‹ Napoléon apocryphe, 1812-1832Chapitre 103 sur 154 · CHAPITRE VIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIE

HILLA.

L'armée, vers la fin d'octobre 1821, occupa les diffé rentes villes du pachalick de Bagdad, ct v passa la saison

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d'hiver. L'empereur parcourut lui-même ces provinces dans tous les sens, y créant une administration nouvelle, distribuant une justice jusque-là inconnue, détruisant surtout les derniers débris du mahométisme qui s’y trouvaient encore. Il fit jeter aux vents les cendres d’Ali, et raser les murailles de la mosquée de Mesched-Ali, où elles étaient renfermées ; et, pendant les cinq mois qu’il demeura dans les contrées resserrées entre le Tigre et l’Euphrate, il se plut à rechercher avec curiosité les places douteuses où avaient existé jadis Ninive, Babylone et Séleucie, demeurant tantôt à Bagdad et le plus souvent à Hilla. °

Hilla ou Hillé est une ville assez peu importante, située sur les bords de l’Euphrate, à vingt-cinq lieues au sud de Bagdad, médiocrement bâtie, sans commerce, sans monuments, et dépourvue de sites pittoresques. On ne comprenait guère comment Napoléon l'avait plus particulièrement choisie pour sa résidence passagère, Il y avait transporté, avec une partie de ses (forces militaires, une armée de savants : Humboldt, Dolomieu, Niébübr, Champollion, Quatremère de Quincy, Prony, Malte-Brun, Monge, Millin et autres, qu’il avait choisis dans sa grande expédition scientifique, et emmenés avec lui dans cette campagne dont ils ne connaissaient pas le secret, quoiqu'ils soupçonnassent bien qu'ils allaient conquérir des ruines.

I était reconnu, en effet, que les ruines de Babylonc devaient exister aux environs d'Hilla, sans qu'on sût rien de positif sur leur véritable situation ; quelques-uns les indiquaient au nord de la ville, et les autres au midi, et toujours sur les bords du fleuve; mais tous n’apportaient que. leurs doutes, bien que l'empereur, arrivé près d'Hilla, leur eût dit : « Messieurs, nous voici près de Babylonc, trouvez-moi Babylone. »

Mais il semblait que la prédiction de Jérémie füt ac-

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complie, et que cette cité, qui écrasait autrefois la plaine de sa masse immense, se fût entièrement dissipée comme une poignée de sable. Les savants hésitaient de plus en plus; la moindre brique trouvée dans la terre leur révélait Babylone; quelques-uns voulaient y voir la première Ninive, ou tout au moins la seconde ville du même nom, et ils s'épuisaient dans des recherches sans découvertes.

Napoléon, qui trouvait ce jeu digne de son repos, chercha aussi les traces de la grande ville, et, ayant remonté l’Euphrate à trois lieues d’Hilla, il s'appliqua à reconnaître une plaine immense, inculte, singulièrement bouleversée, à travers une multitude d'éminences et de petites vallées sablonneuses. Elle s’étendait dans un espace de quatre à cinq lieues carrées, et paraissait avoir été ébranlée par des volcans, ou par la civilisation, aussi puissante que les volcans pour soulever la terre, la dessécher sous des ruines, et frapper à mort sa fécondité. Cette plaine se trouvait partagée par l'Euphrate en deux parties égales. A l'occident, elle descendait en pente roide d’une montagne de forme singulière et conique qui s'élevait à plus d’une lieue du fleuve. La plaine, ainsi que la montagne, portait encore le nom de Bel; mais, comme cette dénomination de Bel, ou de Bul, ou de Baul, se retrouvait dans plus de vingt endroits placés également sur les bords de l’Eupbrate et dans des positions différentes et éloignées, l'incertitude, loin d’être détruite, était augmentée au contraire par une tradition qui plaçait les ruines de Babylone bien plus au midi de la ville d'Hilla.

Napoléon ne fut pas longtemps à résoudre ces doutes en faveur de la plaine septentrionale dont nous venons de parler. 11 se plaisait à monter sur le haut de la montagne de Bel, qui, recouverte de sa base à son sommet de vieux cèdres et d’arbres verts d’une vigueur et d’une

HILLA. | 225 hauteur prodigieuses, semblait plus pittoresque encore au milieu de ces champs de désolation et de stérilité ; et là, se reposant au sommet de la colline, il faisait dessiner des plans des sinuosités et des lieux où sa pensée reconstruisait la plus grande ville de l'antiquité, ou bien lui-même parcourait à cheval les alentours de la colline et ces terres désordonnées. On le voyait à la fois animé et silencieux, et l’on surprenait dans le feu de ses regards l'énergie du défi que son esprit portait à la terre qui recélait le secret dans ses entrailles.

