‹ Naples et ParmeChapitre 190 sur 235 · LE COMTE DE KAULEVRIER · texte numérisé non relu

LE COMTE DE KAULEVRIER

François de Lorraine maintenu dans le duché de Toscane, doni II avtfit pris possession & la morl de Jean-Gaston de H^icis.

Cesl à partir du traité d'Aix-la-Chapelle que la cour de France décida d'entretenir rcguliêremcDl un ministre plénipotentiaire aopréi du duc de Parme. L'instruction suivante fut donnée au comte et Maolevrier par le marquis de Puysieux, minisire des affaires élnagères.

MftMOlBE POUR SERVIR D*I5BTRUCnO:i AV SIECR COUTE DE SIaCLEVULB', MECTEt*A?iT GÉNÉRAL DES ARMÉES DV ROI, .U.LAWT EN QUJOJTl Dl MIMâTRE fLÉMPOTENTIAinK DE SA MAJESTÉ AUPRÈS DE l'iSFA^T d'eSFAGNE, do» PtUUPPE DCC DE PARME, DE PLAlSAMCE ET DK

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9 Mpumbr* ma.

Comme ce n'est point sur l'élendue et sur la force des Étals que le sérénissimc InTant Don Philippe possède en Italie, roais sur son auguste naissance et sur l'hoiinfur qu'il a d'être gendre et proche parent du Roi, que Sa Majesté mesure les sentiments et les attentions qu'elle veut lui marquer, elle a pris la résolution d'entretenir auprès de co prince un ministre plénipotentiaire.

Le Roi s'est d'autant plus déterminé à choisir pour cet effet le sieur comte de Maulevricr, que Sa Majesté, qui connaît iCi talents et son z&le, a voulu lui donner en celte occasion udc preuve de la satisfaction qu'elle a des services militaires qu'U lui a rendus, et le mettre à portée de lui en rendre de nouveaux dans l'exercice des fonctions qu'elle veut bien lui confier. Elle a môme jugé que la présence du comte de Maulovrier, qui a souvent eu l'honneur de faire sa cour à l'Infant pendant h dernière guerre et qui en a reçu des témoignages de bonté, serait particulièrement agréable à ce prince.

t. LouU-Renè-Edouard Colbert, ronil« d« Maolerricr, IJiniInninl gflwfcil lif araié«s du Roi, pi'tit'fib du général Ëdouard-Praacoli qui éuit fir4r« do fiMld Od' bert. n naquit lo 13 ^epUinhre IflW el inourai le 5(9 nf>%Prabre 1750. Lîgutotutf génénl d'.Aiijou rt colonel de rêgimonL de Fidoioni, il prit part soi caofêffif* d'All'irnsgne el d'Italie. Il fut Ucntonaat génial en tlib.

2, An-/,. <ii-M Aff. Éii-. Pairac, X.

OBJET DE L'AHBASSADB

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Le Roi, qui ne charge pour le moment présent le comte de Maulovricr d'aucune négociation, lui prescrit uniquement de se rendre incessamment à Parme afin de féliciter l'Infant, au nom de Sa Majesté, sur son heureuse arrivée dans ses États : il ajoutera à ce qu'il dira sur ce sujet les assurances les plus formelles de la tendresse du Roi pour ce prince et de l'intérêt que Sa Majesté prend et prendra toujours à tout ce qui pourra avoir rapport au repos et au bonheur de l'Infant.

Le premier devoir du comte de Maulevrier sera, pour remplir les intentions de Sa Majesté, de se concilier, autant qu'il sera possible, la confiance de ce jeune prince, et de se mettre par là i portée de pouvoir dans la suite exercer avec plus de facilité et de succès les ordres que Sa Majesté jugera à propos de lui envoyer. Il faudra, pour y parvenir plus sûrement, qu'il s'applique à étudier le caractère, les qualités personnelles et les inclinations de l'Infant et à démêler successivement et sans affectation sa façon de penser non seulement sur sa position actuelle, mais encore sur les principes d'administration qu'il a» propose de suivre dans le gouvernement de ses États, et sur Im événements que pourroient occasionner par rapport à lui les révolutions qui ne sont que trop fré<juenles dans les afTaires générales do l'Europe, surtout depuis le commencement de ce iîèclc.

Le comte de Maulevrier tâchera aussi de pénétrer avec certitude et précision quelles sont les idées do l'Infant sur ce qu'il croit pouvoir se promettre de l'amitié des Rois ses frères ; quelles liaisons il entretient avec eux, avec la Reine sa mère et avec les ministres des Cours de Madrid et de Naples ; quelles sont les personnes qui ont la principale influence et le crédit prédominant sur son esprit et dans la décision des affaires qui sont relatives aux trois duchés dont il vient do prendre possession ; quels sont leurs talents, leurs préjugés ou leurs affections.

Le comte de Maulevrier devra également examiner avec soin en quel état sont ces trois duchés, les finances, les troupes, \en fortifications, les aris et le commerce ; enfin il ne négligera rien pour se procurer A ces difTércnts é-gards les connaissances

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