LE COMTE DE UAULEVRIER
passera à Parme, et le comte de Mautevrier ne sauroU èlr« trop attentif k ne rieD dire ou faire, dont ce secrétaire d'État pour* roit abuser dans les relations qu'il fera passer à la cour d'Espagne. Le comte de Maulcvrier doit au contraire muUro dus SCS discours et sa conduite avec le sieur Carpentero tout ceqoi pourra le plus persuader à Madrid que le Roi ne l'a chargé qti« de seconder les vues des ministres espagnols et de concourir arec toutes tes mesures qu'ils jugeront Être les plus convenables i ta gloire et aux avantages de l'Infant.
Ce jeune Prince a, parmi ses domestiques, quelques Françflb qu'il honore d'une bonté particulière; le comto de Maule^fi^r a trop d'usage du monde et connott trop ce qu'il se doit à luimême et à la dignité du ministère que le Roi lui confie pour ne pas se renfermer avec ces sortes de domestiques dans les bornes qu'exige la différence des rangs et des conditions; mais il ne pourra être qu'utile de leur marquer quelques attentions distinguées. Ces canaux subalternes n'influent guère dans les affaires principales, mais comme Us sont quelques fois en éul de procurer des notions intéressantes sur rinlérieurdo la maison des Princes qu'ils ont l'honneur de servir, le comte tie Maulevrier se servira, mais sans affectation, des moyens qu'il croira propres à inspirer assez de confiance en lui aux domestiques dont il s'agit, pour les engager à l'informer fidèlemoDt de ce qui vieudroil h. leur connaissance.
Madame Infante' ne tardera pas à se rendre à Parme, el le comte do Maulevrier, à qui le Roi permet de venir jusqu'à Àih libes pour s'y trouver lorsqu'elle y arrivera, connoït trop toute l'étendue de ce qu'il doit à celle Princesse pour qu'il soit occmsairo de lui donner des instructions k cet égard.
Le respect et l'attachement que toute la Cour et la nalioa espagnoles ont voués à madame Infante, et le r^ret général qu'elle a laissé à Madrid lorsqu'elle en est partie, sonl de sûrs garants des sentiments qu'elle inspirera lorsqu'ils auront le bon-
I. Looise-EIisabeth d« France, fille iln<e d* Lonis XV, dila Hidam* Ttnaiin, Burié* k don Philippe la 26 aoûl 1738. C<Uil la fille préftrte de Louii IV. BU nraunit de la p«liu riroU, à VepwdUea, le 6 décembre i'iM. T>w ce mariage naqai«« trois enfanu : un fils, Ferdinand, qui sQCcéda à »od \>irv, et deux ftllef : tn* belle <jui épovua l'empereur Joseph II; bl LooiM-Marie-Thérese qui fut raorî'* " roi d'Espagne Charles IV, ton cousin.