisemblable qu'elle se renouvelle àramvéednbaron de Breteuil à Naples.
Les instructions ultérieures dont le baron de Breteuil poum avoir besoin lui seront successivement adressées par le Ministre et Secrétaire d'Etat ayant le département des affaires étrangères avec lequel il doit entretenir une correspondance exacte et suivie.
On joint à ce mémoire trois différentes tables de chillres.