ITINÉRAIRE DE L'AMBASSADEUR
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on dignité h Sa Majesl^, n*a éié si indignement traité qu'elle, et, qu'elle en a aussi tout le ressentiment qu'elle doit et la résolution (le le pousser pour mettre son honneur à couvert qui lui est plus cher que ses Klais et que sa propre vie. Il se gardera surtout, après avoir xu le Pape de voir ni Irniler avec le cArdina! Chigi ' ni aucun autre de ses parents, encore que la lettre du Roi à la Reine de Subde lui ait été rendue, par laquelle Sa Haje&té se déclare contre tous les parents de Sa Sainteté.
Additionà Chishuction <Iusiew' d'AubcoiHe.
Le Roi désire que ledit sieur d'Aiibeville, passant à Turin, voie de sa pari Madame * et M. le duc de Savoie pour l'exécution do deux ordres que Sa Majesté lui donne l'un qui regarde un compliment, et l'autre une affaire importante. El pour cet effet, Sa Majesté lui a fait mettre en main des lettres de créance sur lui pour madame et pour ledit sieur duc.
Il leur dira que, [si Sa Mojeslé eût été plus Ic^t avertie do la maladie dudit sieur Duc, elle lui eât & l'instant mfime dépêché un gentilhomme exprès pour lui en témoigner son inquiétude cl lui rapporter en diligence des nouvelles de l'état oi!i il étoit, qu'elle a été cependant ravie d'avoir plutôt appris son enlit-re guérison quo sa maladie, et qu'elle loue Dieu qu'il n'ait plus rieu à craindre dans le reste de sa vie d'un mal dangereux dont il semble que personne, lAl ou tard, ne se puisse exempter, qu'elle a même eu grande joie d'avoir su par le courrier Marquin que le visage dudit Prince duc ne sera point marqué. Il
1. PUtîo Cbigi. n«vfa du pupe Alexandre VTI. nd en 16S8, Brajl été proma au cardioALil c» 1657. Il mourut à Roino le 13 s«ptctiibro 1903.
S. Christine àa FratiM, fllle de Hrnri IV et de Uarie d« Médicù, née lo 10 fé- Trier 1806; elle époua Victor-^Vmcdée, duc de Sftvote, lo 1" férrier IS19. A la mort an ioD mnri (1037}, elle eut succCMiTemem U tutelle du tma deux flli FnuiçoutI;mcmtbo. <iai régna de 1637 L 143S, et Cliarlc»-Emmiu)uel II.
LE SIEUR D'AUBEVILLE, 1002.
ujoutora & cota toul co qu'il croira pouvoir mieux pcrsoader Madunio et ledit sieur Duc do la cordialité do se» «rTectioas et do sa tendresse pour leurs personnes.
Quant au second point, il leur dira qu'il a charge de Sa Majestc de leur donner part de tout ce qui s'est pasaé à Rome, 'k l'assassinat de l'Ambassadeur et de l'Ambassadrice et de to&l ce qui s'est ensuivi jusqu'au jour qu'on les a chassés de Rome par l'investissement du palais Farn^se et par la souâtniclioa d'aliments À sa famille, leurs efforts d'inhumanité ot de bariv ne et violcmmonl du droit des gens jusqu'à présent inou'u.quc les parents des Papes et ses ministres, ne s'élont rais jusqa'id en aucun droit ni de chAtter les coupables et, au contraire, les ayant fait évader, ni de Taire faire d'aillcui*s à Sa Majesté les satisfactions de représentation qui sont dues à une si grande oflonse. Sa dite Majesté en est si vivement touchée, voyant soa honneur blessé qui lui est plus cher que ses États el que » propre vie, qu'elle a résolu d'en pousser son justo ressentiment à toutes extrémités pour faire repentir les parents du Papetk leur audace et de leur imprudence, conservant toujours Icrcîpoct ot la vénération qui est due au Saint-Siège, que, pourcet ofTot, si elle n'est promptement et ampleme-nt satisfaite, à quoi elle voit que la cour de Uomc no se dispose pas, elle a lies* toin d'envoyer une armée de douze mille hommes de ^cJ. composés la plus grande parliede ses gardes françoises et soIâscs, «t do st\ mille chevaux dans l'Etat de Castro, et que co qu'elle ne pourra pas embarquer d'infanterie dans les vaisseaux deratil tlûre le chemin par terre, elle prie M. le duc de Savtiie de lui Mtforder le passage par ses États pour lesdites troupes, ea ^jftnt ce qu'elles y prendront pour leur subsistance, l'assu- IMNU qu'elle donnera son bon ordre à faire vivre les soldais en |)^ ot avec discipline dans leur marche, que ses sujets n'ea l^iM'Vront aucune surcharge ni incommodité. Cependant Sa
jiNkti^ se trouvera très obligée de cette facilité que IcditPnDce <^< tui donnera, se promettant même de son aiTcctioo qu'il \tfudiM biun la seconder et se joindre h elle en une caoso qui .^^t u^uiiuuQO à tous les Princes.
ur d'Auheville fera aussi la même demande pour ce'