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1° Mon domaine privé, étant ma propriété, dont aucune loi française ne m'a privé, que je sache, le compte en sera demandé au baron de la Bouillerie , qui en est le trésorier ; il doit se monter à plus de deux cents millions de francs ; savoir : 1° Le portefeuille contenant les économies que j'ai, pendant quatorze ans. faites sur ma liste civile, lesquelles se sont élevées à plus de douze millions par an . si j'ai bonne mémoire : 2° le
produit de ce portefeuille ; 3° les meubles de mes palais , tels qu'ils étaient en I8I/4; les palais de Rome, Florence, Turin compris. Tous ces meubles ont été achetés des deniers des revenus de la liste civile ; l\° la liquidation de mes maisons du royaume d'Italie, tels qu'argent, argenterie, bijoux, meubles, écuries; les comptes en seront donnés par le prince Eugène et l'intendant de la couronne, Campagnoni.
Deuxième feuille.
2° Je lègue mon domaine privé, moitié aux officiers et soldats qui restent de l'armée française , qui ont combattu depuis 1792 à 1815 pour la gloire et l'indépendance de la nation; la répartition en sera faite au prorata des appointemens d'activité ; moitié aux villes et campagnes d'Alsace, de Lorraine, de Franche-Comté, de Bourgogne, de l'Ile-de-France, de Champagne, Forez, Dauphiné, qui auraient souffert par l'une ou l'autre invasion. Il sera de cette somme prélevé un million pour la ville de Brienne , et un million pour celle de 3Iéri.
J'institue les comtes Montholon , Bertrand et Marchand mes exécuteurs testamentaires.
Ce présent testament, tout écrit de ma propre main, esi
signé et scellé de mes armes.
(Sceau. )