CHAPITRE V
LA IIAUTl' RHXAISSAXCE
Au XVl" siècle, de Irrs iKniiln-i-ux artisle> Iravaillérenl à Xaples. l.a plupart }■ ont laissé de fort beaux souvenir>. insuffisamment connus lieaucoup vinrent d'I'^spagne. d'autres di- la Haute Italie : mais plusieurs aussi furent napolitains'.
De nombreux ])alais furent édifiés, auxquels travaillèrent surtout le>
' Oans 17(/j>/((/-/.; H,7/io/</iiHJ du l'nince^^cu tl<- Pietri (Naplis. 1O34 , un trouve une nnnu.-nelaturi; complète et très intéressante de toiisles monuments et ceuvrcs d'art existants à Naples au xvi'' siècle. Dans Napoli Xobilissima, sous le titre Mciiuirie Ji'gli Spagnuoli iiellii cilla ili .Wipoli, Mr. Benedetto C'roce a également écrit toute l'histoire artistique de la Naples de cette époque. Voici au surplus la liste des principaux architectes et sculpteurs qui travaillèrent à N.-iples au xvV siècle: les architectes Aj;hilera, Attenvolo Ambrogio, Basso Ponipeo. Cafaro Pignaloso, lîenincasa Giovan J;icopo. Giovan Giacomo dell Acaia, Vincenzodclla Monica, Mornianno, Fontana, Antonio da Settitcnano, etc.
LA HAUTE RENAISSANCE 85
deux Mornmiino et Foiilûim ; la plupart ont été depuis entièrement transformés et défigurés. L'un des plus beaux fut le palais Gravina, qui est affecté aujourd'hui à l'administration des Postes.
Le Palais Graviua a\-ait été édifié entre 1513 et i54q. sans doute par le florentin Baccio d'.\gnolo, et après lui par Mormanno f'alma. L'édifice, très riche, fut agrandi et transformé en 1762. ]Kiis en 1837. et détruit par
Dôiiie. La confession Je saint janvier ^sous le maître-autel).
un incendie en iS4<S (Juand on le réédifia, on le transforma tle manière à le faire servir aux administrations puliliques qu'on voulait y installer. Retouché trop de fois, il n'a plus aujourd'hui la pureté de lignes qu'il
Les sculpteurs Pietru Bernini. père du t;ranJ Lorenzo. Bil'ulco Anello, Bosnlin<:i hicobo. Bregantino Kaimo. Annibale Caccavello, Caccavello Salvatore, Cafaro Giuseppe, Casapoggi Cristofaro. Giuseppe e jacopo du Carrara. Castello Giovan Filippo, Chiarini Bartolomeo. Ciottoli Clémente. Giandomenico d'Auria, Geronimo d'Auria, Giovan Tommaso d'Auria, Anselmo e Claudio de Corona. de Felice Felice, de Guide Giavannantonio, délia Mnnica Ambrogio. Geronimo de Stefano, Scipione et Giovan Antonio Galluccio, Longo Silla, Giovanni da Nola, Tommaso Montani, Santacroce, Monternsso Cristofaro, Naccherini Michelangelo, Francesco Sangallo etc.
devait présenter à roriginc. comme en témoigne un curieux dessin retrouvé par M. Ceci dans lalbum d'un napolitain. PaoloPetrini, du début du XVII 1'= siècle.
Giovanni Doniulio di Mitrnmnno a exécuté à Xaples beaucoup de travaux. On le suppose fltjrentin. et élève de Giuliano da .Maiano. Un sait en tout cas qu'il était déjà à Xaples en 1483. et qu'il y acquit le droit de cité en i5i,v H construisit d'alîord des orgues, iiotainment pour la iMaddalena et San Mligio. i)uis de nomlircux jjalais. entre autres celui de Matteo Acfpiaviva. duc d'Alri. ])rès de San l'ielro a .^laiella. celui des di Capua. dans la via San Biagio dei Librai qu'on voit encore aujourd'hui, celui des ducs de X'ietri sur la ])lace San Domenico .^lag■g•iore. celui de Luigi de Ravmo. celui d Antonio (arafa près de San .^larcellino. celui de Ferdinand!) DiazCarlon comte d'.\life 11 siir\-eilla aussi avec .Sannazar l'exécution des travaux de Giovan Tommaso di Xapoli, dans la chapelle de Cuncto, à Santa .Maria a Caponapoli ', restaura la chapelle Santa Maria délia Stella, etc
.^lormanno eut un fils, .Xndrea .^lornlanno. dont on sait peu de chose. Andréa. (|ui fut. croit-on. ingénieur, aurait construit avec de nombreux ouvriers maçons de Cava, entre 1563 et 1568. une route entre Xaples et Salerne. J.a fille de .Mormanno. Diana, épousa, en 1526, un élè\-e de son père, Giovan Fraiicesco lir l'iilnui. qu'on a appelé aussi .Mormanno, du nom ilr son beau-])ère f|ui l'aimait comme un tils.
