VI SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE
La bibliographie d’un sujet limité, neuf par bien des côtés, nous a paru devoir être d’autant plus utile qu’elle serait plus rigoureusement spécialisée. Nous en avons éliminé de parti pris tout ce qui ne touchait pas directement au sujet, et autrement que par de brèves indications perdues dans l’ensemble, exception faite pour un petit nombre d’ouvrages, descriptions ou exposés des institutions, indispensables pour la connaissance de l’époque (parmi les récits de voyage, souvent consultés avec fruit, très peu ont été retenus). Nous nous sommes résigné à ne pas faire figurer des ouvrages très précieux pour éclairer telle question ou tel personnage, sans cependant rentrer dans le cadre où nous les étudions : ainsi cette série déjà si brillante de travaux sur d’autres Etats napoléoniens ou départements créés au delà des frontières, et qui nous étaient utiles, ne fût-ce que pour comparer ces organismes avec Naples ; des études sociales et économiques, capitales pour l'intelligence du sujet, dues à des patriotes éclairés ou à l’observation pénétrante d'étrangers; des œuvres historiques qui, prenant la région napolitaine à d’autres époques, étaient riches en aperçus, en faits toujours vrais : qu’il nous soit permis du moins de rendre hommage aux services rendus pour la connaissance du Mezzogiorno par l'Ecole française de Rome, à l’activité et au sens critique de lérudition napolitaine, si brillamment représentée à l’heure actuelle (1).
Notre liste, ne comprenant que des imprimés qu’il nous ait été possible de consulter, est naturellement loin d’être complète. Sur une question particulière, R. Trifone et Fr. Perrella ont réuni d’abondantes bibliographies, dont nous sommes loin de connaître tous les articles. Si les bibliographies napoléoniennes de caractère général n’offraient pour ce sujet particulier que des indications, nous avons pu utiliser les bibliographies spéciales dressées par R.-M. Johnston et M.-H. Weil.
La première (2) représentait des recherches originales et étendues, dont il ne convient pas de déprécier la valeur pour quelques erreurs, malheureusement reproduites de confiance par d’autres auteurs (3).
Moroni pour le clergé, celui de Boni pour les artistes, les nobiliaires napolitains de E. Ricca, 1862; V. di Sangro, 1895; Bonazzi, 1891) ou à une province (Accattatis pour la Calabre, Ortolani pour la Sicile, Barizza pour Chieti, Albino pour le Molise, etc.). Pour combler les lacunes et corriger les erreurs, V’Archivio storico per le province napoletane est une mine précieuse. ;
Mettons à part le Dizsionario storico-geografico-ragionato del R. di Napoli de L. Grustinrant (Naples, 1797-1805, 10 vol. in-8&), précieux au point de vue statistique.
(4) Aïnsi notre bibliographie rendrait bien mal compte, par exemple, de ce que nous devons aux travaux de MM. B. Croce et B. Maresca sur la république napolitaine et le parti patriote, L. de la Ville-sur-Illon et S. di Giacomo sur Naples et son art, G. Fortunato et F.-S. Nitti sur les questions économiques, M.-A. Schipa, l’historien de Charles III, et le regretté M.-A. d’Ayala. Nous avons eu du moins le plaisir de citer, dans le corps du livre, quelques-uns de ces ouvrages.
Î (2) The Napoleonic empire in Southern Italy, t. II, p. 157-222. Sur les 466 numéros (quelques-uns font double emploi), répartis en 7 sections, 1446 numéros se rapportent à l’époque que nous étudions.
(3) C’est simplement pour-éviter de pareilles erreurs que nous signalons l’intervention, singulière pour un livre de cette importance, du livre de von Bu-