‹ Naples et ParmeChapitre 187 sur 235 · LE SIEVR DE LOZILIËRE · texte numérisé non relu

LE SIEVR DE LOZILIËRE

Le duc d'Orléaos, après une longue brouille avec la cour d'Espagne, arait, en gage de réconciliation, arrêté le mariage du roi de France avec rinfante Marie-Anne-Victoirc, Gllc de Philippe V et d*Eli9abelh Faruêsc, née eu i71U. Malgré sou jeune Age, l'iuraulc fut envoyée à la cour de France (janvier ITSS]. Quand le duc de Bourbon arriva au pouvoir, il rompit subil^ntcnl avec la cour d'Espagne et renvoya l'iofante (avril 17â5) pour marier au plus vile Louis \V avec Marie Lecksyoska, Ulle du roi de Pologne délrâné, Stanislas Lecksynski. Louis XV avait t^té gravement malade au commencement Je 1725, et un jugeait prudeiUdc ItMnariL-riinmi^diutcmeut, saus utlfiidre que rinfanle, qui n'avait que six ans, eût atteint l'Age nubile. Au sur* pluB, le mariage espagnol plaisait h la maison d'Orléans, ennemie du duc de Bourbon.

Bien qu'on eût reconduit l'infante avec beaucoup d'égards et en la comblant de cadeaux, la cour d'Espagne fut cruellement blessée. Lea deux princesses d'Orléans, dont l'une était fiancée k l'infant don Carlos, furent aussilùt renvoyées en France.

Le brusque revirement du gouvernement français n'avait pas soulevé de colère qu'à la courdcUadrid ; il avait produit encore une rive émotion à la cour de Parme, unie par les liens du sang à celle d'Espfgne. C'est pour diminuer cette mauvaise impression et pour axpoMr les nécessités politiques qui avaient changé les résotutions du roi et de ses ministres que le sieur de Louliére fut envoyé h Parme en 17ïï3 avec l'instruction qui suit. Le comte de MorvUlo était alors ministre des aiTaires étrangères.

^Ki'ca ou TOTiiiicr. Dirtoii«r.

!e SIBUA de LOZILIÈRE. 179&.

IICSTRUCTION POOR LE SIEDR DE LOZIUàRE > AtU.1T ACPUS DO DUC 0£ PARME *.

Le sieur de Loziiière, au moyen de la copie ci-jolnlc d'ua mémoire que le Roi envoie û tous ses ministres et autres personnca qui le servent dans les pays ^-trangers, se trouvera instruit do la résolution importante et nécessaire que Sa Majesté a prise de condescendre aux vœux et aux instances lri< pressantes do ses sujets qui, depuis longtemps, lui demandeot d'assurer sa postérité, s'expliquant par la bouche des personius de tous les ordres de l'Etat, qui, par leur naissance, par lenn dignités ou par leurs emplois, ont quelque accès auprès de Sa Majesté.

Cette résolution portant avec elle la triste contrainte de ne plus penser aux engagements pris pour le mariage du Roi avec rinfante d'Espagne, et le duc de Parme ayant tant de sujets de s'intéresser au sort de cette jeune Princesse, le Roi par on mouvement d'affection dont il l'honore, veut bien envoyer auprès de lui le sieur de Lozilière qui, par la manière dont il lui apprendra cet événement, adoucira ramortume qu'il causera à co Prince, s'il venait à en ôtre instruit seulement par la voix publique.

Au moment que le sieur do Lozilière aura reçu ces présents ordres, il conférera avec le comte de Cambis', do qui il prendra les conseils pour la plus parfaite exécution de ce qui est commis à ses soins, et il fera toutes les dispositions uéceisaîres pour son voyage, de sorte qu'il puisse partir dans le même jour; enfin il se rendra avec la plus grande diligeoco où sera le duc do Parme.

t. DésijinA on moment pour tue aabikSBacIfl extraordin&ire utprifl de r^lecteor de Colui^no Clémeat- A.ugiL9t«... (Ct Lkboh. Rtcueit des înstntctiofu.^ Bnitrt, PaialiHal, Ueux-Pontj, p. 174.)

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