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ADMINISTRATION INTÉRIEURE

Les divers cultes ont reçu des marques d'intérêt et de protection. Des supplémens sur le trésor impérial ont été accordés aux curés au-delà des Alpes qui n'avaient pas un revenu suffisant.

Le décret du 7 novembre 1811 , en soumettant les communes au paiement des vicaires qui leur sont nécessaires, a assuré la jouissance de la totalité de leurs revenus et de leur traitement à d'anciens curés, que lïige ou les infirmités mettent hors d^état de remplir seuls leurs fonctions.

Des palais épiscopaux, des séminaires ont été achetés.

Tout e;U prêt pour l'organisation définitive des cultes réforme et luthérien dans le nord ; leurs pasteurs ont reçu des traitement provisoires.

Le nombre des procès civils a diminué sensiblement ; leur jugement est plus prompt; les discussions sont moins embarrassées ; c'est un des bienfaits de notre nouveau Code civil. Chacun désormais connaît ses droits et sait mieux quand et comment il peut les exercer.

Le gouvernement a reçu des plaintes sur les frais excessifs qu'occasionnent les honoraires des avocats et les salaires des officiers de justice. L'Empereur a donné au grand juge l'ordre de s'occuper des moyens de diminuer ces frais.

Les procès criminels sont plus sensiblement réduits encore que les procès civils. En 1804, la population était de 54 millions d'individus; celte année présentait 8,500 affaires criminelles dans lesquelles 12,400 prévenus étaient impliqués. En 1811 , une population de 42 millions n'a plus présenté que 6,000 affaires, dans lesquelles 8,600 prévenus étaient intéressés.

En 1801, 8,000 prévenus ont été condamnés; en 1811, 5,500. En 1801 , il y a eu 889 condamnations à mort ; en 1841 , 592 seulement. Celte diminution a été progressive chaque année ; et s'il

était besoin de prouver davantage l'influence de nos lois et de notre prospérité sur le maintien de Tordre publict nous remarquerions que cette progression décroissante a lieu surtout dans les départeméns réunis, et devient plus grande à mesure que leur incorporation à la France devient plus ancienne.

L'administration des départeméns, celle des communes et des .établissemens de bienfaisance est active et surveillante ; elle concourt avec zèle aux améliorations dont s'occupe le gouvernement.

Les caisses municipales sont tenues avec le même soin que celles de tous les autres comptables.

Huit cent cinquante villes ont plus de, 10,000 francs de revenus; la majeure partie <Je leurs budgets de 1815 est arrêtée.

En 1809, le nombre des élèves des lycées n'était que de 9,800, dont 2,700 externes et 6,800 pensionnaires.

Aujourd'hui le nombre des élèves est de 18,000, dont 10,000 externes et 8,000 pensionnaires.

Cinq cent dix collèges donnent l'instruction à 90,000 élèves, dont 12,000 pensionnaires.

Dix-huit cent soixante-dix-sept pensions ou institutions particulières sont fréquentées par 47,000 élèves.

Trente et un mille écoles primaires donnent l'instruction du premier degré à 929,000 jeunes garçons. Ainsi 1,000,000 déjeunes Français reçoit le bienfait de l'instruction publique.

L'école normale de l'Université forme des sujets distingués dans les sciences, dans les lettres, dans la manière de les enseigner. Ils portent chaque année dans les lycées les bonnes traditions, les méthodes perfectionnées.

Les trente-cinq académies de l'université ont 9,000 auditeurs; les deux tiers de ces élèves suivent les cours de droit et de médecine.

L'école polytechnique donne tous les ans aux écoles spéciales du génie, de l'artillerie, des ponts-et-chaussées et des mines, 150 sujets déjà recommandables par leurs connaissances.

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