Giovan Franccsco de Palina, ou Mormanno, construisit, comme son beau-père .Mormanno. avec lui d'abord, puis seul, plusieurs orgues.
' Cette intiTessante églisi', qui date du dcbut du xv siC-cle, fut agrandie au xvr par Mormanno. On y voit, outre la chapelle de Cuncto. de Giovan Tommaso di Napoli, un beau tabernacle d'autel du père de Giovan. Tnmnia>o Malvito di Como, auteur de la Confession du Dôme. — Giovan fit encore la cliapelle Galeazzo Caracciolo à Donnaregina. deux belles fontaines de marbre dans la villa célèbre que Caracciolo possédait en dehors de la porta Nolana, et divers travaux à San Giovanni a Carbcmara. — .\u-dessus de l'autel, dans la chapelle de Cuncto à Santa Maria a Capon.ipoli. Giovan avait sculpté une MnJonnn di'llc GriJ{ie, qui fut transportée dans l'église de San Anello, et à laquelle on substitua en 1601 une statue en bois de San Onofriu, qu'on croit être de Giovanni da Xola. Le joli et très fin tombe.iu de Giovannello. adossé à la paroi de droite de la chapelle, est également de Giov.m, et fut terminé en 1525.
La Confession </<■ Si Janvier, au Dôme. c|ui se trouve sous le raaitre-autel, est une délicieu-e chapelle qui fut construite au.-c frais du cardinal Carafa entre 14()7 et 1508. La belle statue agenouillée du cardinal, si expressive, ainsi que tous les détails, très riches, mais de bon goût, de la chapelle, sont dus, ainsi qu'il vient d'être dit, à Tommaso Malvito, de Côme. Mr. .\lfonso Miola a retrouvé et publié dans Xapoli Nobilissima un intéressant manuscrit d'un frère Bernardino écrit i^n 1503. au moment où les tra\aux de la chapelle se poursuivaient, et qui explique en détail toute l'œuvre de Malvito. La chapelle renfi-rme le tombeau de St Janvier : les reliques du saint furent transportées ;'i Naples en 1497.
LA HAL'TK RENAISSANCE 87
notamment pour le Uôme et pour Santa Chiara. On lui a attribué de nombreux travaux d'architecture, notamment la reconstruction de Santa Maria di donna Romita. de San Severino e Sosio. du grand palais de Thumaniste Antonio de Tîoloo-na, dans la via Xilo, 'nui existe encore
Dôm:'. ConfessioÈi Je saint jjnvier. Statue du cardinal Carafa.
aujourd hui , du palais Filonuirini), à 1 angle des rues Trinita .\laggiore et San Sébastiano, du palais de la Xoy dans la via .Médina : mais les preuves manquent pour \-érifier les dires de Celano, et des autres chroniqueurs de l'époque. Le palais Pinello. l'église Santa Patrizia. le portail de San Gaudioso, le portail de Santa Maria délie Grazie. l'église Santa -Maria Regina Cœli, le palais Tappia, dans la Toledo, auraient été également
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construits par Palma. mais tous ces inoiniments sont aujourd'hui détruits ou ont été maintes fois transformés... Au palais (iravina. Mormanno- Palma a fait certainement de nombreux travaux d'agrandissement et d'embellissement Xapoli Xobilissima. t. l.\. ji. 167, 182"
Foii/ûiiû. ([uï fui avec les Alonnanno parmi les plus célèbres architectes du xvr siècle napolitain, était né à 3lili. sur le lac de Corne, en 1543. et mourut à Xaples en 1607. Ce fut sur la réputation cjue lui avaient faite les grandes constructions qu'il avait édifiées à Rome 'palais de Monte Cavallo, façade de S' Jean-de-Latran, fontaine de l'Acjua Felice, obélisque de la j^lace .Sainl-l'ierre , <[ue les \-ice-rois espagnols l'appelèrent ;i Xaples. Il \ traça ou nivela la rue de la ^larine. la place du Castel X'uovo, la rue .Santa Lucia. exécuta divers iraxaux dans le port '. A la demande du vice-roi Olivarès. il érigea à l'intérieur du Dôme, au-dessus de la ])()rle principale, les nn)numents de Charles 1" d'Anjou, de (-'arlo .^larlello, roi de llongrie et de sa femme Clémence. .Surtout, il dressa les plans, à la ilemande du comte de l.emos. du Palais Royal. ,M.r. Alfonso Miola a rappelé à ce sujet dans une intéressante étude les très vives critiques, moli\ées seulement par la jalousie, que Cavagni. un ari'hilecte napf)lilain, conti'ni])(irain de fonlana-, avait dirigées contre lui'.
