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tout entier sous la dominalion de la princesse des Ursios, il songo, àsoD iasUgalion, à épouser Elisabeth Farnèse, lîll*:; d'OJuarl II. I)éi qu'il connut les projets de Philippe V, le duc Prançots chargea ao de ses genlilshomincâ de demander a Versailles rassenliment Ao roi de France. Le comte Albergolti fut envoyé anssilAL par Louis IIV pour complimenter le duc et scruter les intentions de la future reiiu. Voici l'inslruclion qu'il reçut; le marquis de Torcy étAil ministre des aiTairca étrangères.
tNSTBrCTION PODR LK SIECR C05ITE ALBERCOTTI», CHEVAlIEn DB ORDRES DU ROI, UEUTEÎiANT GÉNÉRAL DES ARMÉES DE SA «1- JESTâ ET GOUVCRMEDR DE SARLODIS, ALLANT EN ITAUE '.
Comme les affaires domestiques du sieur comto AlbergoUi l'ont obligé à demander au Roi la permission de faire un voyage à Florence pour les régler, Sa Majesté, en la lui accordant, t jugé qu'il convenoii au bien do son service do lui donner ea même temps la commission de passer à Parme et d'y porter en son nom les assurances de l'approbalion entière qu'elle a donoét à la résolution que le roi d'Espagne a prise de demander en mariage et d'épouser la princesse de Parme, nièce et belle-fille du duc de ce nom '. Ce Prince a fait paraître eu toute occasion et principalement pendant le coun de la dernière guerre t«iil
1. L«comt<AII>orgolLi(IS!>l-1717)$'éla!tdislia7a6p«n(Ianlle8cujipa^MdarL^^edi Louis XIV. Eq 1110 ild^fcndit Douai aiecime tp-aaâ8énergicfllnfrcapiuU>qa'^irtt cmi(iiiuitc-rtcux JQur.s àc «îAge. C'est en rAoornpenw de n boll« conduito qae te ni lui donna la gouvernenient do Snar-Loui». ■ Il araii, dît Sa uit- Simon, dc^madl talents pour lu gtierre, et beaucoup de voleur, plus d'ainhitiou eiicorv cl Uiui Itf moyetu tui étaient bons. Celait un homme très dangereux, irt-s initmemeni au** TAIS el food^renient mallioaaâie, arec an &oid d^dù^eux et dM journties edlitM sans dire une p&roje... C'éuii un ^and homme mc, k mine sombre, dixirui M didaif^neux... les or^Ules fort ouvertes et lex j'eux aux&i. ■ — Flerentiu d'ori|na\ AU c/turant dt! toutes les afTaires d'Italie, partant l'italien aus»î bien que le fRinpUf* AlbcrKOtti était en outre persotmellemeai connu el apprécié do dae Vnov* C'est lui qui, en 1701, ariut ,étâ (mroyé par .Catinat, Atrc 3,000 }ioaaoa,foit occuper le duchiS de Parme et le protéger contre l'Aotriche.
ï. Arch. det Aff. Élr. Panne, V.
3. EHisabetb Faraftne, lllle d'Odoard II et do Dorothée-Sophie de Bavière, éiùl 1^ Im fois la nièce et la belle-fUle du dnc régnant François, qui arut &pwai en KM U veure de son frère aini. Pour plus de cUrt^i, notLS donnons ici on tabtm g4aéil>* gique de la malaon Famiae.
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d'attachement aux intérêts de Sa Majesté qu*3 ne doit pas douter qu'elle ne soit sensible aux événements capaUes de contribuer au lustre ci à rélëTatlon de la maison Famèse, el qu'après une alliance aussi éclatante que celle dont cette ra&i&OD va bicntût être honorée, Sa Majesté ne se porte avec odook plus de plaisir à lui donner, de concert avec le roi d'Es{Mgii«, des marques d'une protection vive et continuelle.
