‹ Naples et ParmeChapitre 70 sur 235 · I. A0. Élr. AXlcmngav, l. CXXI · texte numérisé non relu

I. A0. Élr. AXlcmngav, l. CXXI

t. Aff. itr. Aogieurrit, t. UX. - Cf. CbdraM, Hiaorité lU Loui$ XIV, i. Ut, T. kK.

s. Midx^lfM, ni»t. Hf franct, t. XIV, p. 281.

Kéwuiru, 11* pvuc, Kpuimbro lâlV. u 11, p. 74 (ISd. Aiph. P«iUei).

CXL INTRODUCTION

Si l'Empereur s'était décidé finalement, après de longues perplexités, à faire la paix, c'avait été en dépit des avertissements que les ennemis de Mazarin, le coadjuteur et W de Ghevreuse, n'avaient cessé de lui faire parvenir par le canal des Espagnols et qui annonçaient, avec la fin prochaîne du cardinal, le renversement des alliances*. Par un curieux jeu du hasard, la paix de Saint-Germain, qui ratifiait les précaires conquêtes de la journée des Barricades, avait été publiée le même jour que la paix de Westphalie ; Paris, dans sa badauderie, acclama la première, et la Fronde — tout son esprit politique est là, le vieil esprit de la Ligue, — se déchaîna contre la seconde : < Quiconque, écrit le curé de Saint-Roch, lira à u l'avenir le traité fait en faveur des Suédois et des protestants c d'Allemagne sous l'appui de la France, au préjudice de l'Eglise, « ne se pourra jamais persuader qu'il soit d'autre conseil et « d'autre esprit que celui d'un Turc ou d'un Sarrazin déguisé

< sous le manteau d'un cardinal*. » La trahison, qui échoua à Vienne, réussit en revanche à Madrid et la continuation de la guerre espagnole, pendant plus de dix ans, n'eut pas d'autre cause que l'espoir fondé par Philippe IV sur les mécontents, c comme

< sursesauxiliaireslesplussûrs' ». Rien de plus honorable que les efforts de Mazarin, pendant toute la durée de la guerre civile, pour garder intact le bénéfice de la paix de Westphalie et disputer à l'Kspagne le terrain que lui livrent les frondeurs. Pendant que Retz se soulage avec une pirouette du léger remords o d'avoir le premier mis dans les affaires le grain de catholicon « d'BSpagne* », et que le conseiller Pontcarré déclare < qu'un € Espagnol ne lui fait pas tant peur qu'un Mazarin * », le cardinal avisa le cabinet de Madrid que, « plutôt d'accepter une c paix honteuse, il s'accommodera avec le Parlement à quelque

i . Voir notamment le» dépêches de Groularl de la Court k de Lionne, Aff. Etr., Alleinagnc, t. CXXII; Oroulart écrit dans une dépèche du 7 septembre i&48 : • Si nous n'étions point nous-mêmes les artisans de nos propres malheurs, nous verrions bientôt la France dans un état où elle ne s'est point vue depuis Charlemagne. »

2. Choix de Mazarinades, t. I", p. 100, Lettre d'un religieux {Broijsse, curé de Saint- Roch}, envoyée à Mgr le prince de Condé.

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