Au XVI" siècle également, le Castel Xuovo, le Castello dell' Ovo, le Castel del Carminé ^qui datait de 1382. et avait été déjà plusieurs fois restauré, notamment en 1439 et en i484\ furent transformés et agrandis, et reçurent de nouvelles et puissantes fortifications. (Le Castel Capuano, lui, devint le siège de tous les tribunaux de la \ille. Lors
' Au XVI'' siècle, de grands trav;ui.\ furent exécutes dans le port. Pierre de Tnlédc fil agrandir l'arsenal, et améliorer le purt, dont l'entrée fut rendue plus facile. .-V la fin du XVI'' siècle, un arsenal nouveau fut édifié, et Kontana, à la demande du vice-roi Olivarès, commença un nouveau port entre le Castel Nuovo et Tile Saint-\'incent, mais faute d'argent, les travaux furent rapidement interrompus. — • Kn 1559. le duc d".\lcala fit construire sur le mole une splcndide fontaine, de forme octogonale, la foiitiiiiic Jci quattro del Molo. Celle-ci fut exécutée par Annibale Caccavcllo et Domenico d".\uria, sur les dessins dWntonio Castaldi, et fut plu> tard emportée en Espagne parle vice-roi Pierre d'Aragon.
Au xvn'' siècle, les vice-rois firent aménager les abords du nouvel arsenal et édifier la Darsena. Sur la route nouvelle qui fut établie, on plaça un buste colossal, que le peuple surnomma le Gigoiilc di Piil,i\\o, qui était la partie supérieure dune statue de Jupiter trouvée à Cumes ; le buste reposait sur un pilastre de stuc, sur letiuel on inscrivit in 1670 une longue épigraphe. Le Giirantc di PiiLi\\<i est aujourd'hui au Musée National.
- De Cavagni sont, entre autres monuments, l'église et le couvent de San Gregorio Armeno, et le Monte délia Pieta.
•■ C'est le fils de Fontana qui transforma, au début du .wii'' siècle, le bâtiment où est actuellement le Musée National (érigé pour servir de caserne), afin d'y loger l'Université (1615^.
LA HAUTE REXAISSANCE 89
de la révolution de .Masaniello en 1^47, le Carminé fut le centre de la révolte.
Le Château Saint- Elinc, tel qu"on le voit actuellement, date aussi de la même époque. Il est dû, comme la plupart des grands travaux cjui furent exécutés à Xaples au milieu du XVl" siècle, au vice-roi Pierre de Tolède '. 11 a remplacé une forteresse plus petite, cjui datait de Robert d'Anjou, et s'était d'aV)ord appelée Castcl Bel forte. Les architectes en avaient été, jusqu'en 132g, Francesco da Vico. et ensuite, jusqu'en 1343, date à laiiuelle la forteresse avait été achevéïî, les napolitains Attanasio Primario et lialduccio di Bazzo. Dès 1348, le château prit le nom de San Erasmo, qui devint San EriJio. puis San liliiio . l'.n 1S37. Pierre de Tolède fit agrandir et transformer la forteresse par l'architecte militaire Pirro Luig'i Scriba, de \'alence, puis par Giovanni d'Acaja. Les tra-
' L;i Tolcilo. aujourd'hui via Roma, la grande rue de Naples, date de Pierre de Tolède. Dans la Toledo, on construisit aux xvi'', xvii'' et xviu" siècles de riches palais : le palais ïappia. le palais del Vasto, qui passa ensuite aux Maddoloni dont il a gardé le nom, ^la porte et l'escalier du palais Maddaloni sont de Fansaga ; Giacomo del Po, Francesco da Mura, Fedele Fischietti y ont exécuté de nombreuses peintures] ; le palais Berio qui fut à la fin du xviii'- siècle, une des plus élégantes résidences de Naples; le palais délia Porta; le palais de Curtis; le palais Stigliano ; le palais Doria édifié par Vanvitelli, etc. En 1816. Ferdinand 1'''' réunit, dans un grand palais situé entre les rues San Giacomo, de la Conception, la Toledo et la place du Municipe le palais actuel du >tunicipel. tous les ministères du royaume. Sur la Toledo. on construisit encore l'église du Saint-Esprit. San Nicola, Santa Maria délia Carita, Notre- Dame de Lorette, etc. Tous ces édifices ont été maintes fois transformés. Plusieurs même n'existent plus aujourd'hui. Pendant très longtemps, la Toledo, malgré les palais et les églises qui la bordaient, et bien qu'elle fût la voie la plus fréquentée de Naples, resta dans un état lamentable . elle était à peine praticable, ce qui n'empêchait pas qu'elle eût une réputation universelle. « Voilà un des grands buts de mon voyage, écrira Stendhal, la rue la plus peuplée et la plus gaie de l'univers. * Ce n'est qu'en 1851 qu'on v construisit des trottoirs et des égouts, et qu'on commença sa mise en état de viabilité. Mr. Antonio Colombo lui a consacré dans Xapoli Xobilissima une très intéressante étude historique.
Pierre de Tolède fit reculer l'enceinte fortifiée de Naples, et agrandit ainsi considérablement la ville. 11 habita surtout le Castel Nuovo. tout autour duquel s'étendaient de grands jardins. 'Vers 1555. on construisit im " palais royal * dans le parc du Castel Nuovo. Le palais était tourné vers San Spirito. i,a construction se fit sur les plans de Ferdinando Maglione et de Giovanni Benincasa. C'est vers 1600, qu'à la demande du comte de Lémos, et ainsi qu'il a déjà été dit, Fontana, fit les plans d'un nouveau palais, l'ancien étant trop exigu, et fort mal disposé.