Ce sont les assurances que le sieur comte Âlbergotti lui po^ tora aussi bien qu'au prince Antoine Fornèse, son frère, en les félicitant l'un et l'autre au nom du Hoi sur le mariaçe da la princesse leur nièce ; mais Sa Majesté veut principalcincDl qu'il s'étudie à bien connaître le caractère de cette princesse, les sentiments qui lui ont été inspirés elles dispositions oïielle sera en partant pour l'Espagne.
Quoique fille d'une princesse allemande et quoique nièc« de l'Impératrice Louise el de l'électeur Palatin', il y a lieu àt croire que tant de liaisons avec la maison d'Autriche n'auront pas mis dans son cœur des sentiments contraires aux maximes qu'elle voit établies dans sa propre maison, et que, devenu! belle-rillo du Roi, l'intérêt et l'inclination la porteront cgalL*ment h mériter la tendresse de Sa Majesté. On donne beaucoup d'éloges à cette princesse ; ça loue principalement son bon esprit, et le premier effet qu'il semble qu'on en doive attendre est de contribuer, auUint qu'il dépendra d'elle, à maintenir et à fortifier, s'il est possible, l'union paifaito entre le RoïetsoB pctit-fils.
II est donc nécessaire que le sieur comlo Albei^ttî connais» premièrement si clic est dans ces sentiments, si personne oa essayé de lui en inspirer de contraires, et qu'il n'oublie rieDde sa part pour lui faire comprendre que celte bonne union est beaucoup plus importante à l'Espagne qu'à la France, et qae, quelque fidélité que les Castillans ont témoignée pendant h
1. KUnbotli-Fani4se éUit flUo de DoroUiic-Soplûe da 6ari«r«, doal U lr«rt •loé, Jean-GuillatmiQ-Joieph, fut électeur psluUa Jusqu'en 1116 et dont li «H>f Bdràora-Us^deleiao-Théréiâ éuil la troliitme fumnii) de rempiircur L«o(»iltl f, dovenae impératrice duoairîire par la mort do sod uuuî en 1705. HUubuib FantW se troUTait lûiui Hits la rùtw At rimp^rstricc douairière et celte de YtHiff'V palatin.
ÉLISADETU FARNÉSE, PRINCESSE DB PARME 171
îernièro guerre pour le Roi leur maître, co prince ne régnera véritablement qu'autant que ses sujets seront persuadés de l'sttenlion continuelle du Roi & veiller ù sa défense et à lui donner tes secours nécessaires pour le maintenir sur le trdne. EUo croira sans doute avoir obligation de son manago & la princesse des Ursins' par consi^quent, elle doit Atre portée à lui témoigner une reconnaissance entière de ses bons oftices, et disposée à cet effet à suivre l'exemple de la feue reine d*£s-
1. Anne-Uario de lu Ti^moillo, prineomtt d«i Ursin», néo & Paris ea IMS, morto à Rota*.- te b àfcmahin) 1 723. Kilo (épousa A (juin» im» Adrîon BLùm de TiUeyraad* prince do Chal;iin,i|in, A la. niilft d'un duni «n 1S03, fiitohll^ij d« sVnAiir. KUfi suirit Mn nuurî en mil, M^jonm* trois uis «n EspAgne, oii ella noiia de» reliUinns rjui lui furent utili^s plii^ inrd. EVû Tint fîn«uit« habiter Rome où Talleyrnnd mourut subitoment en v^nutt La rejoindn!. Ella n'irait pu d'onftot; mb xmis In r«fnariAr<tal ôD Ifiîâ k un seigneur rom&in, rtchc cx d'uno htate naissance, FlaTio degli Oritini, dac de Br&eciano. Gr&cc 1 s» Tortune. et surtout H son eipHt et à ta grico, ellû tint dans son palais une véritable cour. Son «aloa deriut le rfndfx-roiu de toutes les c^britL':* p'^Utiques ri diplomntiquea. Hensiouii4o par Louis XIV, correspondant arec strs amis de VersAiUes, auprès dcsqucb elle revenait qnelquerois, elle doriot, fUiTant un dr se» biogn^thes, • une sorlc de rcmidenle