TRAITÉ DE RIVOLI
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prèslacaUstroplie iLalienne de 1630, ne put donc que brusquer révolution. Richelieu, assurément, n'abandonne pas Tltalie; il ne cessera pas d'y envoyer des armées ; d'Harcourt y remportera, en 16iO. contre Lleganez ses plus belles victoires, ces batailles du Piémont qui feront dire à iean de Wert. apprenant la prise de Turin : » J'aimerais mieux âtre général liarcourt « qu'Empereur ! > Le cardinal enfin continuera avec un zèle infatigable à prêcher la confédération italienne qui » seule peut M QAsurer à la péninsule un parfait repos , une sûre et durable M paix* : u le Irailê de Rivoli avec Victor-Amédée, auquel accédaient l'arme et Uantoue, parut môme un instant en fixer les bases. Uais il d'co a pas moins reconnu que, des deux branches de cette maison d'Autriche qu'il veut abaisser, la plus redoutable de beaucoup est celle qui s'étend sur l'Allemagne : c'est l'trbre même, et c'est là désormais qu'il faut porter la cognée. Puisque les princes italiens continuent soit à contrecarrer les efforts du seul pays qui veuille sincèrement l'autonomie de la péninsule, soit & ne lui offrir qu'un concours platonique, Richelieu se contentera désormais de garder solidement les clefs des Alpes. S'il no peut pas ressusciter la liberté italienne malgré les Italiens, du moins il sauvera avec les protestants la libertés {germanique et « relevant le nom de la France dans les > nations élrau^ères au point où elle doit être' », il fondera l'équilibre de l'Europe.
Quand j'aurai dit une fois de plus que Richelieu rapprit aux Italiens qui les oubliaient ces grands mots de liberté et d'indépendance, je n'aurai point cependant résumé avec exactitude son intervention politique dans leurs afTaires. Et, sans doute, il échoua dans son dessein qui était de chasser l'Espagne et de refaire de ces hommes découragés un peuple. Mais s'il ue réussit pas à briser le carcan qui serrait l'Italie, du moins il le desserra. L'occupation prolongée de la Valleline par les Espagnols et les Impériaux eût été l'étoufTement de Venise, sa mort par l'asphyxie *; en sauvant celte < reine des vallées
1. Smeemete Sarration ; Métnotrw d« da PlMûi, série Vit, p. asi-30fi.
î. Tntamnt (Ed. Michiadl, p. MI.
3. ■ ib le* Aulrichieiu fuient jiarTciiu» à a* Dxor djuu U Rliili* «t à U rcubir
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« européennes ' », il sauva Venise dont Talliance publique ne lui manqua jamais. Quand Richelieu arriva au pouvoir, la France, qui semblait avoir, depuis quinze années» ■ donné « sa démission de» aiïaires européennes > , avait perdu de l'autre câté des Alpes jusqu'à l'ombre de son ancienne influence : le renouveau de son prestige arrêta les progrès des Espagnols, rendit courage, non seulement à la République Sérénissime, mais, vers la fin, au Saint-Siège lui-même et surtout aux petites principautés qui découvrirent qu'elles avaient droit d'être désormais, dans les grandes compétitions, autre chose qu'un jouet ou qu'une récompense. Charles-Emmanuel, par son esprit capricant < qui ne pouvait avoir de repos et faisait € tous les jours deux ou trois fois le tour du monde' >', avait été l'obstacle décisif aux projets de Richelieu, et son Ois suivit d'abord sa tradition ; à force pourtant de modération et de sagesse, le grand cardinal réussit à faire rentrer la Savoie dans l'orbite de l'alUaDce française ; si Victor-Amédée arait vécu, si sa mort prématurée n'avait livré le Piémont à tous les troubles d'une déplorable minorité, le traité de Rivoli eût peut-être abouti à la conquête définitive du Milanais. Le Pape, dans l'afîaire <Ies Grisons, avait consenti à se faire l'exécuteur servile des haines espagnoles ; en osant protéger contre les soldats du Saint-Përc les protestants de la Valteline, le » cardinal d'Etat » commença k détacher le faible Urbain Vlll de la suzeraineté du Roi catlioliquc et, le réconciliant peuà pou, par des prodiges de diplomatie, avec Venise et les princes toscans, unit, à la grande rage de l'Autriche, par le gagnera la cause même de la Ligue ^ La médiation de Richelieu dansl'alîaire de Vmcameration de Castro n'empêcha pas seulement les princes coalisés de Toscane et de Modénc, unis à Venise contre le Pape, d'ajonter aux cruautés de la guerre étrangère celles de la guerre civile; elle donna eacore à Titalie tout entière le sentiment
an lyrol, on pottrail diro qua e'«n AUiC fiùl do U liberté d« l'iulio, itrufUe oe lACet ■ (Nwii, ttialoirr. dt Venitt.)