‹ Naples et ParmeChapitre 53 sur 235 · W., l. l". p. SI · texte numérisé non relu

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NE forie pour maintenir ce i]«*ol]e avait conquis. Avertie par l'expérience, il lui faot revenir désormais à la politique île Henri ÏV, dégagée dos utopies de Sally, « parce que notre force « et la prudence des Italiens seront assez grandes toujours pour K réalÏMr le seul partage que doit désirer la France en toute m oetia conquête et qui ne doit ^Ire que la diminution de l'Es- ■ pttgne. car l'Kspagne prétend égalité avec elle, la veut affain blir et le fait ». Donc, en mAme temps qu'il faut se préparer à jeter t'épée de la Franco dans la guerre allemande en faveur des princes protestants qui représentent la liberté germanique contre la prépondérance d'Autriche, il est nécessaire de passer de nouveau les Alpes, de descendre en Lombardie et d'y chercher les Espagnols, mais, celte fois, avec l'intention bien arrAtée de n'y faire aucune conquête. « Je ne dirai point K que nous avons toujours été assez heureux à conquérir en « Italie, mais si malheureux à conserver que les lauriers qa*on

• a cueillis ont promptement toujours été changés en cyprès. » Devenus sages h nos dépens, nous avons dès lors trouvé le M vrai secret des affaires d'Italie qui est dépouiller le roi d'Rs- « p«gno de ce qu'il y tient, mais pour en revêtir ies princes » et potentats d'Italie, lesqnoh par Tintcrèt de leur propre con- « servation seront tous unis ensemble pour conserver ce qui V leur aura été donné. »

Pour peu que l'on veuille jeter les yeux sur les Papiers (TÊlal, 00 se rendra compte que je pourrais prolonger longtemps ces citations et montrer par plus de cent dépêches avec quelle invincible obstination Richelieu poursuivit l'idée de n'arracher l'Italie k. l'Espagne que pour la rendre à elle-même. Dans l'oUkire deMantoue comme dans celle de Gônes, à Casai comme devant Pignerol, el mémo après la deuxième guerre du Piémont, quand il transfère des Alpes au Rhin son principal effort, le cardinal pousse et conclut toujours h la nécessité do la Ligue. • delà véritable confédération, qui, seule, peut assurer « la liberté publique contre les (roubles et invasions perpé-

• tuelles des Espagnols ' >. Vingt fois, sous les auspices du Pape,

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