perpdtueile de la France, une COsdjulrico utile ot sAlée, parfois un peu rivalo do nos cardinaoi et de nos ambaa- Mdeor* *. Elle perdit en 1698 WB saoond mari dout l'humeur jalouse avait H6 «xcittfe par son luie excessif et ses succès mondains. Ils avaient cependant vécu « sans brouiUcrie ouverte ■, dit Saint-Simon, et le duc, gr&ce A l'inUtrTftntîon du cardinal oi^agiiol Pcrtocarrero, laissa i su tcuta toute sa fortono. L'obligation d'acquid^r des dettes ïminensos contraignît nÀaninalna M"" de Rractiono A. c^drr ta pri'pri^t^du ducU docB nom; alla s's^pela dAaonnais princesse desUrsios. En 1701, la rPcommaiid&lion de M** d« tiAinlenon et de la maréchale de Nnaillos, elle fut Dim^ cAm<^r-^r.i mnj-or Ati Uario-Louise-Oabriello de Savoio, première femme dn "toi d'Espagne Philippe V et débuta par faire renvoyer le cardin.\l d'EsLr^ea, amboasadflur de Louis XIV, qui combattait son influence. La princesse abusa natarAlIentrnt do sa victoire et, bientôt, sa morgue, son humeur tjrranniqne. sans parler da la Ugèret de nos mcours, qui «talent • à rc»C)U7)olclt« •. dit Louville, amenèrent sa dîsgricc (lîM). Elle vint & Versailles, entretint Louis XIV et triompha. Le roi la combla dJa grÀc«a, lui Al mime le* hi^nneurs de Mariy, comme â un a diminutif de reine il'trsng^re < et la nitabUl dans si cbargn h Madrid. D^s lors, elle s'appliqua & briser IVip|i'<fitlnn de la nnble<>M> et U fonder en E^pagne ■ l'unité monarchique au proflt deA BouHiDns •. Sa fidi^litii k Philippe V défia la nukuvaise fortune ; quand Loui^ XIV, raincu et découragé, flt niint" d'abandonner son pelit-flls, tUe fll rappeler de Madrid le duc d'Orléans (1700), rompit au dedans avec le parti ûrancab, coi^jura au dehors la dérrclion do VorsalUea et *d 81 plus espagnole qua 1h granids eux-mi^mes pour la salut i<l l'intégrité de la couronne. La rictoim da VUIavidnsA(niO), lui donna raison. Lamission de la princeue des Union «eablait achirvéo. Apr^ï la mort de la reiiio, cllo persista cependant h rester à ta cour et h Tuultjlr régner. Suiriiilles conseils d'.\ll>éroni, elle remaria le roi à EUsatMib do Parme dont le preiuirr acto. k son arrivée en Espagne, Ait de se débarrasaer bratalemenl de la t;énante tutelle do Cfllf >uririlendanl« ila la monarchio espagnole. Aprfrs avoir régné en minintr* tonl-puiswnt. In priiirMw des Ursins disparutcomme nnr famériste qu'on rhwvf (décembre lîtll. Elle se retira k Oénea d'alKprd, puis k Rome, liti elle mourut en 1723. Pr* lettres de lu princesse des Urninsont^là PS & la suili> de nOIos de M'-* Ûù Mamtcnon (1BÎ6, t vol., Paris). En 18M). . Ooffro) » dotmiS de* lettres ioédiies de la princesse des Ursioi; en 1878-70, Rociéuy de l'histoire de France, des lettres da la même au maréchal 4t TeM^.
m LE COUTS ALBERGOTTt, {7U.
pagno soil dans la confiance, soit dans les IraitcmenU qu« Ii princesse des Ursins en reçoit.
Le Roi, persuadé de &on zële et de ses bonnes intcotions, sera bien aise qu'elle conserve auprès de la nouvelle rcioe la même crédit qu'elle avuil auprès de la première. Sa Majeilé veut donc que les discours du comlo Albcrgolti IcudeuL (ous à confirmer ce même crédit. Il observera cependant avec soin s'ils seront bien reçus, et si déjà la princesse de Parme, soit par ellemême, soit par les avis de quelques gens malintentionnés n'aora pris nul ombrage et nulle jalousie du pouvoir que la prince&se des Ursins u acquis sur l'esprit du roi d'Espagne.
