‹ Napoléon apocryphe, 1812-1832Chapitre 66 sur 154 · CHAPITRE PREMIER, ALGER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER, ALGER

Après ces grandes choses, la guerre du nord-est, la promotion de rois et le mariage de l’empereur, il y eut une longue paix, à peine interrompue, au mois de juin 1818, par la courte et glorieuse expédition d’Alger.

Toujours insolente, cette nation de pirates n’avait pas craint d'offenser le pavillon impérial de l'Europe, qui, depuis la suzeraineté reconnue de l’empereur des Franais, flottait au grand mât des navires de toutes les nations. Un navire français fut pillé par des corsaires algériens. Dès lors l'expédition fut ordonnée, pressée avec la plus grande vigueur, et le débarquement de forces considérables s'effectua bientôt sur les côtes d'Afrique. Aussi lâche que superbe, Alger se rendit après les premières hostilités, et le pavillon tricolore flotta sur ses citadelles. Les trésors du dey, s’élevant à près de 300,000 ,000 de francs, furent apportés en France, et le dey lui-même y fut amené prisonnier. L'empereur ne voulut pas le voir, et Ini fit dire, par son ministre de la marine, qu'il avait hésité s'il ne devait pas le faire fusiller, A fut retenu deux années de suite dans les prisons de

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