Le 2 décembre 1821, car cette date a été conservée à cause de la singularité du fait qu'elle rappelle, l’empereur partit de grand matin d'Hilla, emmenant avec lui le vieux Dolomieu, Prony et Champollion.

Le jour commençait à poindre, lorsqu'ils arrivèrent sur les bords de l’Eupbrate, dans la plaine de Bel.

« Messieurs. leur dit Napoléon en montant avec eux sur une éminence sablonneuse qui dominait une grande partie de la plaine, et se trouvait en face de la colline de Bel; messieurs, cette plaine immense, c’est Babylone.

— Votre Majesté fait comme Alexandre, lui dit le jeune Champollion ; elle tranche le nœud gordien.

— Que je n'ai pu délier, n'est-ce pas?» reprit en souriant Napoléon ; et lui pinçant l'oreille avec familiarité, il ajouta : « Voilà de mes savants jaloux qui ne veulent pas pardonner aux profanes la moindre conquête d’érudition ! Et vous, Prony?

— Cela se peut, Sire, dit le grand ingénieur; mais je n’en sais rien. De compte fait, voilà plus de dix Baby- Jones que nous découvrons depuis deux mois. |

— Et vous, monsieur Dolomieu, avez-vous plus de foi dans mes paroles? | |

— Bien moins encore, Sire, dit le vieux géologue, qui conservait comme un privilêge de ses cheveux

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blancs, toute sa franchise devant le souverain; Votre Majesté est dans l'erreur : Malte-Brun a décidément trouvé ces ruines prés de Kéfit; appelez cette plaine Ninive, si vous voulez, ou Ctésiphon; ma Babylone est celle de mon ami. »

À cette époque, Dolomieu avait pris dans la plus vive amitié le savant géographe Malte-Brun, en reconnaissance de son dévouement lors du retour d'Égypte, et de la grave maladie dont le géologue avait failli mourir en 1801.

« Ainsi, dit Napoléon, vous me laissez sans appui, et le révélateur et les croyants se confondent dans ma seule personne. Il faudra donc vous convaincre; mais jusque-là, messieurs les rebelles, rappelez-vous que je vous annonce d'avance les découvertes que je ferai faire. »

Et les conduisant sur les lieux mêmes, il leur indiquait les places où, selon lui, se cachaient ces grandes merveilles ; les monticules qui recélaient les plus grands temples, les deux palais des rives opposées de l'Euphrate. Il précisa les deux endroits où devaient se retrouver les entrées du tunnel qui existait sous le fleuve et réunissait ainsi les deux palais par une voûte souterraine ; construction prodigieuse oubliée depuis trois mille ans ct qu'on venait de renouveler à Londres sous la Tamise et à Bordeaux sous la Garonne. Il leur désigna la place où se découvrirait le temple de Bel; il leur nommait pour ainsi dire les édifices. Dans une vallée immense à l’orient, avait existé, selon lui, le lac creusé par Sémiramis; plus près étaient des canaux construits par elle; ici les murailles, là les portes de la ville; et tandis qu'ils ne voyaient qu'un océan de sable et de pierre, il semblait que Babylone renaissait entière sous la description pittoresque de l’empereur.

Après une course et des détours qui avaient duré plus

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de cinq heures, les trois savants, qui protestaient par leur silence contre ce que leur conscience appelait sans doute le roman impérial, furent ramenés par Napoléon devant la montagne de Bel, et ayant réclamé d’eux une grande attention : :

«Et ceci, leur dit-il, que pensez-vous que ce soit ?

— Une montagne élevée de quatre à cinq cents mètres, dit M. de Prony.

— Je l'ai mesurée moi-même, dit Napoléon, elle a mille six cent cinquante pieds de hauteur; remarquez comme elle est conique et régulière. »

Is lexaminèrent avec attention, et furent en effet surpris de cette forme géométrique.

« Que croyez-vous donc que recèle cette montagne, Dolomieu ?

— Je ne sais, dit le géologue ; mais cette forme conique ferait croire qu’un énorme rocher de granit en est le noyau, et qu'il est ici le dernier chaînon des montagnes qui s'élèvent à l'occident.

— Et vous, messieurs?» dit Napoléon.

Mais ils ne répondirent rien.

« Il faut donc encore vous l’apprendre ; » et comme ils écoutaient avec une grande attention :

« C’est la tour de Babel, » dit-il à haute voix.

Ils restèrent stupéfaits, et un silence de quelques minutes fut rompü par un éclat de rire de Champollion.

« Heim ! » ajouta plus gravement M. de Prony.

Pour Dolomieu, relevant ses lunettes sur son front pour mieux voir, non plus la montagne, mais Napoléon, il s’'approcha de l'empereur et le regarda quelque temps avec un étonnement inexprimable.

