‹ Naples et ParmeChapitre 212 sur 235 · U% LS MARQUIS DE CHACVELIN · texte numérisé non relu

U% LS MARQUIS DE CHACVELIN

entourent les Princes, ou sont fort bétes ou n'ont que leur inlérdt pour sentiment, et par conséquent no peuvent point fitre amis d'un Prince.

Il faut cependant, pour Mro heureux, au moins croire oq avoir, Tlnfant a trop d'esprit pour no pas sentir cette vérité. Le marquis de Ghauvolin sera très en état de la lui présenter avec force, mais comme la jeunesse de ce Prince peut afTaîbUr ses bonnes résolutions, et qu'à son dge on n'a pas lo caracl<ïre sûr el formé; qu'il faut espérer que la force et l'expérience développeront dans ce Prince, que de plus, il est impossible que l'Infant puisse conduire avec la sagacité qu'il acquerra daiia la suite l'adminislration de ces États, administration dont il doit compte à Dieu, & sa famille et à ses sujets, le Rot et lo roi d'Espagne peuvent et veulent que ce Prince maintienne el soutienne à la tête de ses affaires comme son ministre principal le marquis de Felino. L'Infant rend juslice à la probité, aux talents, au zèle et à rattachement de co minisire; il sait les bontés que llnfant son père avoit pour le sieur de Fetino; il peut voir par lui-raëme l'ulilité dont il lui a été depuis ta mort de son pferc; l'Infunt ne peut pas craindre qu'il mésuse de la confiance que les rois de France et d'Espagne ont en lui, il est attaché à l'Infant par l'amour le plus tendre et n'a d'autre inlérCl que lo bien et la gloire de Son Altesse Royale ; d'ailleurs comment serait-il possible de lo remplacer, quel ministre aimera rinfant comme le sieur Dutillot ?

Le marquis de Chauvolin api-t^s avoir exposé à co Prince les obli^tions où il se trouve de maintenir le marquis de Félino dans la conOance entière dont il a si bien usé pour les intérêts de l'Infant jusqu'à présont, lui déclarera que les pensions, bienfaits, etc., dont 1 Infant jouitsoit en Espagne, soiten France, seront versés directement entre les mains du sieur Dutillot pour qu'il les emploie au plus grand bien de LL. AA. RR.: que le Roi ne veut pas qu'il soit rien fait en politique ou en administration, soit civile soit économique, dans le^ Klals do Parme, Plaisance et Guastalla par d'autres que le sieur Dutillot. sous les ordres sans doute de l'Infant; que ce ministre répondra pcrsonnellemeut de ce qui sera fait dans ces parties aux Rois,

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