Parmi les autres embellissements dont Naples fut redevable à Pierre de Tolède, il faut citer la Fontiiine des Iiidinti (enchanteurs, c'est-à-dire ceux qui vendent à l'encan des effets vieux et neufs) édifiée par Caccavello en 154 1 sur la place du port; la Fontaine de Spinacoroiui, à côté de Santa Caterina Spinacorona ; la Fontaine Médina, plusieurs fois déplacée, actuellement place de la Bourse, œuvre de Michelangelo Naccherino et du Bernin, et restaurée par Fansaga. Les deux premières ont été démolies, de même que celle de San Pietro Martire. la Seapigliata de l'Annunziata, Y Atlante de la Sellaria, la Coccovaia de la Place du port, qui avaient été restaurées sous Pierre de Tolède.
NAPLES
vaux, menés rapidement, étaient déjà très avancés en 1538. En niéinc temps, toute la colline fut pourvue douvrages militaires, à la C()nsiru<tion desquels s'employa surtout le florentin Xiccolo Bellavante
].e (Olivciif (ff Sûii Mnrtiiio. qui est tout voisin du château Sainl-
Elme. date aussi du XIV siècle II fut commencé sur les ordres du roi Robert en 1325, par le siennois Tino da (anuiino. et le naiiolilain Francesco de Vito.
.Vprès la mort de Tino da Camaino, les travaux lurent continués par Altanasio Primario et Balduccio di liazzo.
J,c maître florentin l'ace travailla à la colonnade du cloître l.c lU février i;,(iS, l'église et le cou- \ ent étaient solennellement consacrés. L'édifice fut considérablement transformé dans la seconde moitié du \vr siècle et au xvil .
< )n trouve cependant encore dans l'église, et dans le pronaos, des vestiges de l'ancienne architecture angevine, et des formes ogivales d'alors, vestiges que .Mr \ ittorio Sjjinazzola a excellemment relevés dans les articles très documentés qu'il a consacrés à San .^lartino. Au centre du cimetière des moines, se voit aussi une ])etite c(;lonne, qui rappelle celles de la porie de San Giovanni de Pappacoda, et i|ui est la seule qui subsiste de l'tcuvre de Pace.
V.u i^So. on commença <lc transformer complètement la chapelle et
San Domeiiico .Maggiore.
Autel de la chapelle N.-D. des Neiges, par Giovanni da Xola.
LA HAUTK RF.XAISSAXCE
la chartreuse. Les architectes de hi chapelle furent d'abord Giovanni Antonio Dosio, et plus tard (jiovanni Giacomo Conforte En I5<S9, le chœur était achevé, et d'Arpino commençait de })eindre la voûte. En 1590, on plaça tous les marbres qui devaient décorer réi;lise. En 15Q1. et jusqu'en 1^)23. d'impr)rtants agrandissements furent poursuivis : on fit des chapelles nouvelles, qu'ornèrent les artistes les plus célèbres de l'époc^ue : en 1591, Corenzio peignit des fresques dans la chapelle S' Janvier, dont le riche tabernacle est l'œuvre de Giovanni Xaccarino, fondeur de Bassano, et de Giovanni Selino, orfèvre florentin. Les autels reçurent des décorations de marbre, riches et élégantes.
La sacristie fut ornée de belles sculptures sur bois, de marqueteries et de mosaïques précieuses ; les cellules des moines, la bibliothèque, décorées de peintures. Les portes furent richement sculptées, beaucoup par if tienri'chus von Utreclvt, 1598 » ; celles de l'église notamment sont de toute beauté J.e beau puits du cloître et sa balus trade sont de la même époque. Au X\'ir siècle, les travaux d'embellissement furent continués, et, à partir de 1623, menés par Cosimo Fanzago.
San .^lartino renferme (l'intéressantes sculptures du XVI siècle'. Le monument de Carlo (Tesualdo, qui se trouvait autrefois dans une des chapelles de l'église, et est maintenant dans la petite église des dames, à gauche du maître-autel, est une excellente œuvre de Santacroce, d'une exécution délicate Michelangelo Xaccherino (A", infra] a également laissé un Christ, un vS' Jean-Baptiste et un .S' .Martin, d'une exécution habile, empreinte de sentiment. (Xapoli Xobilissima. t \', p. i, 26, 32, 89, 138; t. XL p. yj. iib, 133, 161, 168.)
' Du xV riiécle est le beau marbre de Héatrici' de Ponciaco, eiieastré aiijniird'hiii dans le mur entre la chapelle de TAssumption i-t la chapelle San Xicola.
San Donienico Maggioie. Statue de S,iiiit Je.in-Baptiste, par Giovanni da Nola.
