L'INFANTE DE PARME
heur de la conootlre. Elle a toutes les qualités do coeur ot d'esprit qui couvieDDout à son auguste naissance, et il est extrêmement à désirer que l'Infant, docile auxexemples et aux conseils qu'elle lui donnera, s'applique principalement à gagner sa confiance et l'amour, non seulement des peuples soumis à sa domination, mais aussi de tous les Italiens on général et du petit nombre d'Espagnols qui auront l'honneur de l'approcher,
Hîcn ne serait plus naturel que les bontés particulières que madame Infante témoignera sans doute au ministre plénipotentiaire du Hoi son père, mais le comte do Maulevrier sentira de lui-même avec quelle prudence il devra se conduire pour ne pas donner lieu de juger que c*esi par ses insinuations que cette Princesse agit, et pour éviter sur un point si délicat la jalousie des ministres espagnols et peut-être celle de l'Infant, surtout dans les commencements d'une administration qui n^aura point encore une formo solide et une consistance sur laquelle on puisse compter.
Les mêmes motifs doivent engager le comte de Maulevrier h se renfermer avec la marquise de Leyde ' dans les bornes des égards et de la politesse que son sexe et sa place exigent, et il aura l'attention la plus scrupuleuse de ne se livrer à aucune des factions et intrigues qui sont communément plus vives et plus dangereuses dans les petites que dans les grandes Cours. Il 60 contentera do tout voir et de tout examiner sans y ]>rcndre part, et de ménager sans alTectalion les canaux dont il croira pouvoir faire un usage utile pour le service du Roi.
11 n'est pas possible d'indiquer dans le mémoire, la façon dont le comte de Maulevrier aura à se conduire avec les Parmesans et les Plaisantins; il aura bientût reconnu par lui-môme quels sont ceux qui, par leur naissance, leurs emplois, leurs mérites personnels ou leur crédit auprès de leur maître, auront droit & des distinctions particulières de sa part, et il proportionnera aux notions qu'il aura acquises par l'expérience les égards qu'il leur marquera.
Lq titre do ministre plénipotentiaire n'assujettit àaucuucéré
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