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REPRÉSENTATIONS A L'INFANT

éloigner de sa Cour les sieurs Seranni, Volpari, et Marazanni ', & les suspendre des fonctions du leurs emplois, à les exiler chacun dans les lieux de leur naissance, et à ne les rappeler que du consentement du Roi «t du Roi r.atholique.

Un valet do chambre de l'Infant nommé Carlo Rossi doit être chassé absolument comme brouillon, avec défense de reparotlre davantage devant Son Altesse Royale.

Le conseiller Verona, esprit dangereux, sera privé do 8a place et exilé de Parme.

Ces sacrillces cof^Leront sans doute au cœur tendre de l'Infant» mais le marquis de ChauvcUn loi représentera qu'ils sont nécessaires à sa tranquillité présente et future; à la présente, en ce que cet acte de sévérité et do justice rétablira dés le moment, l'ordre et la paix dans sa Cour; s la future, parce que l'on craindra d'être l'auteur du dérangement ; on ne peut répéter trop à l'Infant que sans ordre, ttll ou lard on n'est plus souverain, parce que la souveraineté ne consiste que dans le commandement juste, et que Tordre est le premier de tous les commandements. '

On ])eut présenter h l'Infant ces deux vérités ; la première c'est qu'aucun être n'est bien aise d'obéir, la seconde que l'on n'obéit pas au désordre.

Le hasard et la nature ont fait naître Tliifant d'un sang illustre et distingué par son élévation sur tout l'univers, mais le hasard et la nature ne le maintiendront pas souverain s'il se conduit en tous points d'une manière coalrairo à la souveraineté. Les erreurs passées ne sont rien, si ce Prince veut prendre sur lui-même de les corriger. La décence publique qu'il est si nécessaire qu'il observe no diminuera pas ses plaisirs; le charme de la société, le plus grand sans doute de tous les plaisirs, ne se trouve qu'avec l'honnêteté ; l'Infant doit désirer d'avoir des amis, et Ton peut s'assurer que les intrigants, les complaisants, les bouffons et nombre d'espèce do ce genre qui

1. La mMTqois Uorac« SenUliû, eietiipl de* gmrdes du corps ; t« comte Votpsri, officier du méma corps; le comte MAruaoni, g«nUUioinni« d« U cbjuabre du dua du Parme. — T009 ers portonnigoi ont dti mêlé» aux intrigues qui ariiflal pour bat la fQnrerseniQiil du ni&rquii do Feltno.

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