NAFI.ICS
(J/oViiiiiii (/l1 Xt>l,i. qui est le plus grand sculpteur du xvf siècle napolitain, fut beaucoup plus scul])lt-ur qu'architcrlc. Chez lui, comme chez ses prédécesseurs du début du XVI' siècle ', on retrouve très nettement la marque de l'influence toscane. .Mr. .Aliml/. dans son Histoirr de l'iirt pendant hi Renaissnnce. a même dit cjuc l'art de Xola.directem'ent inspiré de celui de .Michel-Ange, n "avait rien d'original. Ce qu il con\icnl j)lutôt de noter, avec Burckhardt, l-'rizzoni et Antonio Filangieri. c'est, comme l'a dit très justement .Ur l.uigi .Serra dans Xa])(>li Xobilissima. que 1 un des ]3rincipaux mérites de N'nla est le développement (le l'élément décoratif, ([ui donne au contraire à toutes ses «euvres une véritable originalité :
Xola est le premier sculpteur ]iro])rement najiolitain de quelque im])ortance, le premier enfant deXaplesqui se soit voué .1 lart et y ail acquis un renom justifié.
l.une des premières <i'U\res de Xola. qui a beaucoup produit, est le monument du petit Cicara à .San .Severino, déli-
' La crèche vn niarbri- ili- rAiiiumziata. (|ui datf ilii Jibut Ju \\V siècle, est copié'sur celli; de Rossellino, mais Te-xpression îles pers(innaj;es est pauvre et sèche. A San Domcnico. la tombe de Michèle Kiccio. à San I.orenzo celle de \'ito Pisanello, à Monteiiliveto les autels de la troisiéiiie chapi-lle à droite et de la quatrième à ijauche, trahissent très nettement l'influence toscane, mais l'imitation est pleine de fautes et le dessin mnu. L'intime harmonie que présentent entre elles les diverses parties dc> œuvres de Knssellino et de Maiano n'existe plus. Avec la seconde moitié du xvi'' siècle, les défauts >'ai:centuei'ont : les formes deviendront plus i;rossières, l'exécution plus matérialiste, l'expression plus inci-rtaine et plus fmide On s'en rendra compte en voyant la
Photo Attn.liî.
-Monte Oliveto. .Autel de la Vierge, par Santa Croce.
AUTK KEXAISSAXCE
cieusement tra\-aillé ; un peu postérieur (vers 1309). est l'autel avec la Déposition, à Santa .Maria délie Grazie a Caponapoli. où l'influence de Rossellino et de .Maiano se retrouve nettement 'surtout dans la figure du Christ, qui est une copie du saint de L>-auche de l'autel de TAnnonciatidn' Les trois tombeaux des frères Sanseverino, de 1520, à San Severino e Sosio sont parmi les œuvres les plus célèbres de Xola'. De la même époque, l'autel à droite de l'entrée de .Monteoliveto, dont la X'ierge et les détails d'ornementation rappellent l'autel de^laiano, et les saints, maigres, osseux, ceux de Rossellino. Les défauts techniques dans ces diverses œuvres sont assez nombreux, de même que dans l'autel de la première chapelle à droite de San Pietro ad Ara.m, celui de la cinquième chapelle à droite de San Aniello, le maître-autel de San Lorenzo , l'autel de Santa -'Maria la Xeve à San Domenico, la chapelle Caracciolo di Vico à eauche du maitre-autel
Monte Oliveto. Autel de la Vierge, p.ir Giov.miii da Xola. San (jiovanni a Carbonara, le tombeau de
Flagellation dans la troisième chapelle à .gauche de i^Ionteoliveto, et les monuments d'Isabelle et Dorothée Spinelli à Santa Caterina a Formello, c[ui se ressentent encore de l'influence maianesque, mais combien déformée !
' Ces monuments ne sont pas cependant sans défauts. Comme Ta fait justement remarquer Mr. Nicola del Pezzo, dans Napoi Nobilissima, il y a d'e.xcellents détails qui rappellent les meilleures œuvres de Maiano et de Rossellino. Les statues des saints
X A P L lî S
Pierre de Tolède dans l'église San (iiacumo degli Spagnuoli (consuuile sous l'ierre du Tolède en 1540' dus éualemenl à Xola: cependant, ilans presque toutes ces œuvres, il y a des détails exquis, et parfois même beaucoup de sentiment. Les Vierges de Nola ont un air si doux, si tendre, sont si fines, si délit ates, si fraîches qu'on oulilie volontiers que les scènes où elles figurent s )nt souvent mal grouiées, que des anges, des
S.II1 Giov.inni .1 C.irbonar,!.
Chapelle des Caracciolo Ji \'ico. par Giovanni Ja Nola et Santa Croce.
saints, l'enfant Jésus, les motifs de décoration, sont souvent exagérés, et, ]jris isolément, assez médiocres. Xola a copié les grands maîtres toscans : il n'est pas parvenu, lomme l'a dit justement .^lr 1-uigi Serra, jusqu'à l'intime de la création fiorentine. mais pourtant ses cojjies ne sont pas serviles, et il y a en elles un souci de travail et d'originaliti- (|ui fait le plus grand honneur à leur auteur.