S'il remarque que ces images se soient déjft formées, il tàebera de les dissiper en faisant connaître que la princesse du IJrsins, parfaitement instruite de l'État des affaires d'Espace, fidèlement attacbée au roi catholique, appliquée à l'ëducalios des princes ses enfants, protégée d'ailleurs par le Roi, mérite de grands ménagements de la part de la nouvelle reine, et que ce sera m<^me le moyen le plus sûr de vivre hcurease et (b plaire au Roi son mari.
Mais, quelque bon traitement qu'elle doive faire à la princesse des Ursîns, il est de la prudence d'une reine d'Espagne de songer que les Espagnols sont ses sujets, et par conséqueol qu'elle ne doit pas exclure de sa Cour les femmes des principaux de la nation'.
Comme cette méthode, que le Roi ne peut regarder comme bonne, n'a été que trop suivie pendant que la feue reine d'Espagne' a vécu, il est h propos que le comte Albergotli (Mcouvrc quels sont sur ce sujet les sentiments de la princesse de Parme. Mais cette matière est délicate à traiter; car il ne faut ])as qne le roi d'Espagne ni la princesse des Ursîns puisse croire que le Roi ail voulu changer l'usage pratiqué jusqu'à
1. Louis XIV iTuit longleinps héaiié i nommer la prîoceaae dos Untui • C«ii>tnr» Mtjor ■, parce qu'il craigtuiit que le choit d'tinn «^tran^re ne méconlcncU l* Aerté des Espa^ols. ElinaboUi m* fit détP^Urr pour la niénie raiS4in : elle avall abwii' avec eU« nombre d'iuliem auiijuels elle acc<irdn suns tUftceroonteal le» faTOun «t les places.
2. Philippe V avail épouné en premières nocc9. en nOl, la fille du doc View* Amiàie II Av Savoie. Ma^i(^-Louise-Gab^icUe mourut de la pbtîsio le 16 f<ÏTrierl11^ à r&ge do Tiiigt-îpjil nu».
MARIAGE D*ELISAnETH FARWÈSE
présent, désapprouver ce ijui s'est fait, et donner des avis contraires. Il paroit cependant à Sa Majesté qu'il convicndroit au service du Roi, son pctit-fîls, de changer en quelque chose la conduite qu'il a tenue k l'égard des espagnols et de lui faire voir qu'il les croit capable d'exercer des emplois importants, et qu'il juge aussi que les femmes peuvent 6tre admises à faire leur cour à la reine d'Espagne.
C'est donc à la prudence du sieur comte Albergotti que le Roi se rapporte pour découvrir quelles sont sur cet article les diftpcsitiods de la princesse de Parme, sans toutefois lui donner lieu de croire oi encore moins de pouvoir dire que Sa Majesté ail voulu la prévenir par dos conseils qui ne seroient peut-fiire pas du goût de la cour de Madrid, quoique conformes aux intérêts du Roi catholique.
D'ailleurs II assurera cette Princesse de la connance qu'elle doit prendre en l'amitié du Roi, et la meilleure preuve qu'elle puisse en avoir est l aftection constante de Sa Majesté pour la maison de Parme et la prompte approbation qu'EUo a donnée à la première proposition qut- le roi d'Espagne lui a faite de son mariage avec la princesse de Parme.
Les relations des qualités personnelles do cette Princesse lui sont toutes avantageuses; mais quoique le Roi soit déjà préveau en sa faveur; Sa Majesté veut être assurée de ce qu'elle a appris, etconfirméoduns l'opinion favorable qu'Elle a de cette Princesse par le compte que lui en rendra le sieur Albergotti.
