I.K (lOI.FE DE NAPLKS
dide maitre-autel floreiUin du XVII' siècle, et une bonne copie de la MûiloiiL- au po/'ssoii de Raphaël Napoli nobilissima. t. X. p. 141, 152). Rares sont ceux qui (-connaissent les divers souvenirs artistiques de la presqu'île sorrentine. Le paysage est si beau qu"on se prive difficilement de l'admirer, les sites si captivants c^u'on dédaigne d'enti'er dans les vieilles églises ou les vieux palais. Et de fait, les promenades qui avoisinent Castellammare et Sorrente sont si délicieusement pittoresques, les points de vue si enclianteurs qu'on aurait tort de les négliger... Et sur les trois îles célèbres, sentinelles avancées qui surveillent le golfe de
Capri. La petite marine.
Naples, — Capri à l'est, au delà de la Punta tli Campanella, Procida et Ischia, à l'ouest, au delà du cap .Misène, — la merveilleuse beauté de la nature nuit aussi aux souvenirs d'histoire et d'ai't que le temps a respectés : c'est celle-là seulement au détriment de ceux-ci qu'on voit et qu'on admire. Capri. où Auguste et surtout Tibère se plurent à demeurer, où se voient encore, outre la villa clr Tibère, maints autres vestiges de l'époqueromaine et du moyen âge, de vieux châteaux forts et des tours de guet, Capri dont les églises et les couvents ont d'antiques fresques exquiseset de curieux tableaux', est bien plus célèbre par la vue dont on y jouit,
' A Capri, dans l'ancienne chartreuse, aujciurd luii transformée en caserne, ime belle fresque du .\vi' siècle, de stvle toscan: Li Vierge et l enfant et le comte Arcneei. — A.
lOb XAPLES
le pittoresque de ses promenades, sa grotte d'azur- et la punla Tragara. l'Arco Xaturale et le Monte Solaro, que par les souvenirs archéologiques ou artistiques qu'elle a conservés Et de même Procida, la Prochyta de l'antiquité, Isiii/ti. la Pitlitciisa. rŒ//(7/7'<? des anciens, qui dans le cours des siècles eurent tant à souffrir des tremblements de terre et des volcans dont leurs sols sont formés. — Ischia. lieu de légendes, tombeau du géant T3'phée terrassé par la foudre de Jupiter, qui subit tour à tour les Sarrasins et les Pisans, se révolta contre la tyrannie angevine, puis resta jusqu'en 1734 sous le gouvernement des descendants du célèbre capitaine de Pescara, où vécurent la belle Vittoria Colonna et .Marie d'Arapon, Ischia. qui eut une histoire si diverse, et a gardé maintes traces des temps troublés ([u'elle connut — Procida et Ischia sont aujourd'hui visitées surl<nil jjour Imir campagne verdoyante, et les vues délicieuses que leurs petits chemins, serpentant à travers les \ignes et les pinèdes, laissent apercevoir sur la pleine mer et les rives du golfe de Xaples...
l-'n rendant ainsi à la nature, sur les rives enchanteresses de ce golfe, un hommage fervent, le touriste du xx" siècle ne fait que suivre rexem]jl(' que lui 1 mt diinné les [dus grands d'entre ies liommcs (jui. a\'ant lui. les visitèrent, fous les artistes et tous les poètes, ile])uis la i)lus lointaine antiquité, ont goûté et célébré les charmes de Xaples et de son golfe. I.a i< douce Xaples » et sa campagne aux merveilleuses couleurs, ont de tout temps lionne aux s:'ns l'ivresse : elles procurent aussi à l'esprit. ])ar les souvenirs d'art rjue les siècles, durant lesquels s'est déroulée leur longue histoire, ont aninnc?lés en elles, les ])lus délicates sensations...
Anacapri, Saint-Michel pnssi-de un splriulide maitre-autel, qui peut rivaliser avec celui de Santa Agata. l,o pavement de San l.nrcnzo a été fait sur un dessin de Solimena, et représente le Paradis terrestre.
'^ l.ngrotte ii'a\ur était connue dans lantiquité. Pondant fort lunsjtenips. à raison des difficultés d'accès, et aussi de la peur fiu'inspirait sa couleur particulière, elle ne fut guère fréquentée. En 1826. quelques capriotes comniincérent de s'y aventurer, et c'est à partir de cette date qu'elle devint une des promenades classiques de l'ile.
liiulii Alinarj
Farniente.