:ui-clcsMis (Jfs pil;istrfs latéraux, les bas-reliefs des anges, sunt furt bien traités. Mais d'antres parties sont, à Tavis de Mr. del Pezzo, mi)ins heureuses, notamment les statues des trois défunts.
LA HAUTE RENAISSANCE
Une œuvre délicieuse de Xola est la tombe d Anton ia daudino, à Santa Chiara. La statue de la jeune fille, morte à c[uatorze ans. est exquise de grâce simple et de pureté. Couv-erte d'un voile léger, qui laisse deviner le corps mince, l'enfant repose étendue, le Ijras droit nu soute-
San Giovjnni ,i Carbon.ira. Chapelle S.iint-Jejii l'Evaiigéliste.
nant la tête. Le haut soubassement, sur lequel est jjîacé le sarcophage qui supporte la défunte, est richement décoré de motits rappelant la culture intellectuelle de Lenfant : à droite, un génie tenant une couronne de laurier, à gauche un autre génie tenant un li\re oux'ert. Tout à fait en bas, une tète de mort entre deux cr(ji.\. M. Corrado Ricci a fait remarquer dans Xapoli nobilissima C[ue ces derniers motifs étaient assez grossièrement sculptés : il pense ([u'ils ont dû être exécutés ]}ar un élève de
96 XAFLES
Xola. Le dessin de tout le monument et la statue d'Antonia Gaudino sont en tout cas. sans aucun doute possible, du maître lui-même.
A Xola, on attribue encore beaucoup d'autres œuvres : le bas-relief de la bataille à Santa .Maria délie Grazie a Caponapoli. l'autel de la sacristie de .San (iiovanni a Carbonara. celui avec la ^'ier^■e de San Domenico, le maitre-autel de San Aniello. le Inis-relief de la sacristie île Santa Resliluta. etc.. mais jdu.sieurs de ces monuments doivent iilulol avoir été exécutés ])ar des élèves du maître.
De Santa Crocr. mort très jeune, cjui fut le ci)ntempurain et le ri\al de Xola. et avec lui le plus orand sculpteur du xvi" siècle napolitain, est l'autel à gauclic de l'entrée de Alonleolix-eto. ( )n j^cul y relever des défauts qui proviennent sans doute, comme chez Xola, d une éducation artistique insuffisante. .Mais l'œuvre a aussi d'exquises qualités de naturel et de simplicité. On sent que .Santa Croce a étudié Rosellino et qu'il s'en est inspiré : l'esijril des figures, le mouvement des corjis, le visage de la Vierge rappellent tout à fait la manière du maître florentin. .Si Santa Croce lui est inférieur, on ne peut cependant nier que ses (l'Uvres soient pleines de finesse et de grâce L'autel de .NIonteoli\'eto est une œuvre de jeunesse. J.c ti)iul)eau de .Sannazar. à .Santa .^laria del i'ario. (pu! .Santa Croce exécuta ])his tard. (|ui a des tlélails merveilleusement traités, lui est de beaucoup supérieur '.
Parmi les élèves ou successeurs de Xola et de .Santa Croce, trois noms méritent d'être retenus : d'Aiiria, Caccavcllo et Nacchcriuo-.
De (fAiir/'a sont le l^as-relief rejjrésentant la résurrection île Lazare dans la cha])elle des Médicis à San Severino ; la statue de l'Astronomie, au musée Xational, qui ornait la grande cour de l'édifice, quand l' Université y était installée ; la fontaine de .Santa Lucia. aujourd'hui à la villa Xazionale (V. infra) ; les tombeaux de Xiccolo di .Sangro et de Bernardini) Rota à .San Domenico.
Aniiibalc Caccavcllo, qui naquit à Xaples vers 1515. fut élève de Xola, travailla avec lui. et aussi avec d'Auria. Il y eut même entre lui et d'Auria une jalousie et une inimitié très violentes. Beaucoup de ses œuvres
' Parmi les autres œuvres de Santa Crucc, il faut citir le S' Jean (.le la chapelle far.icciolo à San Giovanni a C arbonara ; à San Pietri) Martire. une belle statue couchée d'.Vntonio de Gennaro. et les statues représentant la justice et la Prudence qui décoraient le monument. Celui-ci qui comprenait beaucoup d'autres statues et des basreliefs, a été saccagé par les vice-rois qui emportèrent en Kspagne tous les fratrments cjui leur plurent.
* Parmi les autres sculpteurs, on peut citer Salvatore Caccavello, Maestro X'incenzo, Rocco Romano, Giuseppe Zacco. lacobo de Rosa . Xicola Ambroi^io Vinaccia, qui furent élèves ou collaborateurs d'.Vnnibale Caccavello.
LA HAUTE REXAISSAXCK
n'existent plus aujourd'hui : tous les monuments — et ils étaient très nombreux — qu'il avait édifiés à l'Annunziata ontjdispavu lors de l'incendie (|ui détruisit l'église en 1757. La fontaine des Incanti. aujourd'hui détruite W supra p. Su' , cellp dei qiiattro del Molo. em])!)rtée en 1670 en
San Séverine e Sosio. Stalles du chœur.
