LE COMTE DE DURPORT
àlui donner sa préférence pour la commission importanle dont elle lui confie le soin. Il no s'agit rîea moins que d'cxaniiaer avec la plus scrupuleuse attention, et de rendre un compte exact, tant de riiilminislralion générale ries Étals do Parme, que de la manière dont le marquis de Fclino. ministre de l'Infant, répond à l'idée qu'on a eue de sa capacité et de ses vertus dans les a0airos qui sont uniquement et exclusivement commises à sa direction, de laquelle ce Prince a porté les plaintes les plus amèrcs tant au Roi qu'au roi d'Espagne.
Leurs Uajeslés n'ont pu qu'être Justement surprises des griefs aussi gTflCVes que multipliés de l'Infant contre son ministre, et ont résolu d'en constater la vérité. C'est dans cette rue que Sa Majesté catholique a choisi le sieur de Cevallos, lieutenant général du ses armées, et que le Roi a nommé le sieor comte de Durfort qui aura attention de se bien informer de l'objet de la mission du sieur de Cerallos et do concerter avec lui les moyens les plus sûrs pour exécuter les ordres dont l'exécutîOD leur est coniiée.
11 est contre toute vraisemblance que le marquis de Felino qui est parvenu successivement à la place qu'il occupe, et qui a été constamment regardé sous le feu Infant Don Philippe comme un fort honnête homme et un serviteur zélé de son maître, ail tout à coup pris d'autres principes et d'autres maximes sous le successeur de ce Prince; cependant, ce changement étant dans l'ordre des choses possibles, et l'Infant en accusant formellement le sieur de Felino, l'intention des deux Rois est que leurs nùnistres sachent d'abord de ce Prince sur quoi sont fondés $(■& soupçons ; qu'ils les communiquent ensuite au marquis de Fclino et qu'ils entendent sa justifîcation. Ils pourront ensuite, maisavec les ménagements et les précautions nécessaires prendre les informations le» plus certaines et les plus précises qu'il sera possible sur l'administration générale et particulière du sieur do Fclino, mais il est essentiel qu'ils se gardent d'ajouter foi k des rapports qui pourraient être dictés par la prévention et par des vues personnelles.
il est apparent que le sïeur de Cevallos aura ordre d'interroger le marquis de Hevilla et que celui-ci ne sera pas favorable à