« Oui, messieurs, leur dit sérieusement l’empereur, cette montagne et ses forêts recèlent les ruines de

l'ancienne four de Babel: nous retrouverons dans ses flancs les vieux titres du monde. Depuis deux mois que j'explore ce pays, ma pensée s'est fixée; ce n’est plus un doute que j'expose au hasard, c'est une prophétie dont j’encours la responsabilité, mais dont j'aurai la gloire. Maintenant, ajouta-t:il en souriant, nous pouvons quitter Babylone. »

Il ramena les trois savants à Hilla, et dans la route il leur fit connaître l'intention où il était de faire exécuter des fouilles immenses dans la plaine et dans la montagne, ct il sontint avec tant de feu sa prétention de découverte, que tous trois arrivèrent à la ville, ébranlés, sinon convaincus.

CITAPITRE IX.

À peine de retour de cette exploration, l’empereur frappa d’une contribution nouvelle l'Asie Mineure et l'Arabie; mais ce ne furent plus des trésors qu’il réclamait en maître, il en était surchargé, ce furent des hommes, des travailleurs. À ses ordres arrivèrent bientôt et successivement des pays voisins des foules innombrables d'ouvriers ; les soldats de l'expédition étaient aussi employés aux mêmes travaux, et ainsi réunis, il se trouva qu’en peu de temps cette armée immense de travailleurs s'éleva au moins à deux millions d'hommes. C'est avec ce nombre que Sémiramis, selon Diodore, avait bâti ou

du moins agrandi Babylone : il ne fallait pas une multitude moins grande à Napoléon pour ressusciter cette ville et reconstruire ses ruines.

Les travaux commencèrent immédiatement. Deux cent

mille hommes furent exclusivement occupés à découvrir les flancs de la montagne de Bel, et le reste fut dispersé sur la plaine où, selon Napoléon, reposait le gigantesque cadavre de la ville. Lui-même était partout, animant de ses ordres et de ses gestes, dirigeant les fouilles et les opérations, et révélant avec un admirable discernement les places où gisaient les monuments, qui, bientôt découverts, venaient confirmer ses révélations.

Les ingénieurs européens ct asiatiques unirent leurs communs efforts, et créèrent bientôt de merveilleuses machines animées par les eaux du fleuve et-des rivières affluentes, par la vapeur, et par la mécanique; tous les chameaux de l’Arabie et les bêtes de somme de l’Asie furent également employés ; et toutes ces forces confondues triplaient encore l'action déjà si puissante de ce peuple d'ouvriers.

La rapidité de l’exécution ne fut pas moins extraordinaire que la conception même du projet et la réunion de tant de moyens. Deux mois s'étaient à peine écoulés, et ” déjà d'immenses montagnes de sable et de terre s’élevaient aux extrémités de la plaine. Babylone, dégagée de ces masses qui la recouvraient depuis trente siècles, reparaissait à l’air ; elle sentait ses entrailles ouvertes et respirant, ses rues frappées de nouveau des rayons du soleil, et sa vallée renaître enfin au monde. 1 semblait, à la voir se relever de jour en jour, qu'elle n’avait rien perdu, tant l’indestructible construction de ses murailles avait, dans ce climat conservateur, gardé leurs formes sous des profondeurs de deux cents pieds de sable et de terre ; et à peine revenue à la vie, elle en avait déjà tout le tumulte et l’agitation, comme si elle eût retrouvé sa

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population d’autrelois dans les millions d'hommes qui la repeuplaient en la ressuscitant.

inspiré par Hérodote, et son livre à la main, Napoléon rendait leurs noms à tous ces débris. Les quais furent reconnus presque tout entiers; quelques-unes des cent portes d'airain furent retrouvées, de ces portes dont le Seigneur avait dit en parlant à Cyrus, selon le témoignage d'{sale : « Je marcherai devant vous et je romprai les portes d’airain. » Un autre Cyrus venait en découvrir les débris. On suivit les traces des murs d'enceinte : ce grand carré régulier dont l'antiquité parle reparut, ainsi que les quarante tours s'élevant encore au-dessus des murailles ; car ce mélange éternel de briques et de bitume les avait conservées comme aux premiers temps. De ces cent portes partaient en tous sens cinquante rues principales d'une longueur et d'une largeur incroyables, et se coupant à angles droits avec une admirable régularité, et ces rues reparurent aussi avec leurs maisons dont les étages supérieurs avaient presque partout éte détruits.

Une seule construction avait disparu, c'était ce pont merveilleux dont l’histoire a donné de si étranges descriptions; il n'existait plus, mais on retrouva sous les flots les piliers de ses arches, et il fut facile de reconnaitre les pierres énormes dont elles étaient formées, liées encore par des chaines de fer et du plomb fondu.