La cérémonie du mariage, fixée au 25 do ce mois, sera peutêtre faite avant qu'il arrive à Parme, et peut-Ôlre même la uouvelln reine d'Espagne en sera déjà partie ; en ce cas l'intention de Sa Majesté est qu'il la voie & son passage, soit dans l'Etat de Parme, soit dans celui de Gènes, soit à Seslri de Levant' où elle doit s'embarquer; qu'en quelque lieu que ce soit, il la félicite au nom du Roi, sur son mariage, l'assurant qu'il a été très agréable h Sa Majesté dont il ne peut assez exprimer les Mnliment» d'estime, d'amitié et de tendresse pour cette
I. SwOrl di L«Tuite. sur I> rfite ArienUU Jâ ÛAhm. — Uno autn Settri 4t&ii •ilo^ «or Ia cAta occid0OUl«.
LB COHTB ALBERGOTTl. 17U.
Princesse, y joi^oiaDt en mAme tempH les assurances de proUclion pour U maison de Parme.
Sa Mujesté laisse à la liberté du comte Albergotti de suivre la roine d'Espace el de demeurer auprès d'elle jusqu'à « qu'elle soit embarquée, on de continuer sa route vers Floreoce, lorsqu'il jugera que sa commission sera surûsammcnt remplit el qu'il aura pris toutes les connaissances que Sa Majestt; veol avoir. Et, dans cette vue, Elle ne juge pas à propos de lui donner aucun caractère qtit puisse \fi contraindre à prolonger sou séjour ou l'assujettir à des devoirs indispensables. Elle lui fail remettre les lettres qu'elle écrit à la roine d'Espagne, au duc et à la duchesse de Parme et au piince Antoine. Elle vent qn'ea les assurant de l'approbation qu'EUc a donnée au mariage de la Princesse, il leur fasse connaître le véritable intérêt que Sa Majesté prend il leur satisfaction et aux avantages île leur maison. 11 n'a pas tenu au Roi que le duc do Parme n'ait vu l'effet des sentiments de Sa Majesté pour lui donner les derniers traités de paix qu'elle a conclus'. Elle a toujours insisté fortemenl pour procurer h ce Prince la sûreté qu'il souliaitoil obtenir, et, s'il a fallu pour le bien d'Europe, Unir la négociation sans le nommer en particulier, il doit cependant se regarder comme suFlisammcnt compris dans les précautions que le Roi a prises pour assurer le repos de l'Italie et pour arrêter les entreprises de ceux qui puurroient penser aie troubler. Sa Majesté sonfeaiteroild'ailleurs de voir la ëuccessinn de la maison Farnése mieux établie qu'elle ne Test aujourd'hui, et, comme on commence ^ parler de marier le prince Antoine, Elle sera bien aise de savoir quelles sont sur ce sujet les \*ueâ du duc de Parme el cftics do ce Prince, étant très disposée à contribuer à ce qu'ils pourront souhaiter de ses offices en cette occasion. S'il est vrai qu'ils pensent l'un et l'autre à faire une alliance avec la maison d'Autriche, le Roi les verra avec plaisir, pourvu que leur avantage s'y trouve étant persuadé que quelque alliance qu'ils puissent contracter, ils ne s'éloigneront Jamais de leur ancien et véritable attachement aux intérêts do Sa Majesté.
1. Il s'omit des traités d'Utrecbl et do RuUdt (1713 et ITK).
^^OJETS DE MAHIAGE DU PRINCE ANTOINE 17»
Elle souhaiteroil donc, et pour le bien de l'Italie et pour Pinlérèl do la maison Farnfcse en particulier, que le prince Antoine épousât comme le bruit s'en répand, une des sœurs de l'Em* pereur', qu'il pût obtenir en môme temps l'investiture et la possession de lavillcet du duchédeMantoue*. Car il est certain que plus la maison de Parme sera puissante, plus le repos de l'Italie sera solide. Mais il n'y a guôre d'apparence que l'Empereur, voulant en être le maître, consente h se défaire, pour queIffQe considération que ce soit, d'un poste tel que Mantoue, et si convenable pour l'aCfcrmisscment de sa puissance et de «on autorité sur les princes d'Italie.
