LE XVII" SIÈCLE A NAPLES
Gennaro Annese et la vie que celui-ci y menait ' Le château finit par tomber aux mains des Espagnols, qui, plus tard, firent augmenter ses fortifications par Francesco Picchiati et Donantonio Cafaro -. Le Carminé fut encore occupé parle peuple lors des révolutions de 1799. Quand le cardinal Ruffo se fut rendu maître de Naples, il organisa, dans la forteresse, une épouvantable répression . C'est là que furent enfermés Oronzio Massa, tiiuliano Colonna, Gennaro Cassano Serra, Monsignor Natale, Eleonora Fonseca, Ettore Carafa. et beaucoup d'autres patriotes, qui furent ensuite décapités sur la piazza del Mercato. Le Carminé sert actuellement de prison '\
Pendant la révolution de Masaniello, le P/^iyOfûlc-oiU'. habité surtout par des familles nobles, fut l'un des rares quartiers de la ville qui ne se souleva pas à l'appel des émeutiers. Ceux-ci cependant s'en emparèrent, mais il ne tarda pas à être réoccupé par les troupes royales. En 1651, le vice-roi comte d'Onate fit transformer le palais Trevico et plusieurs autres, en casernes. En 1808. on installa dans le palais Loffredo la bibliothèque militaire ; ce palais est encore à présent occupé par les Archives militaires. Du début du xviH" siècle, datent le beau palais Cassano, œuvre- de Sanfelice, et l'église des Jésuites, trop décorée.
Bourbon, prince de Palerme, lequel la tenait de son oncle Ferdin.'uul 11. Lénpold la laissa à sa fille unique, Marie-Caroline-Augusta, qu'épousa le duc d'Aumalc. Celui-ci retira de Naples la collection de tableaux, et la transporta à Chantilly, où elle se retrouve encore aujourd'hui en majeure partie.
' Le duc de Guise, pendant la révolution de Masaniello, résida un certain temps au palais des princes de Santo Buono, dans la via San Giovanni a Carbonara. Mr La Volpe, conseiller à la Cour de cassation de Naples, possède une toile attribuée à Pacecco de Rosa représentant /i? Vierge teiuint sur ses genoux VEufant, et remettant au duc de Guise, assisté Je Saint Janvier , un sceptre d'or. Ce tableau tut sans doute commandé par le duc de Guise, qui rêvait de ceindre la couronne de Naples, pour montrer au peuple la faveur divine dont il était l'objet. Le palais de Santo Buono fut pris par les troupes espagnoles et entièrement saccagé. 11 existe encore aujourd'hui, et conserve quelques marques de sa grandeur passée.
- Au .\vn'' siècle, on augmenta aussi à plusieurs reprises les fortifications du château de l'Œuf. Sur la petite île existaient plusieurs églises, l'antique église du Sauveur devenue église Saint-Pierre, l'église Saint-Sébastien, qui renfermaient, au dire des contemporains, de nombreux tableaux et sculptures, et dont, par suite des transformations de l'ile, où logent aujourd'hui une compagnie de discipline et cjuelques pécheurs, aucun vestige n'est demeuré.
■' Sur la piazza del Mercato, qui fut le centre des révolutions populaires au xvii" siècle, fut élevé un monument qu'on retrouve dans le tableau de Micco Spadaro, ta Révolution de Masaniello (au Musée National), et sur lequel furent inscrites toutes les concessions accordée? paroles vice-rois.
La fontaine de la Sellaria, qui fut démolie en 1889 k-rs des travaux d'assainissement du Pendino, fut construite sur la place de la Sellaria, vers 1650, par Cosimo Fanzago, en souvenir du ■» sventramento m qui venait d'être opéré dans le quartier, et du percement d'une voie nou\elle, le Largo Zecca de panni.