‹ Naples et ParmeChapitre 191 sur 235 · IM I.B COMTE DE MAULEVRIES · texte numérisé non relu

IM I.B COMTE DE MAULEVRIES

les plus justes et les plus détaillées et pour rendre un eomptc exact À Sa Mnje$té Aç& notions qu'il nura acquises.

Il serait inutile de discuter ici les avanta^a et les incoi)vé< nients de rétablissement de l'Infant en Italie. Il n'a pas teno au Roi que cet élahlissement ne Tilt plus considérable, plos d^^ccnt et mieux assuré, Sa Majesté avait donné & cet égard les ordres les plus précis ft ses plénipotentiaires aux conférences d'Aix-la-Chapelle et ils les ont exécutés avec zèle, mois la aécossité des circonstances ne leur a pas permis de rien obtenir au delà des trois duchés ; d'ailleurs, l'augmentation de quelques petits États de plus, en ajoutant au reTenu» ne l'auroit rendu plus solide.

L'Infant doit chercher sa principale sûreté dans une aitmints* tration prudente et économe, dans l'amour qu'il inspirera à ses sujets pour sa personne et pour son gouvernement, et dut l'attention qu'il aura de se ménager les puissances Toisines. Ce n'est qu'avec peine qu'elles ont consenti à introduire dansi» contre de l'Italie un second prince de la maison de Bourbon, mais elles cesseront vraisemblablement de voir avec jalousie et nquîétude ce nouvel établissement, si llnfant ne parait occupé que du soin de régir ses États sans aucune vue d'ambition et d'agrandissements. Cependant, comme il peut arriver des moments critiques où ces puissances croiroienl île leur intérêt de marquer à ce prince leur mauvaise volonté, il est d'une si^ politique de prévoir ces conjonctures et de prendre d'a\-ancc des mesures efficaces pour se mettre à l'abri de tout danger. C'ait sur quoi le Boi se concertera avec le roi d'Espagne ', et le comte de Vaulgrenant *, ambassadeur de Sa Majesté à la coor de Madrid, a déjà eu quelques conférences sur ce sujeiavecles ministres de Sa Majesté catholique.

Il est assez vraisemblable que l'Infant et ceux qui ont l'hoa-

1. PhîHpp» V, dcpiiiii longtemps très malmdfi, éuit mort le 9 jaillet t7U. kÎHW la couronne d'EÙpi^^e ui prtnc* d«s AsturîM, ni «n 1713. vl« soo iir«niicr manae< iTec Oabfiplla de SaToie. Lavfcnennni de Ferdinand \T iiu>dilt« eiiti^reiwni b politiquft d« U coor ds U&drid que dlrlgtût depuu trente uu sa b<U«-»An Elisabeiii Funitc.

3. Lo comte de VBQlgreniDt, colonel d'infanterie, unbsssadcor àe France tt Sudaigno (1131), en Espagne (fiSi). eo Ru»!<i« (17.38), en Sue (174d). en bpifB* (lltt). (Cr. Fahuks. Hvcucit det hutruclions. Polo$ne, 11.)

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