Si le duc de Panne songe à d'autres mariages pour son frère, il y a lieu de croire qu'il sera bien aiso de lo faire savoir au Roi par la voie du comte Alboï^otti,
On prétend que le Pape* est irrité contre ce Prince du secret qu'il a fait à Sa Sainteté du mariage do la princesse de Parme avec le roi d'Espagne ; mais, en même temps, on regarde ce sentimeot comme un trait de politique de la cour de Rome et comme une justification envers l'Empereur de l'alliance qu'un vassal du Saint-Siège contracte avec le Roi catholique actucllocnenl en guerre contre la maison d'Autriche. Quoi qu'il en soit, le duc de Parme a reçu si peu d'assistance de la part du Pape, ol Sa Sainteté a paru tellement l'oublier lorsqu'elle pouvoit au moins l'aider de se» offices à la cour de Vienne, que, si elle reut se rendre justice, elle trouvera qu'elle n'a pas le moindre lieu de se plaindre de la fidélité que le duc de Parme a gardée aa roi d'Espagne, en observant ponctuellement le secret qui lui avoit été demandé et qu'il étoit de l'intérêt do sa maison de garder très exactement.
Quoique la commission que le Roi donne au comte Aibergotti
t. Clurlw VI Kvût pltuiean Menn; Antoino de Parm», nprt* étoït recliercU KBriA-ftUnbeth, gotiTenmnta iIm Ph^ji-Bw, cl Mario-Ann6, qui époat* Jeun V da pMtagml, épousa UenricUc-Mu-ip, QUo <)o R«naud, duc do Modéna.
i. CMii k l'empereur par le traita do lUstadt.
S. CMmeni XI, né en iMd h Peswra, cardinal en 1090, avait aoocMA à Imui- QMI XII «n 1100. n CMCUpa lo trAnc poiiUflcal jtuqo'cn t7Sl. Son acL« le plus célèbre tat la pt>Amul(;alVin «!« la buUo Unigenitui «n 1713. portant condauioatioa du Utts (1m RéftrjrioHM Murale» du P. Queniel.
LE COUTE ALBERGOTTI. i7U.
se borne à ce qui regarde la cour de Parme, Sa Majesté veut cependanl qu'il assure encore le grand-duc de Toscaiic ' de l'alfecLioa vérilablo <{u'Elle a pour lui et de rafllicUoD qu'Elle ressent de voir te prince de Toscane' sans successeur.
Il peut assurer le Grand-Duc que Sa Majesté a loué la réso* lution qu'il a prise d'appeler auprès de son tlls l'Electrice Palatine * à la succession de ses Etats. Mais^ comme il y a li«B de craindre que cette disposition ne soit casuetle, il paroU M la prudence d'un prince aussi éclairé que le Grand-Duc de por* ter ses vues encore plus loin et de choisir pour lui succéder un jour un Prince assez puissamment stiutenu pour maielenir la disposition que le Grand-Duc aura faite.
Le Roi n' en désigne aucun ; mais, comme Sa Majesté a pour objet principal le maintien du repos de l'Europe en géoénl et celui de l'Italie en particulier, Elle sera toujours disposée i donner son appui aux projets qui pourront contribuer à l'un d à l'autre.
Le sieur Alhergotti lui rendra comptejdes vues que 1c Grand- Duc voudra lui conlicr sur un point si important h la liberté de l'Italie, que les Allemands chercheront un moyen d'opprimer, ai les mesures prises pour les on empêcher ne sont soutenues, et l'intention dg Sa Majesté est de faire connoltre eu tout» occasions ses soins et son application continuelle pour le maÎD* tien de la tranquillité générale.
i. Cosme m de Uiiicii, d4 en 1642, qui avait tuccédi & «on frèn Fwdiattd en 1611,
S. Counfi 111 eat de loii muiaga «tm Uargu«riU-L>ouiM, fille du fimm Û»*» d'Orléans, deux filii : Ferdinand d« Médicis, jirincc da Toscane, mort en 1111 ■» poit^rité, et Jean-Gaston, n<S en 167'!, qui tuecidk k tonpèn.
3. Le grand-duc maria au fille Anno-Marle-Louiso, en 1691» i Jean GqiUubc électeur palatin du Rhin.