Espagne par Pierre d'Aragon \' . s//p/'a p. 88\ étaient son œuvre. On voit encore de lui au Dôme, la chaire ; à San Giovanni a Carbonara. le grand monument de Xicola Antonio Caracciolo, la riche chapelle des .Somma, l'autel de la Purification avec la tombe de Biagio .'Marsicano ; à .Santa .^laria la Xuova. les tombes de Lautrec et de Navarro ; à .Santa Caterina a Formelln'. celle de Puigi Acciapaccia : à .Saint-Jacques des Espa-
' Santa Caterina a Formello, telle qu'on la voit actuellement, date du .\vi'' siècle : ce fat la première église à coupole de Naples. Elle fut coiT^truite par Romolo di .Alessandro
gnols. celles de Alfonso Basurto et de (juattiero di Ilirnliaïin : à San J-orenzo, celles de Ciio Angelo Pisanello. de Leone et Scipione l'Olliero et des Palmieri ; à San Domenico .Mag-g-iore, celle de Porzia Capere ; à Sessa Aurunca. dans Téglise de TAnnunziata, celle de Lope de Herrera. .Mais, cnninic l'a dit justement .\lr. l'.enedetto Croce. la valeur artistique de tous ces monuments est très faible : ils snnt d'ordinaire ]jesants et dis- "Tacieux ; les figures sont froides, grossières, j^rescpie ridicules. Les tombes de Lautrec et de Porzia Capece ont des détails d'une originalité de mauvais g'oùt; celles de Scipion de Somma et du liasurto sont atrocement lourdes: l'autel de la Purification n'a ni expression, ni sentiment C'est encore le monument de Xicolo ,\ntonio Caracciolo, que Caccavello exécuta avec Xola et d'Auria. qui est sa meilleure (euvre. Caccavello est très inférieur à Xola et même à d'Auria.
Nncclu riiUK (|ui a laisséàXaples beaucou]) d'u-uvres de grande valeur. est né à Florence vers 1550. Il y travailla sous la direction de Jean Bologne, vint à Xaples vers 1571, et y demeiu-a quarante-se])t ans On trouve chez lui les mêmes qualités que chez Jean Bologne, un égal souci de la forme des corps uni à une même recherche d'expression et de sentiment. L'une de ses ]ilus belles cruvres est le grand crucifix d'un seul bloc de mai"bre, qu'on voit sur le maître-autel de San Carlo ail Arena. L'œuvre, unique par sa grandeur, est excellente jnir le modelé des membres et la douceur de la physionomie. Le groupe de la Piéta. sur le fronton du .^lonte délia Pieta. montre encore avec ([uelle habileté Xacclierino savait unir la vie et le sentiment. Le l)eau monument d'.Knnibale Cesareo. à Santa .Maria délia Cesaria. celui d'Alfonso .Sani'hez. dans la chapelle du Trésor de l'Annunziata, la statue en ))ronze de Fabrizio Pignatelli dans la chapelle des Pellegrinelli. sont encore ])arnTi les meilleurs travaux de Xaccherino. De lui encore à San tiiovanni a Carbonara une statue de la \'ierge du Carminé ; au (resu Xuovo, l'ajjôtre André, et plusieurs autres très bonnes statues dans la chapelle Coscia: au Dôme, le tombeau d'Alfonso (iesualdo: à Saint-Jacques des E.spagnols. ceux de
di Antoniu Ijalsiiiielli. qui avait Jéjà décore à San Dunienico M.igoinrc la diapcUe des ■ Carafa df San Suverino, puis par Matteo Hiondo et Mdsellu Mororino. Outre un beau tombeau de Luigi Acciapaecia, on y voitencure. entre autres souvenirs du xvr' siècle, la tombe de lacopo (luindazzo, d'un artiste inconnu et d'une exécution assez peu habile; celle de Giovanni Kaviniano. un peu supérieure; de très beaux pavements, dans les chapelles Santa Caterina et San ïonimasn notamment; les tombes des Spinelli attribuées à deux sculpteurs milanais Giannotïo et Siilla ; surtout le splendide chd-ur des moines derrière le maitre -autel, dû en partie à Martino Metrliore, qui travailla également à la sacristie. I/église possède aussi plusieurs tableaux du xvi'' siècle, de Francesco Curia ou ili- son .'-.•ni.-, ri ,1 .,1- \c cloitrc huit fresques d'un auteur incnnnu.
LA HAL'TF' REXAISSAXCE
QO
Porzia Conilia et de Ferdinand .Majorca; dans le cloître de San ,^Iartino, le Christ ressuscité, etc.. etc. Naccherino a travaillé avec Pietro Bernini à la fontaine de la villa del Popolo et à la fontaine .^ledina, et avec Tommaso .^lontani à la « custodia « d'argent, ornée de bas-reliefs et de sta-
La font.iine MeJina sur la place de la Bourse.
tuettes.du trésor de S' Janvier (Xapoli nol)ilissima, t. I^'. p. 75, 88. 103). Naccherino a formé à Xaples beaucoup délèves. Le meilleur fut le carrarais Giiiliano FiiicIIi. cjui devint le gendre de Panfranc '\'. iiifra. chap. vil.
