LE BARON DE LA HOUZE
Dans l'interralle qui sépare l'ambassade da comlc de Rochechouart de celle du baron de la Uouze, d'importants événemeuts avaient modiGé la politique générale et fait rentrer le duché de Parme dans le système des alliances françaises. L'évoIulioD diplomatique de 1756 qa'oD a appelée * le reaTersementdes alliances », avait eu pour con- Béquences de rapprocher la France, d'abord de l'Autriche, avec laquelle sa rivalité n'était plus que tradîtionuelle et n'avait plus de raison d'être, et ensuite de l'Espagne où l'ancien roi de Naples, don Carlos, qui avait succédé à son frère Ferdinand VI, sous le nom de Charles III (1769), s'était effrayé des progrès de la marine anglaise et du danger que ces progrès faisaient courir aux colonies espagnoles. Le Pacte de famille (IS août 1761), par lequel Choiseul se flattait de réaliser la grande peii>tée de Louis XIV, réunit alors dans une étroite alliance les quatre souverains de la maison de Bourbon, Louis XV, Charles III, Ferdinand, roi de Naples, et Philippe, duc de Parme, qui se garantissaient réciproquement leurs territoires etaâsuraient, « à leurs sujets, dans leurs rapports commerciaux, le traitement de la nation la plus favorisée ». L'Espagne déclara la guerre à l'Angleterre comme elJe s'y était engagée par le Pacte de famille.
Don Philippe mourut à Alexandrie, eu 17(>5, de la petite vérole ; son Ûls Ferdinand, Agé de quatorze ans, lui succéda. Le baron de la Houze fut envoyé auprès du jeune duc. Choiseul était ministre des affaires étrangèrcft.
UCCUL BBS MiTSQCr. DtnxWAT.
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LE BARON DE LA HOnZE, 1766.
UÊMOIRE POCn SERVIR D^INSTRUCTION AC SIEUR BAB0!1 DE t.k HOUSC *, CUEVALIER DK l'ORDRF. HOïAL ET MILITAIRE DE SAINT-LAZABE, ALLAXT EN QCALITÉ DE MINISTRE l>LÉNIPOTE:fTlAIRC Dïï BOI POUR RÉSIDER AU- PRÈS DE BON ALTE5BE ROTALE l'iNFANT d'ESPAG^E, DCC DK PARUE, DB PLAISANCE ET DE ÛCASTALLA *.
Los laîentset le zèle pour le service Ju Roi dont le s baron de la Uouze a constamment donné des preuves dans les difrérenlcs commissions dontil aëtéchargéà Naples ctù Rome, ont déterminé la préférence que Sa Majesté a bien voulu lui accorder, en le destinant à remplir une place de la plus grande confiance, et Elle ne doute pas qu'il no justifie par toute sa conduite un choix si flatteur pour lui.
Le sieur de la Houze est trop instruit de tout ce qui a rapport aux affaires générales de l'Europe et àcellcs qui intéressent particulièrement l'Italie pour ne pas savoir que les fonctions qu'il doit exercer à Parme ne peuvent avoir, du moins quant k présent, aucun objet direct de négociations politiques à suivre de sa part. Les bornes étroites dans lesi]uolles les Etats de l'Infant se trouvent renferrai^s entre les pays qui sont sous la domination dos Cours de Vienne et de Turin no laissoroient même à ce Princo qu'une puissance précaire, si la protection du Roi et du roi d'Espagne* ne lui assuroient pas une puissance tranquille et indépendante de ses possessions en Italie.
Ce n'est donc ni sur l'étendue ni sur ta force des trois duchés qui forment rétablissement de l'Infant que Sa Majesté mcsui
1. M&Uiioa Aa P&sqaîftt, chonlier, baron do I» Hotiu (1724-1702}, avait accomjAgnà U. do V&ulgreiunt ea Ëspa^oa (i7iS). Clui^é d'alTAim K NAple* (IMti), a fat envayd A Ilomc en 1762. Aprâa avoir été ministre pli^uipoletiliatre î Puios OQ 176Ô, il i'ui cnrovû dans la m^ms qualité à Hambourg ut en Danemark.