LE BARON DE TALLEYRAND-PÉRIGORD
Â~marf|ui8 Clermont (l^Amboiso remplaça le baron de Drcteuil h Napips où il realasix ans (177(i-l"8â); il no rc(;ul point d'instruction spéciale. A son départ, U. Denon fut chorgé de la gestion do l'arabassadti et garda ces fonctions jusqu'à l'arrivL^o du baron de Taltcyraiid- Périgord (1785). U. de Vergenncs était alors ministre dea affaires élraogères.
n s'était produit, dans rinlervalle, d'importants événements à la cour de Naples. La chute de Tanucci, qui avait eu lieu, en 1776, l'année même du départ de M. de Urcleuil, n'avait point modifié la politique intérieure du royaume des Dcux-Siciles. Tauuccî, qui était resté au ministère pendant quarantc-lroisuns et qui avait été, eurtoul pendant la minorité de Ferdinand IV, le vtrilable souverain, était tombé du pouvoir pour avoir réuni contre lui la jalousiA de la reine Uarie-Caroline, qui voulait diriger les affaires au gré deses caprices, et la haine du clergé qui ne pouvait pardonner an vieil homme d'Etat les mesures qu'il avaitpriscscontrelasociété de Jésus et contre l'Eglise. Le marquis de la Sambucca, qui l'avait remplacé après avoir été le principal macbinatcur de sa chute, n'avait pas tardé cependant h suivre la mémo iKiIilique auticléricalc. Le prûtcxte de la chute de Tonueci avait été le refus qu'il opposait au Saint-Siège, qui se considérait toujours romme le suzerain du niyauuie de Naples, du lui envoyer, en dehors du tribut annuel de 6,000 ducalt^, la haquenée blanche qu'un connétable présentait tous les trois ans au pape la veille do la Saint- Pierre. Le marquis do la Sambucca envoya la haquenée, mais continua, & l'exemple de Tanucci, de repousser l'ingérenco de la reine et dn clergé dans les affaires. Dès lors, les mêmes intrigues, qui avaient provoqué lu crise de 1776, recommencârcnt sous l'iuspiratiuu de