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Il était chambellan de i Empereur

PEnSOSNAGES DE LA COUR DE PARME.

Quant à H. de Rcvilla, l'intimilé dans la'piclle il a constaromenl vécu avec le baron de la Hoiize persuaile qu'il s« conduira [lar les mêmes principes vig-à-vis du comte de lioisgelin, qui lui marquera do son cdt6 les sentiments du plus sincère retour d'niuon et de confiance. La préséance appartient sans diniculté au ministro du Roi ; ainsi, dons les fonctions publiques, il aura soin de la maintenir conformément à l'article 27 du Traité ou Pacte de Famille du 15 août 1761. On joint ici une copie de cet article.

L« Hinistro du Roi doit principalement s'occuper à connoltro le caractère, les goûls et les intentions de l'Infant et de madame Infante, et il en rendra un compte exact cl fidèle exempt de partialité ou d adulation. Il réservera pour des lettres particulières les anecdotes qui auront un rapport plus immédiat avec leur gouvernement intérieur.

On ne croit devoir Hen prescrire ici au comte de Boisgelin sur la conduite qu'il aura à tenir vis-à-^is des personnes principales de la cour de Parme, et de celles qui y remplissent des fonctions plus subalternes. Ce n'est que d'après les notions que l'expérience lui aura données qu'il devra proportionner les égards qu'il conviendra de leur marquer suivant leurs dignités, leur crédit et leurs qualités personnelles.

Ce mémoire sera accompagné de la lettre que le Roi écrit k l'Infant pour accréditer le comte do Boisgelin auprès do Son AJlcsse Royale. Ce ministre, en ta lui présentant dans sa première audience, confirmera par ses discours au nom de Sa Majesté tout ce qu'EUe exprime Elle-même au Prince son petit-fils sur loa tendres sentimcnUqu'Ëlle conserve pour lui. Le comte do Boisgelin aura la même attention, lorsqu'il fera sa cour à l'Infante ou lui remettant la lettre du Boi pour celte Princesse.

On joint aussi h ce mémoire deux différentes tables do chiffres. L'une, Intitulée pour la dépêche, ne doit servir que pour la correspondance du comte de Boisgelin avec le ministre et secrétaire d'Etat à qui le Roi conGc l'administration do ses affaires étrangères. L'autre est destinée ù entretenir lu corrosponduncc ordinaire avec les aulre:^ ministres do Sa Majesté dans les cours étrangères et surtout on Italie. Au reste, cette der-

232 LE COMTE DE BOISGELIN, i770.

niëre correspODdance doit être renfermée dans les bornes de la plus grande circonspection par rapport aux nouvelles et aux réflexions dont le comte de Boisgelin croira devoir leur faire part.

Le Roi ne jugeant pas & propos d'avoir des ministres auprès du duc de Modène * et du gouvernement milanais, le comte de Boisgelin prendra les mesures qu'il jugera les plus convenables pour être informé de ce qui peut avoir rapport au gouvernement de ces deux Etats.

Les instructions plus détaillées dont il pourroit avoir besoin dans la suite relativement aux objets de sa mission lui seront successivement adressées suivant que les circonstances Texigeront.

Fait à Versailles, le 10 juin 1770.

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