‹ Napoleon 1840Chapitre 15 sur 21 · INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION PUBLIQUE

Les écoles de Saint-Cyr, de Saint-Germain, de la Flèche fournissent tous les ans 1,500 jeunes gens pour la carrière militaire.

Le nombre des élèves des écoles vétérinaires est doublé. Les intérêts de l'agriculture ont dicté une meilleure organisation de ces écoles.

L académie de la Crusca de Florence, dépositaire du plus pur idiome de la langue italienne, l'institut d'Amsterdam, l'académie de Saint-Luc de Rome, ont reçu de nouveaux réglemens et des dotations suffisantes.

Les travaux de l'Institut de France se continuent ; le tiers de son dictionnaire est fait, il peut être achevé- dans deux ans ; les recherches sur notre langue, sur notre histoire, occupent un grand nombre de ses membres.

Les traductions de Strabon et de Ptolémée honorent les savans qui en ont été chargés. Le 16e volume du Recueil des Ordonnances des rois de France a été publié.

La France a éprouvé, par les événemens, des pertes très-grandes. Les meilleurs officiers de sa marine, l'élite des contre maîtres et des équipages y ont péri.

Nos escadres, depuis cette époque, ont été montées par des équipages peu exercés. L'insuffisance de l'inscription maritime a été reconnue, et toutes les années, les moyens qu'elle offrait ont été décroissans, résultat inévitable de la constante supériorité de l'ennemi et de la destruction presque entière de notre commerce maritime.

Il n'y aplus eu moyen de se dissimuler qu'il fallait ou désespérer de la restauration de notre marine en temps de guerre, ou avoir recours à des mesures nouvelles. En prenant le premier parti, on eût agi comme Ta fait l'administration sous Louis XlVet Louis XV. Découragé par la défaite de la Hogue et par les suites de la guerre de 1736, à Tune et à l'autre époque on renonça à la marine ; on cessa de construire ; on porta les ressources des finances sur l'armée de terre et sur les autres départemens. Mais

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