EXPÉDITION DE GUISE
fài eflpfeaeé de reconnaître la Hêpublique niipolilaine, Mazarin no OOTait ptts & l'aTCDir de celte démocratie et il écriTail avec grand MHS h SCO ambassadeur la dépôcho auiranto :
■ La substance de toute cette afTaire se nkluit à trois points principaux :
« Le premier est de bien établir les aiïaires de Naples en s'empanul des châteaux et des Iles voisines, et de donner la tnain à ceux du royaoïne pour chasser entièrement les Espagnols ;
> Le second, de travailler avec beaucoup d'adresse è l'union du peuple et de la noblesse, alla d'empêcher que cette dernière ne se joigne aux Espagnols ;
• Le troisïÈDic, do disposer les choses de manière que le penpld ao- «apla on roi parce que l'état républicain n'est pas praticable et poUN rail occasionner des divisions dont Irs Espagnols profltcraient. La pemé« d'établir un roi devrad'autant mieux réussir que nousne tenons pa» h ce qu'ils choisissent le roi de France. •
Ainsi raisonnait Mazarin avec son habituelle clalrroyance, mais, par malheur, il n'était pas maître de diriger les affaires k i*a volonti cl il lui fitloit compter avec la rcinc-mèrc qui, se retrouvant Espagnole en voyant sa maison si pi-ès de la ruine, avait déclare brutalement au cardinal que, « si les Napolitains voulaient pour roi le duc d'Anjou, aon second llls, elle les soutiendrait de toute sa puissance, mais qu'elle aimait mieux tapies entre les maine de »on IVèrc que du duc de Guise i. Dés lors, Mazarin, qui ne pouvait rien que par Anne, au lieu de soutenîrrranchcmcnt leduc de Guise, — carpcuimportaitqui eût Naples, pourvu que Naple^ échappât à l'Espagne, — M avaria fut réduit  louvoyer et à temporiser, alors que la décision et la promptitude dans l'action ne sont jamais plus nécessaires que pourmcner une révolution. Au lieu d'envoyer une armée de débarquement au secours da Guise, qui venait de ie faire proclamer défendeur de la République et qui faisait preuve à la tête du peuple toujours enthousiaste d'ooe capacité militaire inattendue, il te contenta de lui expédier une escadre, composée d'une trentaine de vaisseaux tant français que portugais, et dont le commandement avait été confié à un jeune homme de dix-huit ans, dépour^'u d'expérience et gonflô de prélen* UOD, le dnc de Richelieu Pont^Courlai.
Le jeune duc, à peine débarqué à Naples, enlassa faute sur faule. Loin de se mettre k la disposition de Guise, il alTecla de ne s'adresser qu'au capitaine général du peuple, l'incapable et brouillon (icnnaro Annese, poussant ainsi Guise au coup d'Etat du t\ décembre par lequel il déposa Annese et eo fit proclamer duc do Naples pour cinq ans. La flotte espagnole était dans le canon du chAteau de l'CKuf o(i rien n'cùl été plus aisé que de ta forcer ; Ponl-Courlai 8C détourna sur cinq vaisseaux à l'ancre sous Castellamare, les brûla, et, après
DU PLESSIS-BBSANÇON, lUS.
une caaOQDode contre le gros de la flolle dans les eaux de Bala, repartit pour la Provence, faute de vivres, en promettant de reveoir bienlûl (décembre i&47-janvieri648).
C'est dans ces circonstances que Mazarin envoya Da Plessis-BesaQ^oa à Napics pour essayer de réparer par la diplomatie les faul^ des militairos, et il ne pouvait faire de meilleur choix. Bernard de Besançon, seigneur du Plessis, ÙU de Charles de Besançon, gentilhomme de la chambre de M"^ Catherine de Franco, duchesse de Bar. Bcenr do Jlcnri IV, et de Hadclcino Horric de la Courade, avait tlo distingué au siège de la Rochelle par le cardinal de Richeliea, nommé aide-major aux gardes françaises en 1631, puis sergent de bataille en 1635, et il n'avait pas tardé à faire preuve dans les afl)iùrea diplomatiques de la même résolution et du même sang-froid que sor les champs de bataille. Ses débuts dans la carrière (1640-1&H) uvaieat été marqués par un succès éclatant : le traité du 16 décembre avec les insurgés catalans qui avaient reconnu k Louis XIII le titre de protecteur de la Catalogne et qui, peu de mois après, avaient proclamé l'union complète de celte province & la France. Qonseiller d'Etat et maréchal de camp, il n'avait pas mené dans la suite avec moins de dextérité et de Cnesse les négociations dont il avait été chargé auprte des Blats de Catalogne, du duc de Lorraine et de don Pranci»o de Metlos & Bruxelles. Mazaria dicta pour Du Plessis- Beaan^n les iiutrucLions suivantes *.
<( MÉMOIRE ou AnKNOA PODR LE SIEDR DU PLESSIS-BESAXÇO:* ESCltT DE SA MAIN SODBZ LA DICTÉE DE M" LE CARDINAL, E-l DtCOt- BREl64'3*. »