Les aqueducs furent retrouvés presque intacts, et ils auraient pu recevoir les eaux des montagnes qu'ils allaient rejoindre à de grandes distances ; mais l’empereur ne fit point pousser le déblayement au delà de l'étendue de la ville.

Au milieu de ces découvertes, une surtout parut frapper d'admiration l'Europe et l'Asie : ce fut lorsque le cheinin voûté que Sémiramis avait fait construire sous l’Euphrate, et qui faisait communiquer ensemble les deux

BABYLONE. 251 palais élevés par elle sur les rives opposées du fleuve, fut enfin retrouvé, après les recherches les plus opiniätres. Depuis trente siècles les eaux de l’Euphrate, qu'il avait fallu détourner d’abord pour construire ce pont souterrain, avaient roulé sur lui sans le détruire, sans même l’altérer. Quand les approches en furent décidément reconnues, Napoléon, sans attendre un entier déblayement, y entra lui-même le premier, et le parcourut hardiment à travers toute la largeur du fleuve. Il traînait à ses côtés ces mêmes savants dont nous parlions dans le précédent chapitre, et qui le suivaient avec une admiration égale à leur terreur. Le grand homme, dans ces doubles profondeurs de la terre et des eaux, les plaisantait encore sur leur incrédulité ; et, parvenu au milieu du souterrain, il leur dit en souriant : « Eh bien! messieurs, sommes-nous à Babylone ? »

Mais ils ne répondaient pas, tant ils étaient dans la stupeur.

L'empereur sortit également le premier de ces voûtes, et montant un long escalier tournant qui s'élevait jusqu’à l’autre bord, il entra dans le palais de Sémiramis dont les ruines offrirent peu d'intérêt.

Si quelque chose, cependant, pouvait surpasser ces prodiges, ce furent sans doute les travanx exécutés sur la montagne de Bel. Napoléon, qui y avait placé son plus grand espoir de découvertes, les surveillait lui-même avec une constante attention, et les dirigeait avec une activité extraordinaire. Unesemaine ne s'était pas écoulée que la montagne conique, dépouillée des forêts qui la

recouvraient de toutes parts, apparut comme une grande

pyramide chauve, dont les formes semblaient plus régulières encore. Alors les fouilles furent poussées plus profondément, et surtout vers le milieu de la hauteur : bientôt après ces grands travaux, se développa à nu une route large, pavée de briques et de “bitume, et-qui pa-

raissait monter et circuler autour de la montagne. Cette découverte guida les travaux ; on poursuivit les traces de la route jusqu’au sommet et en redescendant jusqu'à la base. Cette spirale immense étreignait, en diminuant de plus en plus ses replis jusqu’au faîte, l'édifice gigantesque qui reparut à mesure qu’on enlevait les terres sous lesquelles il était enseveli ; à chaque instant on voyait renaître et comme se dessiner de nouvelles arcades et des voûtes sans fin, superposées les unes sur les autres à des hauteurs incroyables ; des formes architecturales dont on n’avait pas eu l’idée jusque-là étaient révélées aux artistes confondus. Des salles sans nombre se succédaient dans ses flancs et furent ouvertes et explorées ; elles présentaient à chaque pas des antiquités et des fragments de toute nature qui appartenaient à des époques dont les hommes n'avaient même pas conservé les traditions.

Une suite de tables de pierre chargées de sculptures et d'hiéroglyphes furent découvertes dans ce monument prodigieux; elles paraissaient remonter jusqu’aux premiers temps depuis le déluge, et Champollion, qui les étudia longtemps, finit par en découvrir les précieux mystères. Il lut sur ces pages symboliques des écritures et traditions anté-diluviennes, qui apprirent enfin d’une manière certaine l’histoire des premiers temps du monde, ruinérent bien des systèmes, et confirmèrent, en les complétant, les narrations des livres sacrés.

Ainsi reparut, depuis quarante siècles qu’elle était enfouie dans une double enveloppe de terre et de forêts, la tour de Babel ; des livres et des atlas ont recueilli et: publié les détails de sa découverte, nous nous contenterons de dire que le diamètre de sa base était de cinq stades ou un quart de lieue, et que sa hauteur était de plus de six stades. L'empereur, qui y monta le premier à cheval, en suivant la route spirale extérieure, fut plus de

neuf heures avant d’en atteindre le sommet, et là, sur une plate-forme large de cent vingt pieds environ, il appela encore auprès de lui Prony, Dolomieu et Champollion, et leur dit d’une voix moqueuse :

« Eh bien! messieurs, ne sommes-nous pas en ce moment au sommet de la tour de Babel? »

Ils ne savaient plus qu’admirer, et le vieux Dolomieu, dans une sorte de délire. à cette place, dans ce pays et devant ce prodige, se prosterna comme en adoration devant Napoléon; mais celui-ci le releva en souriant, et le plaisanta de nouveau sur son noyau de granit.

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