‹ Naples et ParmeChapitre 56 sur 235 · RiGbeUeD,««iMfrt«,l. XX · texte numérisé non relu

RiGbeUeD,««iMfrt«,l. XX

i. Mimùùttt ch. xvQ.

INTRODUCTION

qui l'ambassadeur d'Espagne a prononcé le Delenda Carthago, Milan qui a tenté une première émeute contre son gouverneuTt Rome encore toute tremblante de l'atroce parole de Ferdinand : « Il y a cent ans qu'on n'a point saccagé Rome qui se trouve < plus riche qu'alors. » Le duc refuse; il vient de découvrir qu'il relève de l'Empire cl que, dûs lors,-^non seulement il ne peut rien contre lui, mais qu'il doit aide et secours aux lansquenets. Et, sans doute, cette nouvelle campagne de Piémont sera aussi rapide que ;^lorieuse, pas assez rapide cependant pour permettre à l'armée française do paraître à temps devant Maotoue et de la sauver du plus efrro\'able massacre ; elle pourra tout juste, après avoir conquis les Alpes en deux mois, secourir Casai. Ainsi, la péninsule livrée pendant de longs mois à quarante mille brigands, Mantoue détruite, inondée sous des flota de sang, la peste de 1630, la fameuse peste de Manzoni, naissant sous les pas « des bandes ignobles et sales de Cotallo, » tel fut, de l'aveu même de César Cantu *, le bilan de la dernière félonie do Cbarlcs-Emmanuel, de son alliance parricide avec l'invasion allemande. Quand elle s'abandonne elle* même, quand ses défenseurs nés sont les premiers à la livrer, que pouvait la France pour l'Italie, sinon interrompre la prescription de son éternel procès pour la liberté ?

Quelque menaçante que restât la forteresse crénelée où l'EIspagne avait enfermé la péninsule, l'Italie, dans l'ensomble dô la politique ultérieure de Richelieu, ne tint dès lors et ne pouvait tenir que la seconde place. Elle n'est plus décidément qu'un cadavre à galvaniser. L'Allemagne» au contraire, est un corps plein de sève et de vie que la France ne peut laisser étouffer sans être elle-même atteinte au cœur. Partant d'ailleurs de ce principedirecteur que s jusqu'où allait la Gaule, jusque-l doit « aller la France- ». et n'ayant pas renoncé moins formellement que Uenri IV à toute ambition de conquête transalpine, Riclit^ lieu devait être conduit ty)t ou tard à transporter le vrai théâtre de la guerre sur les bords du Khin : la seulement il pouvait utilement gagner. La mort de Gustave-Adolphe, suivant de

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