Les peintres napolitains du XVI" siècle n'ont laissé aucune œuvre de grande valeur. Marco dcl Pino. c^ui était de Sienne (1325 , mais vint à Xaples de bonne heure ;^i556 , est à peu jjrès le seul qui mérite
i,„, XAPLKS
d'être mentionné '. 11 a laissé à Xaples des œuvres très nombreuses, dont certaines (la Circoncision. Y Annoucintion. la Vierge et le Père Eternel. l'Adoration des pasteurs, la Descente du Saint- lispr il sur les Apôtres, y Adoration des Rois uiagcs\. sont au .Musée Xational. d'autres dans la ])lupart des églises. 1 es meilleures sont certainement le
Couvent de San Mariino. Le cloitre.
Si Ttionias, du Dôme', et V Ado/'itlion îles Rois mages à San Severino. Mais, comme l'a écrit justement .^lr. l-'ilanoieri ili Candida. aucune n'a de
' Mentionnons cependant encore Marcn Calavrese, Crescione. I.iimardu Castellani, Pi^lydnre de Caravage, Vasari, Rafaellu del Colli', Stefano Vcltroni. la plupart italiens du Nord, qui vinrent travailler à Naples et dont «m peut voir, sinon admirer, plusieurs .«L'uvn-s au Musée, et dans (luelques éi^lises. Caniva^je, (|ui était né à Caravani^in en 1403, i:t mourut à Messine en i^^ij- f"' ' "" J<^s moins mauvais. Le Musée a de lui entre autres tableau.\, Ji-siis partant s,i croix, la Riiitatioii Jit Saint-Esprit, Sur l,i roui,- du Golftotlia, VAdoration dt's hergi-rs; et San Martino, Pierre qui renie Jésus. d"un très bel effet.
-' Du XVI" siècle, le Dôme renferme beaucoup de souvenirs : dans la chapelle Tocco, à droite de l'autel, un beau bas-relief d'Annibale Caccavello ; dans la chapelle Capece (laleota, à droite de Tautid, un tableau de style byzantin représenUint le Sauveur assis
LA HAUTE RENAISSANCE i„i
réelle valeur artistique. L'art de 31arco del Pino e.st un art vieilli et conventionnel qui ne parvient pas à émouvoir.
31arco eut à Xaples de nombreux élèves : Criscuolo. dont on voit notamment au. Musée de San .Martino le Martyre de St Èticiiiu\ \aXaissniicrilii Clirist. les Trois Rois imigcs: Miclw/c ManiTiclIi, qui a laissé
La via C.hiaia.
à San Agnello de Grassi la }'i<rgr avec V lin faut . Sf Jean l'Èvangélistc, la MaLh'h-inc cf saillie Lucie : tous sont, comme 3larco del Pino, des artistes de talent très inférieur.
sur son tronc, avec lui livre ouvert (à côté, un autre tableau de la fin du xV' siècle avec la Vierge du Carminé) ; le bas-relief qui couronne le monument du Pape Innocent IV imonument qui date du xiv'^ siècle, etque le cardinal Annibale de Capua fit réparer et transporter à l'endroit actuel au xvi" siècle) ; l'arc avec les deux colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens de la chapelle Theodora, qui renferme aussi, à l'autel, un beau basrelief de Nola représentant la Déposition de Croix et le tableau précité do Marco del Pino.
,.,2 XAPLES
Les grandes écoles italiennes du xvT siècle sont brillammenl représentées au Musée National de Xaples. On y voit une collection fort intéressante et complète d"œuvres de Raphaël i^Cardiiml Alcxa>idre Fariièse, la Madone du divin amour), des écoles florentine et siennoise (Andréa del Sarto Li'oii X . Angelo Bron/.ino. diulio Komano. Andréa da Salcrno .S7 Ihiioit . le Miracle de St l'rançois. le Mi/'ae/e île St
l'Iiot» Alir.ni.
La via Koma et le l.argo délia (iarita (aspect actuel). La via Konia ^autrefois la Toledo;.
Nicolas'], le Sodonia . des écoles lombarde et hresciane Ce>are da Sssto, Bernardine > l.iiini.lc Aloretto). de l'école bolonaise le Bagnacavallo) des écoles de Ferrareet de Parme (Lorenzo Costa. DossoDossi. Garofalo. le Correge. le Parmesan. Girolamo .Mazzola Bedoli. Anselmi. Rondani". de l'école de Vérone (Cristofaro Scacco, Francesco lorbido , de l'école de Venise (le (.iiorgione, Palma, le Titien, I,orenzo Lotte, Jacopo Bassano, Sebastiano del Piombo, le Tintorel. Paul Véronèse).
Les écoles étrangères sont également représentées : les écoles fran-
' Plusieurs églises de Naples renferment ég:ilcment d'exccllints tableaux d'.Xndn a da Salerno.