‹ Naples et ParmeChapitre 54 sur 235 · Pttpfari ^gtat, l. IV, <-i6R · texte numérisé non relu

Pttpfari ^gtat, l. IV, <-i6R

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INTRODUCTION

il eût pu traitor avec l'Espagne qui ne dom&nHail pas mienx que do lui lais&er les clefs do l'Italie, à condition d'en garder les bénéfices. Vingt fois, Richelieu refuse. < ALandonner à

< l'injustice et h l'aridité insatiable de l'Espagne » ceux qui ont eu confiance en In parole française, serait une indignité et la plus lourde des fautes ; « si la réputation du Roi est indi-

< cible, c'est que l'Italie attend fermeté de lui au dessein qu'il c a entrepris, oiais que s'il fait une paix à de mauvaises coo- « dilions, il en déchoira tout à fait' >. Au Pas-de-Suse, quand le prince do Piémont insinue qu'une alliance de dix ans serait plus facile à conclure qu'une Li^ue perpétuelle : > La France vous

< laisse le choix, répond Richelieu, mais elle-m^rae marche si « franchementcn ce qui concerne les intérêts des princes d'Italie c qu'elle ne craint point de s'engager pour jamais à leur con- « servation ^ » — Seulement, pour faire une Ligue, il ne suffit pas d'en concevoir l'idée et d'en démontrer l'utiJité; il faut eocore des ligueurs, et, quoi qu'il Ht, Richelieu ne devait jamais trouver, sauf à Venise et à Mantoue. que des collaborateurs d'un jour. Le premier] souffle d'adversité, le premier obstacle emportent les plus solennelles promesses. Le Mémoire au Roi l'avait d'ailleurs prévu : c Tous les peuples soat « extrêmement mécontents de leur gouvernement, harassés « et ruinés dos gens de guerre qui, n'ayant point été payés, ■ ont vécu à discrétion et à fond du pays ; mais les prifues « attenàeiit à voir qui sera le plus fort pour s'y Joindre '. >

Ainsi, une fois encore, o est le même jeu. L'Italie déteste de toute sa haine cet Espagnol ijuî, « s'élant présenté à elle loule « gentillesse et tout compliment dans les apparences, u'a point 1 tardé à se révéler tout orgueil , toute avarice et toute cruauté,

< propre à dominer des esclaves, incapable de gouverner des ti hommes libres " » ; cette paix du despotisme triomphant, elle y reconnaît la paix du sépulcre ; elle se sont consumée d'un lent venin : mais elle n'a ni le courage ni la force d'agir par elle-

1. Papiers tTEtatf UI, 707 ; Saceincu narrations, IV, 333, etc.

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